J'ai vraiment honte : je viens d'apprendre que s'était terminé en Chine le cinquième Mondial féminin (victoire de l'Allemagne), et j'en ignorais jusqu'au déroulement ! Je n'ai rien lu, rien entendu, rien vu, alors que la ZDF retransmettait et qu'elle m'est télédistribuée : c'est inadmissible et mon devoir le plus élémentaire est de culpabiliser, tous les médias qui en ont peu parlé devraient d'ailleurs en faire autant. D'abord parce que, si le foot est un langage universel comme on s'en vante souvent, y'a pas de raison que la moitié féminine de l'univers ne comprenne ni n'emploie ledit langage. Puis parce que le foot féminin du top est de plus en plus agréable à regarder, lent mais agréable, voire agréable parce que plus lent : elles trottent comme des artisanes, ils galopent comme des malades... Ensuit...

J'ai vraiment honte : je viens d'apprendre que s'était terminé en Chine le cinquième Mondial féminin (victoire de l'Allemagne), et j'en ignorais jusqu'au déroulement ! Je n'ai rien lu, rien entendu, rien vu, alors que la ZDF retransmettait et qu'elle m'est télédistribuée : c'est inadmissible et mon devoir le plus élémentaire est de culpabiliser, tous les médias qui en ont peu parlé devraient d'ailleurs en faire autant. D'abord parce que, si le foot est un langage universel comme on s'en vante souvent, y'a pas de raison que la moitié féminine de l'univers ne comprenne ni n'emploie ledit langage. Puis parce que le foot féminin du top est de plus en plus agréable à regarder, lent mais agréable, voire agréable parce que plus lent : elles trottent comme des artisanes, ils galopent comme des malades... Ensuite parce que le foot femelle n'est pas avarié comme le foot mâle. Vociférations baveuses, sliding-tacles à hauteur des dents, coups de boule, simulations et tirages de maillot n'y sont pas (encore) monnaie courante : au point qu'on se dise parfois, pourris que nous sommes, que ce n'est pas le vrai foot... Enfin parce que les filles attaquent mieux (ou défendent plus mal, mais on s'en fiche), toujours est-il qu'elles ont inscrit 3,5 buts par match durant ce Mondial : soit un de plus que les hommes, et c'est fort bon à prendre... Le vrai foot avec toutes ses caractéristiques bien viriles (altercations entre supporters - évidemment mâles ! - incluses), revenons-y via Standard- Saint-Pétersbourg. Illustration parfaite du foot en tant que jeu de hasard cruel, tant les Rouches méritaient la victoire, tant les aléas de Lois du Jeu mal foutues (let's go pour la big polémique de l'autobut annulé pour hors-jeu participatif !) se sont une fois de plus avérés prépondérants ! Résumé : chapeau Standard, pas chapeau Onyewu ! Bonne ou mauvaise idée qu'a eue Michel Preud'homme d'aligner devant Oguchi ? Bonne et mauvaise idée. Bonne tactiquement, indiscutablement : Oguchi a pesé avant sa connerie, au point que René Vandereycken pourrait envisager un remake avec Daniel Van Buyten dans le rôle, pourquoi pas au point où nos Diables en sont ? ! Surtout que Daniel me paraît disposer d'un mental plus serein que celui d'Oguchi... Car si l'on s'en réfère au mental d'Onyewu, psychologiquement, l'idée s'est avérée mauvaise. OK, c'est facile à dire après, ni vous ni moi n'y avons pensé le moins du monde en début de match, et Preud'homme non plus qui n'est pas Sigmund Freud : heureusement d'ailleurs, je vois mal Freud au tableau noir ! Mais depuis qu'Onyewu est arrivé à Sclessin, depuis que la télé nous le montre régulièrement et notamment en gros plan, il est vrai que dans son rapport à l'adversaire direct, il n'apparaît pas comme la majorité de ses congénères garde chiourmes. Oguchi a comme une absence dans le regard, en même temps qu'une manie qui ne date pas d'hier de repousser avec les bras à la moindre contrariété, en même temps qu'une irritation de tout son corps à la moindre friction adverse dans l'attente du ballon : Oguchi est un seigneur qui aime décider du contact, il ne supporte pas qu'on le pelote en premier ! Calme apparemment olympien, mais carence de maîtrise de soi en réalité : alors, au vu ce qui s'est passé, tu te dis après que si le gars manque régulièrement de self-control quand il est en situation de défenseur, il était fatal qu'il en manque d'autant plus en situation d'attaquant provoqué... Avec ici à la clé, car la caméra est impitoyable, cette irrépressible pulsion vengeresse, vite fait ce piétinement vicelard au passage, d'autant plus imbécile qu'il a lieu littéralement sous les yeux du juge de touche : Onyewu a oublié où il était, les grands rectangles que fréquentent les défenseurs axiaux se prêtent mieux aux coups en douce... Bon, j'arrête de jouer le psy de bazar. Et je ne dis pas qu'Onyewu devrait entamer une psychanalyse de longue haleine qui coûterait la peau des fesses à Pierre François. Une bonne séance avec le psychologue du club (y'en a un ?) devrait suffire, et surtout une bonne punition : par exemple une belle grosse amende qui fait mal, faut toujours prendre ces gamins-là par les sentiments. Et c'est quand même une gaminerie qui coûte cher... par bernard jeunejean