Un an après avoir énormément investi, les clubs français sont rentrés dans le rang lors des achats estivaux. Comme l'année passée, Lyon et Marseille ont constitué les principaux acheteurs. Mais alors que l'OM avait transféré pour 40,5 millions d'euros et Lyon pour 72 millions d'euros en 2009, ils ont revu leurs ambitions à la baisse avec respectivement 34 et 28 millions d'euros d'achat.
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Un an après avoir énormément investi, les clubs français sont rentrés dans le rang lors des achats estivaux. Comme l'année passée, Lyon et Marseille ont constitué les principaux acheteurs. Mais alors que l'OM avait transféré pour 40,5 millions d'euros et Lyon pour 72 millions d'euros en 2009, ils ont revu leurs ambitions à la baisse avec respectivement 34 et 28 millions d'euros d'achat. L'OL a réalisé deux gros coups avec les arrivées de celui qui fut élu joueur de la saison 2007-2008, le meneur girondin, Yohan Gourcuff pour 22 millions. En attaque, ils ont arraché à Rennes le nouveau Bleu, Jimmy Briand. L'OM pour sa part a laissé partir Hatem Ben Arfa (Newcastle) et Mamadou Niang (Fenerbahçe) et a passé l'été à convaincre des grandes pointures internationales, sans succès, avant de se tourner, crise sportive oblige, vers le marché national en transférant deux attaquants : Loïc Rémy (Nice) et André-Pierre Gignac (Toulouse, 18 millions). Le transfert du premier (15 millions) aura suscité des sueurs froides après la détection d'une anomalie cardiaque, finalement sans gravité. Bordeaux, qui a perdu gratuitement Marouane Chamakh et à prix comptant Gourcuff, s'est montré prudent, avec les arrivées de jeunes ( Savic) ou de joueurs peu connus ( Ben Khalfallah), préférant combler son trou budgétaire (15 millions). Le PSG a frappé un grand coup en début d'été en attirant le buteur de Monaco, Néné, et le médian de Lyon, Mathieu Bodmer avant de peiner à recruter un défenseur central. Auxerre, troisième qualifié en Ligue des Champions, n'a dépensé que 3,5 millions d'euros (le prix d' Anthony Le Tallec, l'attaquant de Le Mans). Jamais, un qualifié français pour les poules de la Ligue des Champions, n'avait dépensé si peu. Enfin, Rennes a certes délié les cordons de la bourse en attirant quatre joueurs pour 16 millions d'euros mais a cédé, pour la même somme, son buteur vedette, Asamoah Gyan, parti dans les derniers instants du mercato. Le reste des clubs français s'est montré très discret. Seule exception : les promus d'Arles-Avignon qui ont transféré 18 joueurs. Sans grands moyens, les Provençaux ont cependant sauté sur tout ce qui bougeait. Avec quel argent ? Mystère. En attendant, l'ACA a reformé la charnière centrale remplaçante du Real Madrid, Francisco Pavon- Alvaro Meija et le duo grec, champion d'Europe en 2004, Angelos Basinas et Angelos Charisteas. Monaco, pour sa part, est le club qui a le plus vendu en se délestant de 18 joueurs. TRANSFERTS : Pape Diakhaté(ex-Nancy et St-Etienne), défenseur sénégalais de 26 ans, est prêté un an à Lyon par le Dynamo Kiev. Siakha Tiéné, latéral gauche de 28 ans, quitte Valenciennes pour le PSG. Daniel Ljuboja (ex-Strasbourg, Stuttgart et PSG) quitte Grenoble pour Nice. L'ancien défenseur tchèque de Bruges, David Rozehnal, actif à Hambourg, rejoint Lille et Francesco Pavon (ex-Real Madrid) les promus d'Arles-Avignon. Ismael Bangoura, l'attaquant de Rennes, quitte la France pour Al-Nasr Dubaï. RAYMOND DOMENECH a reçu vendredi dernier une lettre de licenciement pour faute grave. La FFF lui reproche " le fait d'avoir refusé de serrer la main de CarlosAlberto Parreira, ou encore sa gestion de l'affaire Anelka ". Pour éviter un procès, on parle d'une indemnité de licenciement à hauteur de 500.000 euros. LES BLEUS ont poursuivi sur leur lancée de la Coupe du Monde en étant défaits 0-1 par la Biélorussie au Stade de France. ÉRIC ABIDAL a taclé la ministre des Sports, Roselyne Bachelot. " Quand elle nous a rencontrés en Afrique du Sud, je me suis dit : - Elle adore les Bleus. Puis elle est rentrée en France et elle nous a défoncés : caïds, immatures. Pourquoi son discours a-t-il changé en quarante-huit heures ? Elle avait peur de quoi ? Elle avait ses gardes du corps ! " STEVE SAVIDAN, retraité des terrains pour anomalie cardiaque, est revenu dans l'Equipe Magazine, sur sa seule sélection chez les Bleus. Il y décrit notamment la mainmise de l'argent : " On y parle thunes tout le temps ". Anecdote révélatrice, à la fin des séances d'entraînements, les concours de tirs au but avaient pour enjeu la somme de 1.000 euros. STÉPHANE VANDE VELDE