Le retour d'Ostende en D1, c'est aussi celui de Paul Okon. Aujourd'hui âgé de 32 ans, l'Australien n'a plus grand-chose à voir avec la star qui quitta Bruges avec un Soulier d'Or, en 1996. Il a sans doute gardé toute son élégance, sur le terrain comme en dehors, mais est-il toujours aussi intraitable que par le passé ? C'est en tout cas ce qu'il a affirmé à nos confrères de Het Laatste Nieuws.
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Le retour d'Ostende en D1, c'est aussi celui de Paul Okon. Aujourd'hui âgé de 32 ans, l'Australien n'a plus grand-chose à voir avec la star qui quitta Bruges avec un Soulier d'Or, en 1996. Il a sans doute gardé toute son élégance, sur le terrain comme en dehors, mais est-il toujours aussi intraitable que par le passé ? C'est en tout cas ce qu'il a affirmé à nos confrères de Het Laatste Nieuws." Votre journal a écrit que j'étais trop gros mais c'est ridicule. On me compare sans cesse avec le joueur qui a quitté Bruges il y a huit ans. Mais à l'époque, je n'étais qu'un gamin. Aujourd'hui, je suis un homme. Et je suis plus fort que jamais. Physiquement, en tout cas. Mon genou ne me fait plus souffrir. J'ai également évolué sur les plans tactique et technique ". Il semble aussi plus réservé. " J'ai vécu pas mal de choses et je sens désormais le danger de très loin. Je ne recherche plus le contact avec les gens, je parle moins. Je n'ai que faire des gens qui viennent me serrer la main et croient que je suis venu à Ostende pour prendre ma retraite. Je ne suis pas blasé : j'ai encore envie de titres. Vous avez vu comme j'étais heureux lorsque nous sommes montés ? Moi, je ne me sens bien que si on me donne des responsabilités. J'ai un grand rôle à jouer à Ostende : si je tourne bien, l'équipe tournera aussi. Et j'ai retrouvé ma place : au centre de la défense alors que, depuis huit ans, je jouais dans l'entrejeu ". " J'ai passé cinq belles années à Bruges. C'était mon premier club professionnel. En Italie, les supporters du Club m'ont manqué, même si mon départ en avait fâché certains d'entre eux ". Le journal flamand rappelle alors le contexte dans lequel Okon avait quitté Bruges : blessé, il n'avait pratiquement pas joué au cours du deuxième tour de sa dernière saison, n'avait pas participé à la fête du titre et était parti à la Lazio pour une somme ridicule après une dispute avec Antoine Vanhove. " Mais avant de partir, j'ai fait le tour de quasi tous les clubs de supporters ". Par la suite, il ne confirma tout de même pas tous les espoirs placés en lui. Parce qu'il sortait trop ? " En Italie, je me retrouvais parfois entouré de cinq ou six jolies filles. J'étais célibataire, je n'ai pas toujours su résister. Mais aujourd'hui, cela ne me manque pas : je me suis toujours senti à l'aise en Belgique ". (P. Sintzen)P.Sintzen