Don Juan

Vainqueur de la Coupe nationale avec le Beerschot en 1979, Champion de Belgique avec Anderlecht en 1981 et 86, vainqueur de la Coupe de l'UEFA en 1983 avec le RSCA et en 86 avec le Real Madrid, Juan Lozano, Footballeur Pro de l'Année en 1987, fut l'un des plus grands talents ayant opéré sur notre sol aux prémices et au cours des années 80. Sa carrière eût, à coup sûr, été plus prestigieuse encore s'il n'avait été victime d'un tacle assassin du défenseur de Waregem, Yvan Desloover. Un accident dont il n'allait jamais se remettre. Sept ans après, l'Andalou lance un cri d'alarme qui reste d'actualité aujourd'hui.
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Vainqueur de la Coupe nationale avec le Beerschot en 1979, Champion de Belgique avec Anderlecht en 1981 et 86, vainqueur de la Coupe de l'UEFA en 1983 avec le RSCA et en 86 avec le Real Madrid, Juan Lozano, Footballeur Pro de l'Année en 1987, fut l'un des plus grands talents ayant opéré sur notre sol aux prémices et au cours des années 80. Sa carrière eût, à coup sûr, été plus prestigieuse encore s'il n'avait été victime d'un tacle assassin du défenseur de Waregem, Yvan Desloover. Un accident dont il n'allait jamais se remettre. Sept ans après, l'Andalou lance un cri d'alarme qui reste d'actualité aujourd'hui.Juan Lozano : " Le football actuel ne m'inspire pas grand-chose. On court de plus en plus et on joue de moins en moins. Techniquement, le niveau a chuté de manière inquiétante. Autrefois, chaque formation, même la plus modeste, comptait dans ses rangs une brochette d'éléments doués. Au Beerschot, à mon époque, il y avait Guido Mallants, Walter Meeuws, Manu Sanon. Au Lierse, on trouvait des garçons comme André Denul, Swat Janssens, Frans Vermeyen, Peter Ressel et j'en passe. Aujourd'hui, ce n'est franchement pas la joie (...) Exception faite de Luc Nilis, Marc Degryse et André Cruz, c'est la misère, à peu de choses près (...) Et quand je vois qu'un Pär Zetterberg remporte le Soulier d'Or, je me dis qu'à ce compte-là, on aurait pu me couvrir d'or de la tête aux pieds (il rit) ". - Sport/ Foot Magazine N° 7, 16 février, Bruno Govers A 35 ans, Michel Preud'homme s'apprête à tenter pour la première fois une aventure à l'étranger, sous la forme d'un beau contrat de deux ans au Benfica Lisbonne. L'annonce suscite des froncements de sourcil à l'Estadio da Luz où beaucoup se demandent ce qu'un gardien d'un âge aussi canonique va bien pouvoir apporter au géant portugais. Mais Preud livre un Mondial de tous les Diables !Les exploits de Michel Preud'homme contre les Marocains et les Néerlandais prouvent que les retournements de situation les plus spectaculaires sont toujours envisageables. Le Liégeois sort d'une saison maussade avec le FC Malines. Au fil des mois, les Sang et Or n'ont cessé de s'enfoncer dans la morosité et il n'en a pas fallu plus pour frustrer leur gardien (...) La position de Preud'homme en équipe nationale fut également remise en question. Pour beaucoup, Filip De Wilde méritait le maillot frappé du numéro 1 et pas uniquement pour son tout bon match face aux Tchécoslovaques. D'autres allaient même plus loin et affirmaient que Preud'homme n'avait jamais réalisé en équipe nationale les exploits dont il était coutumier avec son club (...) Visiblement, ces attaques verbales n'ont pas réussi à déstabiliser le futur sociétaire de Benfica, qui a profité de ce début de Coupe du Monde pour remettre les choses à leur place (...) Preud'homme est occupé à se hisser vers un niveau jamais atteint et que plus personne n'envisageait ". - Sport/ Foot Magazine N°26, 29 juin, Jacques Sys Le médian grand-ducal Guy Hellers, 30 ans, fait partie des rares clubmen du football belge, lui qui en est à sa 13e campagne sous les couleurs rouge et blanc du Standard. Pourtant, à l'image de Gilbert Bodart, autre vieux de la vieille à Sclessin, le Luxembourgeois sera lui aussi chassé comme un malpropre quelques années plus tard. . .Guy Hellers : " Je suis chez les Rouches depuis 1983 et j'ai noté durant tout ce temps trop de hauts et de bas : la belle époque de Raymond Goethals d'abord, puis le plongeon, le redressement sous Michel Pavic suivi par une nouvelle chute, la recherche du beau geste avec Arie Haan puis le doute et, enfin, le redressement avec Robert Waseige. Il faut stabiliser ce tracé et s'installer dans une continuité positive (...) Le laisser-aller a fini par briser l'équipe d'Arie Haan, qui avait pourtant du potentiel. Il y a trois ans, le Standard pratiquait le meilleur football de Belgique. C'était un très gros capital. Mais on n'a pas su le placer et en exploiter tous les dividendes. C'est vraiment stupide d'en arriver là. En raison d'un manque de fermeté, il a fallu tout reprendre à zéro (...) Arie Haan était trop gentil et estimait que chacun devait vivre en pro. C'était une erreur car beaucoup sont incapables de se gérer tout seul ". -Sport/ Foot Magazine N°47, 23 novembre, Pierre Bilic