Vendredi passé, à la fin du match Charleroi-Anderlecht, John Baete et Pierre Bilic ont voulu se rendre dans la zone mixte afin d'y effectuer des interviews et en ont été empêchés par deux stewards du Sporting de Charleroi précisant qu'ils " ne pouvaient pas passer en vertu d'ordres venus de la direction ". Les deux journalistes de S/FM prirent immédiatement contact par téléphone avec le secrétaire général du club Pierre-Yves Hendrickx pour que la convention entre Sportspress.be (l'association professionnelle belge des journalistes spor...

Vendredi passé, à la fin du match Charleroi-Anderlecht, John Baete et Pierre Bilic ont voulu se rendre dans la zone mixte afin d'y effectuer des interviews et en ont été empêchés par deux stewards du Sporting de Charleroi précisant qu'ils " ne pouvaient pas passer en vertu d'ordres venus de la direction ". Les deux journalistes de S/FM prirent immédiatement contact par téléphone avec le secrétaire général du club Pierre-Yves Hendrickx pour que la convention entre Sportspress.be (l'association professionnelle belge des journalistes sportifs) et la Ligue Professionnelle soit respectée (ladite convention permettant aux journalistes reconnus d'avoir accès à la salle de presse, à la tribune de presse et à la zone mixte) mais furent éconduits de façon grossière. Ensuite, le duo de S/FM a été confronté au manager général du Sporting de Charleroi, Mogi Bayat, qui les a copieusement insultés et les a fait pousser manu militari hors du stade par trois stewards et deux bodyguards. Le tout sous l'oeil de plusieurs journalistes d'autres médias. Mogi Bayat confirme donc qu'il nie à des journalistes le droit d'effectuer leur travail et leur devoir : rapporter les faits, qu'ils plaisent ou non. Pierre Danvoye, un autre de nos journalistes s'était déjà vu refuser l'accès à la zone mixte après le match Charleroi-Standard. Juste après, le magazine avait pris contact avec Jean-Marie Philips, le directeur de la Ligue Professionnelle, qui avait immédiatement rappelé à Charleroi ses obligations envers la presse avant le match contre Anderlecht. Sans aucun succès, au contraire. Mais Philips a déclaré qu'il provoquerait une rencontre exceptionnelle de la Ligue Pro cette semaine pour soulever cette question. Car la direction du club bafoue, au-delà d'une convention particulière, la loi de protection de la presse, manie l'insulte en toute impunité et utilise des stewards comme s'il s'agissait d'une milice privée, toutes choses interdites. Une question à l'égard des stewards, d'ailleurs : ne sont-ils pas là pour empêcher toute incitation à la haine... peu importe de quel côté elle provient ? Comme le disait un des collègues présents : " Cette violence dans le propos et dans le geste est totalement inacceptable de la part d'un prétendu dirigeant de club qui ne mérite nulle autre sanction qu'une interdiction de stade. Son attitude incorrecte ne tombe-t-elle pas sous le coup de la loi football ? Il mérite une sanction exemplaire à cet égard... "Cette affaire dépasse forcément le cadre belge puisque vos serviteurs sont membres de l'Association Internationale de la Presse Sportive et que S/FM est lu tous les mercredis par l'UEFA et la... FIFA, entre autres. Quelle belle image de marque pour les Bayat ! Et de quoi donner des migraines à Jean-Pierre Deprez, l'avocat du club qui lors des v£ux du club à la presse en décembre 2004 mettait en exergue la noblesse de notre métier (" Dire ce qui se passe ! "). Mais il n'est pas le seul au Mambourg à être de plus en plus en porte à faux et dans l'embarras du fait des dérives de la direction. P. BILIC