Fin 2007, Yanina Wickmayer était 221e au classement WTA et n'avait pas encore accès aux tournois majeurs. Elle va bientôt entrer dans le top 10 et vient d'être éliminée à Melbourne en huitième par Justine Henin. Pas mal comme progression ! Elle devrait normalement devenir LA rivale de Henin et de Kim Clijsters, car elle est avec Caroline Wozniacki (WTA 4) et Agneska Radwanska (WTA 10), l'une des jeunes pousses les plus prometteuses du circuit.
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Fin 2007, Yanina Wickmayer était 221e au classement WTA et n'avait pas encore accès aux tournois majeurs. Elle va bientôt entrer dans le top 10 et vient d'être éliminée à Melbourne en huitième par Justine Henin. Pas mal comme progression ! Elle devrait normalement devenir LA rivale de Henin et de Kim Clijsters, car elle est avec Caroline Wozniacki (WTA 4) et Agneska Radwanska (WTA 10), l'une des jeunes pousses les plus prometteuses du circuit. Après des premiers tours perdus de janvier à avril à Brisbane, Hobart, Melbourne, Miami et même Torhout, elle a gagné le tournoi d'Estoril avant d'enchaîner un quart et une demi-finale sur les gazons de Birmingham et 's Hertogenbosch... Elle sera encore battue d'entrée à Wimbledon mais rebondira en fin d'été en se hissant, en demi des Internationaux des Etats-Unis, avant de gagner à Linz et d'atteindre les demis à Luxembourg. C'est alors que tout a failli s'arrêter suite à la suspension pour un an, levée ensuite par la justice civile. Pendant ces quelques semaines de doutes, la joueuse continua à s'entraîner aussi durement que si elle était encore sur le circuit. Une fois la sanction levée, elle n'a pas connu de décompression : à Auckland, elle a battu trois joueuses du top 20 pour remporter le troisième tournoi de son encore jeune carrière. A l'Australian Open, une fois extirpée de ces qualifs, elle s'est hissée en huitièmes de finale. Pour sa première rencontre face à l'ex-numéro 1 mondiale (sur le Central de Melbourne, autre première !), Wickmayer n'a guère tremblé. Elle a même eu trois balles de premier set et a gagné le deuxième. Elle a certes été battue en trois manches, mais non sans avoir démontré qu'il fallait définitivement compter avec elle. Prochaine étape : battre des joueuses du top 10. Pour l'instant, elle n'en a rencontré que cinq et n'a toujours pas réussi à sortir victorieuse de ces duels. Si elle avait joué contre Clijsters, les choses auraient pu être différentes. En seizièmes de finale, Clijsters s'est inclinée 6-0, 6-1 devant Nadia Petrova. 19e mondiale et ancienne top 10, la Russe a évidemment très bien servi et très bien joué, mais la Limbourgeoise n'a jamais été dans le match : " Il s'agissait d'un jour sans. Je me suis sentie molle tout au long de la journée. Cela arrive dans la carrière d'une sportive et il est dommage que cela soit survenu en Grand Chelem. Mais c'est le sport. Je n'ai rien d'autre à dire... " Ce n'est pas tous les jours qu'une lauréate d'un Open s'écroule face à une joueuse contre qui elle n'avait jamais perdu. Dans notre délégation masculine, la palme de la malchance revient à Steve Darcis (ATP 105) qui a été battu 10-8 dans le troisième set du dernier match des qualifs et qui n'a pas été repêché. Xavier Malisse (ATP 93) le suit de près. Sorti des qualifs, il s'est incliné en cinq manches face à l'Espagnol Nicolas Almagro (ATP 26). Si Olivier Rochus (ATP 59) a été logiquement battu par le Chilien Fernando Gonzales (ATP 11), on attendait sans doute mieux de son frère Christophe (ATP 85) qui n'a pas tenu face à l'Américain Donald Young (ATP 194). Quant à Kristof Vliegen (ATP 112), il était logique qu'il s'incline lourdement face à l'Allemand Michael Berrer (ATP 66). Il s'agissait de son premier match depuis juillet... par patrick haumont - photo: reuters