Dan Buyten ? Qui c'est celui-là ?

Une grande tige vient de faire ses débuts en D1, avec Charleroi. Personne ne sait alors qu'il va vite devenir le joueur le plus cher de l'histoire de notre football.
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Une grande tige vient de faire ses débuts en D1, avec Charleroi. Personne ne sait alors qu'il va vite devenir le joueur le plus cher de l'histoire de notre football.Le parcours de Daniel Van Buyten (20 ans) n'est pas banal. Il y a un an et demi, il portait encore le maillot de Somzée, en P2. Et la saison précédente, il évoluait encore un étage plus bas, à Froidchapelle. Aujourd'hui, il reçoit des éloges pour avoir bien ennuyé un Jan Koller que l'on décrit comme le meilleur attaquant de D1 et qui s'en ira prochainement dans une des meilleures compétitions d'Europe. " Je n'ai pas pris les escaliers mais directement l'ascenseur ", rigole-t-il (...) Frans Van Buyten, son père, a failli laisser sa mobilité sur un ring de catch : " Un adversaire m'a enfoncé volontairement la tête dans le plancher. Il m'a pris par la taille, j'étais droit comme un i et il m'a tapé le crâne sur le ring. J'ai eu une cervicale écrasée. Vous imaginez le choc : je faisais 110 kg ! Je suis resté quatre mois pratiquement paralysé. Ma rééducation a duré trois ans (...) J'ai commencé par lutter dans des foires. J'étais engagé par un forain, sur la baraque, comme on disait. Il appelait des volontaires dans le public et je pouvais être opposé à n'importe qui : des bagarreurs notoires, des petites frappes, des bandits, des gens saouls ". -Sport/Foot Magazine N° 4, 27 janvier, Pierre Danvoye A Charleroi, on ne parle plus que de la possible arrivée, via le président Spaute, du milliardaire américain Milan Mandaric. Foot Magazine part le sonder au bout du monde.Milan Mandaric : " Compte tenu de ses possibilités, le Sporting doit viser le sommet au lieu de faire de la corde raide, comme cette année encore. La saison prochaine, il faut qu'il s'immisce dans la première moitié du tableau. Par après, il devra lorgner une place en Coupe d'Europe et, pourquoi pas, le sommet en Belgique (...) J'ai beaucoup donné, ces dernières années, dans le secteur des affaires aux Etats-Unis. A présent, je veux franchement m'impliquer dans le monde du sport. Je ne suis pas peu fier de ma carrière de businessman. Mais je serai plus proud encore si je laisse une empreinte durable en football. C'est le défi que je me suis lancé. Et Charleroi le sait ". -Sport/Foot Magazine 17, 28 avril, Bruno Govers Foot Magazine mène une étude à grande échelle dans le foot professionnel en Belgique. Des footballeurs, des entraîneurs, des présidents et des entraîneurs ont été sondés anonymement." Notre direction n'est pas assez compétente " (58 % des joueurs interrogés). " La corruption est réelle " (62 % des joueurs). " Le racisme existe dans le public " (67 % des joueurs). " Le résultat passe avant tout " (78 % des joueurs). " L'arrêt Bosman est une bonne chose " (72 % des joueurs). " Les joueurs devraient pouvoir casser leur contrat " (58 % des joueurs). " Les médias sont trop critiques " (62 % des joueurs). " Le dopage existe " (60 % des entraîneurs). " Le jeu est trop dur " (100 % des entraîneurs). " On nous vire trop vite " (100 % des entraîneurs). " Les arbitres font bien leur travail " (100 % des arbitres). -Sport/Foot Magazine N° 24-25, 16-23 juin, Peter T'Kint et Frédéric Vanheule Après 16 ans de bons et loyaux services, pas de pitié pour le capitaine luxembourgeois : il doit quitter un Standard en déconfiture sportive. Guy Hellers après Gilbert Bodart et tant d'autres... On décroche les derniers cadres de la légende du club. On pense que l'ordre règne à Sclessin, on croit qu'il n'y a désormais plus de fortes personnalités dans le groupe. Quelques jours plus tôt, Hellers et deux lieutenants, Roberto Bisconti et Didier Ernst, apportèrent le résultat d'une consultation organisée parmi les joueurs. Sur 20 joueurs, non moins de 15 émettent l'espoir que Tomislav Ivic modifie quelque peu ses méthodes de travail et ses conceptions tactiques estimées trop attentistes (...) En tant que capitaine, Hellers mène la discussion avec la direction. Elle tourne vite au vinaigre. Le ton est à la colère. La sanction tombera un peu plus tard : Hellers passe à la trappe. Un communiqué tombe. André Duchêne précise : " Il n'était plus possible pour Hellers de poursuivre avec Ivic. Les deux hommes n'étaient plus sur la même longueur d'onde " (...) Hellers a estimé que le style actuel hypothéquait beaucoup de choses et ce fut le crash sur toute la ligne. -Sport/Foot Magazine N° 37, 15 septembre, Pierre Bilic