Un peu plus d'un an après le départ de David Okereke, La Spezia vit des temps prospères. Elle a rejoint la D1 italienne pour la première fois, mais après huit journées, elle a déjà aligné 32 joueurs différents. C'est compréhensible pour un grand club qui lutte sur trois fronts. Pas pour une phalange qui ne dispute qu'un match par s...

Un peu plus d'un an après le départ de David Okereke, La Spezia vit des temps prospères. Elle a rejoint la D1 italienne pour la première fois, mais après huit journées, elle a déjà aligné 32 joueurs différents. C'est compréhensible pour un grand club qui lutte sur trois fronts. Pas pour une phalange qui ne dispute qu'un match par semaine et doit assurer son maintien. À titre de comparaison, jusqu'à la semaine dernière, Tottenham et West Bromwich ont fait appel à 22 joueurs. Le Bayern en a aligné 24, tandis qu'en France, le PSG en a fait jouer 29 et Lens 23. En principe, le noyau d'un club italien ne peut comporter que 25 joueurs, dont quatre formés en son sein et quatre autres formés par d'autres clubs de la Botte. On n'arrive à 32 joueurs qu'en puisant dans la liste B. Cette liste, selon les directives de l'UEFA, est réservée aux footballeurs de moins de 21 ans, mais depuis 2018, l'Italie a relevé cette limite à 22 ans. Tous les joueurs nés à partir du 1er janvier 1998 entrent donc en ligne de compte, indépendamment de leur nationalité et de leur club formateur. Conséquence? Cette année, on enregistre 594 joueurs en Serie A, soit une moyenne de 29,7 par club. La Premier League, malgré sa manne d'argent et ses nombreux grands clubs, ne compte que 554 joueurs, la Liga 510. L'année passée, les clubs italiens relégués de Serie A ont aligné une multitude de joueurs: la SPAL en a utilisé 34, Brescia 32 et Lecce 30. Vincenzo Italiana, l'entraîneur de La Spezia, a été très franc quand on lui a demandé comment il parvenait à diriger des séances avec 32 joueurs: "Le grand nombre de blessés m'aide beaucoup."