Le Standard largue son capitaine

Devant les prétentions financières de son capitaine, Didier Ernst, le Standard recule. A 30 ans, le médian défensif pensait à son avenir.
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Devant les prétentions financières de son capitaine, Didier Ernst, le Standard recule. A 30 ans, le médian défensif pensait à son avenir." J'étais persuadé d'être lié pour la vie au Standard. C'était le club de mon c£ur et je suis devenu le capitaine de l'équipe. Je n'imaginais vraiment pas mon avenir ailleurs, mais je dois tourner la page. Je n'ai pas le choix. Je gagne bien ma vie au Standard. Seuls Anderlecht et Bruges seraient capables de m'offrir un salaire équivalent. Mais je ne vais quand même pas arrêter ma carrière sous prétexte qu'aucune des trois meilleures équipes du pays ne veut de moi. A 30 ans, je dois penser en priorité à l'aspect financier. Je tiens à mettre un maximum d'argent de côté. - Sport/ Foot Magazine, N° 9, 27 février, Pierre Danvoye. " L'affaire a capoté pour des détails. En Allemagne, on m'offre 350.000 euros net par an. Au Standard, on me proposait une augmentation à la liégeoise : le même contrat qu'avant et la voiture en moins. Je suis gentil mais je ne suis pas un pigeon. Je sais ce que les autres touchent. Un jour, Luciano D'Onofrio m'a dit : - Tu veux partir ? Je ne te retiens pas. Il a même dit que je me retrouverais en Autriche. (...) En ne faisant plus appel à moi, le coach a dû revoir la composition de sa ligne médiane. MichelPreud'homme s'est éloigné du groupe. Une distance s'est installée entre nous. Certains joueurs lui font la bise. C'est très gentil mais cela ne va pas dans un groupe où tout le monde lutte pour sa place ". - Sport/ Foot Magazine, N°18, 2 mai, Pierre Bilic. Au Japon, après deux matches nuls face au Japon (2-2) et à la Tunisie (1-1), la Belgique termine sa Coupe du Monde avec une victoire devant la Russie (3-2) et une élimination honorable face au Brésil (2-0). Sans une ligne pour les Diables avant Brésil-Belgique, la presse anglaise présentait déjà son quart de finale face aux Cariocas. " A vrai dire, la Belgique ne pouvait pas rêver mieux pour un huitième de finale de Coupe du Monde ", a déclaré Robert Waseige, le coach fédéral belge. " Pour nous, ce match a tout de suite été placé sous le signe de l'honneur et du plaisir. La Belgique méritait d'être là et c'était une récompense pour notre bon premier tour. A travers cela, nous avons puisé notre force actuelle et compris que le collectif est notre seul credo ". (...) " Je sais que nous nous n'avons pas empêché le Brésil de bien dormir avant notre rencontre ", ajouta Waseige. Au repos, le doute était pourtant brésilien, pas belge. Le plan tactique belge bloqua toute la construction brésilienne, obligée de ne jouer qu'en contres. Inouï. (...) La Belgique plaça à nouveau le Brésil dans les cordes, méritant l'hommage du stade à la fin du match : quelle magnifique propagande pour notre football. - Sport/ Foot Magazine, N° 25, 19 juin, Pierre Bilic Avec un trou de 4 millions d'euros, le club bruxellois ne peut éviter la radiation. Quelques mois après, le directeur sportif du club, Freddy Smets, s'explique. " J'avais passé 20 ans dans ce club mais je suis décidé à ne plus y remettre les pieds. Trop de gens malhonnêtes, de paroles destructrices, de jalousie. (...) On a voulu m'impliquer dans la catastrophe financière du club. Incroyable ! J'assumais uniquement la responsabilité sportive. Jamais je n'ai signé un chèque ou un contrat. (...) Ces dernières années, la tête du club a souvent bâti sur des suppositions. (...) Les retards de paiement étaient fréquents (...) mais la D1 fut quand même atteinte avec 5 millions d'euros dans la vue. J'entends encore le président déclarer qu'il faudra vendre les meilleurs dès décembre. C'était possible mais sans être trop gourmand. Sans exiger 2 à 2,5 millions d'euros pour Ibrahim Kargbo, par exemple. 650 à 750.000 euros auraient été plus réalistes. Le président Erik De Prins misait aussi sur de plantureuses recettes aux guichets et estimait les rentrées commerciales via Jean-Marie Pfaff à, 1,5 million. (...) Le commercial n'a accouché que de 400 à 415.000 euros. Les recettes ont aussi foiré : à peine plus de spectateurs qu'en D2. Et encore, un tiers entrait sans payer et un autre tiers recevait des invitations. (...) Les finances se détérioraient de plus en plus. A mon sens, si la licence avait existé il y a cinq ans, le RWDM aurait déjà été déclaré en faillite ". - Sport/ Foot Magazine, N° 35, 28 août, Henry Guldemont