Le c£ur brisé de Roosens

PrésidentduRSCAnderlechtde1951 à 71 et Secrétaire général de l'URBSFA de 1973 à 87, AlbertRoosens, à 76 ans, ne parvient pas à diriger le drame du Heysel qui a frappé le football belge en 1985 lors de la célèbre finale de la Coupe des Champions entre la Juventus et Liverppol au cours de laquelle 39 personnes ont péri.
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PrésidentduRSCAnderlechtde1951 à 71 et Secrétaire général de l'URBSFA de 1973 à 87, AlbertRoosens, à 76 ans, ne parvient pas à diriger le drame du Heysel qui a frappé le football belge en 1985 lors de la célèbre finale de la Coupe des Champions entre la Juventus et Liverppol au cours de laquelle 39 personnes ont péri.Albert Roosens : " Ce drame, c'est le clou de mon cercueil. On voulait un coupable, on voulait frapper un personnage fort de la fédération et ce fut moi. J'en ai eu des ulcères à l'estomac et j'ai dû subir l'ablation de la rate. Aujourd'hui encore, je me demande quelle erreur j'ai pu commettre. Je n'en trouve pas et je me poserai la question jusqu'à la fin de ma vie. On m'a traîné devant un tribunal d'exception et jamais je n'oublierai la manière dont je fus interrogé par la commission parlementaire. L'une question sur l'autre, en français, en flamand, sans arrêt et sans le concours d'un avocat (...) J'aurais pu mettre davantage en évidence certains agissements des supérieurs des forces de l'ordre, qui sont intervenus beaucoup trop tard, mais je n'ai pas voulu que le procès mette la fédération en danger. Ma consolation, dans cette affaire, est que l'Union Belge m'a défendu de façon exemplaire ". - Sport/ Foot Magazine N° 1, 6 janvier, Henry Guldemont C'était le slogan de Luc Varenne, l'une des plus grandes voix de la RTBF-radio. A près de 80 ans, le Tournaisien parle toujours du football avec les même passion et à-propos qu'à l'époque où des milliers d'auditeurs n'avaient d'ouïe que pour ses directs.Luc Varenne : " La Coupe d'Europe a largement contribué à populariser le ballon rond dans nos contrées (...) Le Standard fut notre véritable pionnier sur cette scène-là. La communion entre le public et les joueurs était magnifique et je me souviendrai encore très longtemps de ces fameux chocs contre le Stade de Reims (...) Le Sporting d'Anderlecht prônait un football un peu moins fougueux. Si le Standard a montré la voie, ce sont les Bruxellois qui ont réalisé les meilleurs résultats en Coupe d'Europe (...) J'ai vécu de très grands moments avec l'équipe nationale aussi. Elle est sur le point de se qualifier pour la phase finale de la Coupe du Monde 94 et je suis heureux et fier pour Paul Van Himst et ses Diables Rouges (...) Les reportages ont changé. Mes successeurs sont très bons mais je réprouve totalement ceux qui jettent de l'huile sur le feu. Il faut être passionné mais sportif avant tout. Alors, quand j'entends un Thierry Roland faire preuve d'un fanatisme dangereux et tout à fait déplacé, je trouve que c'est scandaleux. Il faut communier avec son public, certes. Mais pas le pousser à la révolte ". - Sport/ Foot Magazine N° 16, 21 avril, Pierre BilicLe 12 mai, 36 ans jour pour jour après son dernier titre de Champion de Belgique, l'Antwerp dispute la finale de la Coupe des Coupes face à Parme au stade mythique de Wembley. Le Great Old est battu 3-1 mais un de nos compatriotes n'en est pas moins aux anges : Georges Grün qui, après deux finales malheureuses, remporte enfin un trophée européen. Wim De Coninck (gardien de l'Antwerp) : " L'ambiance de Wembley, c'est quelque chose qu'un footballeur ne peut oublier. Aujourd'hui, nous comprenons enfin qu'il est plus important, pour les Anglais, de remporter une finale de Cup qu'un championnat ou une coupe d'Europe. Après le match, tous les joueurs avaient du mal à quitter la pelouse (...) Bien sûr, nous étions terriblement déçus d'avoir échoué aussi près du port. Mais ce qui nous a fait le plus mal, c'est de n'avoir jamais développé notre meilleur football. Même si nos adversaires nous étaient de loin supérieurs, à un tel point que nous pouvons être satisfaits de ne pas avoir encaissé une authentique dégelée. Oui, car le score est encore flatteur, finalement. L'équipe de Georges Grün a manqué au moins cinq occasions franches. Je pense que nous avons été paralysés par l'ampleur de l'événement. Je pense que nous avons été paralysés par l'ampleur de l'événement. Les Parmesans, eux, ont l'habitude d'affronter les conditions les plus difficiles, semaine après semaine. Giorgio a joué une superbe partie et est donc devenu le premier joueur belge à triompher dans ce stade ". - Sport/ Foot Magazine N° 20, 19 mai, Peter T'Kint