Dardenne : de l'enfer au paradis

Après le Standard, La Louvière, Lokeren et le RWDM, la première saison du gars de Beauraing au FC Bruges ne ressembla pas à un pèlerinage. Mais Georg Kessler rendit grâce au pigeon voyageur du football wallon .
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Après le Standard, La Louvière, Lokeren et le RWDM, la première saison du gars de Beauraing au FC Bruges ne ressembla pas à un pèlerinage. Mais Georg Kessler rendit grâce au pigeon voyageur du football wallon . " Je n'avais pas quitté Molenbeek de gaieté de c£ur ", avance Guy Dardenne. " Mais je réalisais que je n'avais plus rien à gagner au RWDM, si ce n'était des chèques sans provision. En se débarrassant de moi, j'avais l'impression que Molenbeek me mettait sur une voie de garage. Mais au fil des discussions avec les dirigeants brugeois, j'ai perçu comme un déclic en moi. Pour la première fois de ma carrière, je sentais l'ambition me gagner au point de désirer ardemment évoluer dans un grand club. Je ne pouvais pas savoir quel cataclysme j'allais déclencher au-dessus de ma tête ". (...) " La façon dont on me traitait était à ce point ignoble qu'elle irritait mes propres partenaires. Plus d'une fois, des équipiers sont venus me dire qu'ils étaient scandalisés par ce qu'on écrivait à mon propos. Liège serait venu quémander mes services que j'aurais bouclé mes malles sans la moindre hésitation. Sur le point d'être engagé par le Club, Kessler avait effectué plus d'une fois le déplacement pour nous voir à l'£uvre dans notre opération sauvetage. Il me prit ensuite à part pour me dire : - Si je viens ici, je veux que tu fasses partie de mon groupe. J'ai confiance en toi. Tu peux beaucoup m'apporter. Je ferai de toi le penseur de l'équipe. " -Sport Magazine, N° 54, 6 janvier 1983, Jean-Louis Donnay Dix ans après avoir quitté les Chicago Bulls pour Liège, l'inoubliable Jack Dinkins s'écroule après un contact avec un joueur adverse. Le verdict sera terrible : tumeur au cerveau. Il séjourne régulièrement dans une clinique de Boston." Il est bien certain que nous avons voulu mettre le plus d'atouts possible de notre côté pour sortir Dinkins de ce mauvais pas ", affirme Fernand Rossius, le président du Standard Boule d'Or. " L'application du traitement est unique au monde. Lors de chacun de ses déplacements à Boston, notre joueur qui ne peut se déplacer seul, est accompagné de sa compagne, Micheline, qui est d'ailleurs infirmière. C'est la belle-s£ur de SamStaggers. Le traitement global, étalé sur six mois, coûtera plus d'un million de francs belges. Cette maladie de Jacky représente le coup vraiment le plus dur de toute ma carrière sportive. C'est mon ami, rien de plus pénible ne pouvait nous arriver. (...) Savez-vous qu'un peu partout, même à l'étranger, se manifestent des preuves d'attachement à Jacky Dinkins qui est le grand monsieur du basket belge de ces dernières années. Lloyd Batts, l'ancienne vedette de Fleurus regrette de ne pouvoir se libérer pour le benefit-match de mercredi prochain. Eddy Merckx et Jacky Ickx apporteront eux aussi leur concours au gala du Sart Tilman ". -Sport Magazine N° 60, 17 février 1983, Jean-Pierre Delmotte Depuis sa victoire à Roland-Garros, la vie du champion français a fort changé. Il a de moins en moins de temps à lui. Par moments, il se demande si ça vaut la peine de devenir numéro 1. " Je ne peux m'imaginer les retombées que ça ferait si je devenais numéro 1 ", dit Yannick Noah. " Ce serait la folie intégrale. Je serais obligé de changer pour survivre. Et ça, je ne peux l'admettre. Je préfère, alors, ne jamais devenir numéro un ! C'est ainsi pour mes cheveux. Je ne les ai pas changés pour qu'on ne me reconnaisse pas. Je ne ferais jamais quelque chose de semblable. Je tiens à rester moi-même. Je ne veux pas tomber dans le piège qui consisterait à croire que tout ce qui m'arrive est dû au fait que je sois quelqu'un de spécial. (...) Ivan Lendl, avec tout ce qu'il gagne ne parvient même pas à se rendre sympa. Pour moi, il faut donner l'impression de s'amuser sur un terrain autrement on ne rend pas service au tennis. (...) Avant de gagner un tournoi du Grand Chelem ou une finale de Coupe Davis, on y pense comme à un sommet, quelque chose d'énorme. Une fois qu'on a obtenu ce qu'on voulait, on se fixe d'autres ambitions. C'est ce qui m'est arrivé : avant de gagner Roland-Garros, je m'en faisais une montagne. Maintenant, je voudrais gagner d'autres tournois du Grand Chelem, remporter un jour la finale de la Coupe Davis ". -Sport Magazine, N° 2 novembre 1983, John Baete