Le patron de la FIFA nous reçoit

A trois mois du coup d'envoi de la Coupe du Monde en France, qui clôturera son quart de siècle à la présidence de la fédération mondiale, le Belgo-Brésilien João Havelange dresse son bilan personnel.
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A trois mois du coup d'envoi de la Coupe du Monde en France, qui clôturera son quart de siècle à la présidence de la fédération mondiale, le Belgo-Brésilien João Havelange dresse son bilan personnel. João Havelange : " Au moment de mon investiture, la FIFA n'avait de plus grande fédération sportive au monde que le nom. Ses bureaux, à Zurich, n'étaient nullement en phase avec ce statut. Le siège en question apparaissait des plus vieillots et sa salle de réunion ne pouvait abriter que quelques personnes. Le secrétaire d'alors y logeait d'ailleurs avec son épouse, ses deux enfants, son chien et son chat (...) Aujourd'hui, la belle santé financière de notre fédération, dont les avoirs sont à présent de 4 milliards de dollars, lui ont permis de procéder déjà, à deux reprises, à un agrandissement des lieux. Et une troisième phase de construction est en cours (...) En 1978, le Mundial argentin avait généré un bénéfice de 78 millions de dollars. Au Mexique, en 1986, ce montant était passé à 500 millions. Tout porte à croire qu'au 21e siècle, le cap du milliard de dollars sera franchi ". -Sport/Foot Magazine N° 12, 18 mars, Bruno Govers La saison du Standard se termine en eau de boudin, sous la houlette de Luka Peruzovic. Après un non-match contre Beveren, la critique est sans pitié. Nul n'aurait imaginé que les Liégeois allaient semer autant d'£ufs de Pâques sous les studs de leurs adversaires (...) Les hommes de Stany Gzil n'en demandaient pas tant. L'effet Luka Peruzovic s'est totalement dilué lors des deux dernières rencontres. La faute ne lui en incombe pas mais est à mettre au passif des joueurs. Les cloches de Pâques, ce sont les footballeurs de Sclessin, personne d'autre. -Sport/Foot Magazine N° 16, 15 avril, Pierre Bilic Les Belges rentrent la tête basse de la Coupe du Monde française, après trois nuls en trois matches. Les méthodes de Georges Leekens sont passées à la moulinette. Que reste-t-il du Georges Leekens triomphant qui avait redressé la barre et qualifié les Belges pour le Mondial 98 après les matches de barrage contre l'Irlande ? Pas grand-chose. Il a joué au poker menteur et a perdu beaucoup de son prestige et de son charisme. Derrière le sourire, il y avait un dictateur gérant tous les détails de la vie quotidienne à sa façon et imposant un ordre plus que stalinien. Quand un médecin des Diables s'abrite derrière un communiqué et refuse de donner des nouvelles de Jean Nicolay, c'est gênant. Peut-être même très significatif quant à l'état d'esprit général. La peur de Leekens se lisait sur pas mal de visages. Docteur Georges et Mister Leekens (...) A force de donner tous les pouvoirs à un homme, il vous mange la laine sur le dos. Tout était bon pour le grand Georges. Le trésorier de l'UB aimerait, dit-on, un effort de professionnalisation moins onéreux. -Sport/Foot Magazine N° 27, 1er juillet, Pierre Bilic A Jamioulx et dans d'autres centres pénitentiaires belges, des entraînements et des matches sont organisés pour les détenus.La cour intérieure, gigantesque carré de bitume et de gazon entouré de murs d'une hauteur impressionnante, est scindée en deux territoires distincts : Beverly Hills et le Bronx, pour reprendre les expressions des habitués de l'endroit. Le premier longe les deux ailes réservées majoritairement aux condamnés. Ces détenus savent que la prison sera leur unique cadre de vie pendant x années et l'entretiennent en bons pères de famille : c'est propre, net. Dans le Bronx, la situation est moins joyeuse : on y trouve essentiellement des prévenus, des gens qui espèrent ne faire qu'un passage éclair dans l'établissement, ceux qui croient toujours qu'ils vont sortir " demain ". Ils sont beaucoup moins attentifs à l'entretien de leur décor, et les objets les plus divers jonchent le sol (...) Raymond Hens, directeur : " Le sport permet à certains toxicomanes de stopper la consommation de drogue. Et quand un détenu arrête la méthadone pour courir à pied, nous considérons son geste comme une grande victoire. Beaucoup de prisonniers carburent à coups de neurodépresseurs et d'autres calmants. Mais dès qu'ils se mettent au sport, ils abandonnent progressivement leurs médicaments. Celui qui prend du Valium matin, midi et soir, est évidemment incapable de jouer au foot ". -Sport/Foot Magazine N° 52, 23 décembre, Pierre Danvoye