O laf Ludwig n'est plus manager de T-Mobile ni d'une autre formation depuis le 1er novembre. L'ancien coureur dément rejoindre Astana, dont son ancien patron, Walter Godefroot, est conseiller. Il compte prendre un peu de recul et on peut le comprendre, après ce qu'il a vécu durant les huit mois passés à la tête de T-Mobile.
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O laf Ludwig n'est plus manager de T-Mobile ni d'une autre formation depuis le 1er novembre. L'ancien coureur dément rejoindre Astana, dont son ancien patron, Walter Godefroot, est conseiller. Il compte prendre un peu de recul et on peut le comprendre, après ce qu'il a vécu durant les huit mois passés à la tête de T-Mobile. " Le printemps a été mauvais. Plusieurs coureurs se sont blessés au moment des classiques mais surtout, certains n'avaient pas l'attitude ad hoc. Les leaders des premières classiques, Andreas Klier, Serguei Ivanov et Steffen Wesemann, n'ont pu assumer leur rôle de patrons et leurs performances n'ont pas répondu à nos attentes. Ils avaient toujours une excuse. Je n'ai pas manqué de fustiger leur attitude ". Les coureurs ne l'ont pas accepté. Ils ont écrit à la direction de T-Mobile pour se plaindre du style de Ludwig. Ils affirment ainsi qu'ils étaient obligés de se rendre aux courses en voiture, ce qui les fatiguait. La direction a alors conseillé à Ludwig de demander de l'aide à Bob Stapleton, l'actuel manager, mais l'ancien coureur a refusé. Sur ces entrefaites, Jan Ullrich et Oscar Sevilla ont été suspendus, peu avant le Tour. C'est là que tout s'est vraiment détérioré. Andreas Klöden a été bombardé leader et il a eu l'idée de nommer Matthias Kessler son porte-parole personnel au sein de l'équipe. Pour que Klödi puisse se concentrer pleinement sur le Tour, Kessler a été chargé de transmettre les désirs et les questions de Klöden aux directeurs sportifs et vice-versa. Le 13 juillet, dans l'étape de Pla de Beret, sans consulter la direction, le duo décide de prendre les choses en mains. Rogers, Mazzoleni, Sinkewitz et Kessler se tuent dans l'ascension du Col du Portillon pour tenter de faire craquer les autres favoris. En fait, Klöden est le seul à lâcher prise. Complètement isolé dans la dernière côte, il a des crampes. Il arrive avec une minute et demie de retard sur le vainqueur, Dennis Menchov. Klöden est troisième à Paris. Il se plaint : " J'aurais pu gagner le Tour sans l'incompétence de la direction ". Olaf Ludwig commente maintenant : " Klöden aurait effectivement pu gagner si lui et Matthias Kessler n'avaient pas fait cavaliers seuls ". Ludwig n'en démord pas : " Je reste convaincu d'avoir adopté la bonne conduite. Je ne regrette pas d'avoir formé toute l'équipe autour de Jan. Ce n'est pas moi qui ai provoqué les problèmes ". Mais n'appartient-il pas au manager général de résoudre les problèmes qui apparaissent ?par loes geuens