A Charleroi, on ne connaît pas son nom, ni son prénom. Seulement son surnom : Bison. Signe distinctif : meilleur buteur de D2 et accessoirement chouchou du public. " Quand j'envoie un SMS à certains de mes coéquipiers et que je signe Harlem, ils se demandent à qui ils ont affaire. Pour tout le monde, je suis Bison ", explique Harlem Gnohéré, 24 ans, qui a éclaté en deuxième partie de saison, suppléant parfaitement Moussa Gueye à la pointe de l'attaque, pour finir en tête du classement des buteurs (18 buts). Un de plus que son coéquipier sénégalais.

Pour beaucoup de supporters carolos, il ne s'agissait pas d'une surprise. Bison, il était déjà dans leurs c£urs depuis la préparation qu'il avait marquée de son empreinte avant de rentrer dans le rang. En un mot, ce surnom correspond parfaitement à ce bloc de granit qui dégage, sur le terrain, une puissance phénoménale. Pourtant, cela ne fait qu'un an qu'on le surnomme de cette façon. Le nom vient d' Hervé Pierret, l'ancien directeur sportif de Virton. En Suisse, on l'appelait simplement Harlem alors que les Français lui préféraient le doux surnom de Nounours. " Dès mon premier entraînement, Michel Renquin, a repris le surnom et m'a appelé comme cela. Tout le monde a suivi ". Voilà pour la petite histoire.

Avant de se forger un surnom, Gnohéré a bourlingué. De centre de formation en centre de formation, écumant ceux de Cannes, de Caen, où il fut renvoyé pour indiscipline et de Troyes. " A Cannes, je n'avais pas eu un bon comportement : une bagarre parce qu'on avait insulté ma famille. Quand j'ai vu la déception de mon père qui n'a pas dormi pendant trois jours suite à ce renvoi, j'ai compris que j'étais allé trop loin ".

Point de salut au bout mais un exil en Suisse, dans les tréfonds des divisions inférieures. D'abord au Stade Lausanne (en D4) avant la campagne de La Tour-le-Pâquier (D3), le FC Bulle (D3) et UGS Genève (D3). Mais toujours pas de contrat pro au bout. Son salut viendra de la D3 belge. Un de ses anciens coéquipiers de Troyes, Jimmy Prempeh, le tuyaute. Il passe un essai avec Virton. C'est la fin du tunnel. Sous la houlette de Renquin, il casse la baraque. 23 buts et deuxième meilleur buteur de la série. " Virton cherchait un attaquant puissant. Et à partir de là, tout s'est enchaîné. Une saison extraordinaire... à part les cartons rouges ".

Sur le terrain, il lui arrive de renverser tout sur son passage. Un coup de pied à un adversaire du White Star et c'est six matches de suspension dans la besace. Au total, il rata huit matches pour suspension. " J'étais trop nerveux. Je suis assez impulsif mais ce caractère m'a coûté assez cher. Notamment le titre de meilleur buteur de la série. A un moment, je me comportais comme un banlieusard. Je ne voulais pas me laisser marcher dessus. Mon père m'a toujours dit de me contenir en cas d'insultes. Et ça, je n'y arrivais pas. Autant une insulte raciste, comme cela s'est passé à Visé, ne me touche pas, autant je ne sais pas laisser passer une insulte qui concerne ma famille. Cette année, je me suis dit que je devais rester calme si je voulais réussir quelque chose. J'évite de m'énerver car au final, cela ne mène à rien. Je me suis beaucoup assagi. Je me dis que l'arbitre est là pour sanctionner les gestes fautifs. Ce n'est pas à moi de régler cela ".

" A Charleroi, on m'a conseillé de mincir : j'ai perdu 6 kg "

Cette première saison belge attire l'attention et c'est finalement à Charleroi qu'il décide de poser ses valises, l'été dernier. " J'avais d'autres possibilités en France. Eupen et Ostende s'étaient également manifestés. Tout comme La Louvière où le discours de Thierry Pister avait failli me convaincre. Finalement, j'ai opté pour Charleroi. Pour moi, il s'agissait de la meilleure possibilité d'épanouissement ".

A l'époque, le Sporting vient de descendre en D2. L'atmosphère est délétère, les supporters en veulent toujours à Abbas Bayat, coupable selon eux d'avoir liquidé le club. " Moi, ce n'était pas mon problème. J'avais bien entendu des rumeurs et on m'avait dit que le président était parfois un peu bizarre mais il s'est toujours montré correct avec nous ".

Pourtant, en début de saison, ni Jos Daerden, qui avait pourtant insisté pour sa venue, ni surtout Tibor Balog ne lui font confiance. Certains estiment qu'il n'a pas le niveau de la D2, d'autres qu'il manque de rythme. Et chacun de se retrouver sur un point : son poids. Jugé trop gros, on lui demande même de mincir. " Je prends vite du poids quand je ne suis pas en activité. Pour certains, je suis gros, pour d'autres, je suis bien. Quand j'étais à Virton, je faisais 100 kg mais je ne les sentais pas. Personne ne me les a d'ailleurs reprochés. Pourtant, quand je suis arrivé ici, on m'a conseillé de perdre du poids. Je me suis débarrassé de six kilos en faisant attention à ce que je mangeais. Je gardais toujours mon k-way pour transpirer à l'entraînement et cela a porté ses fruits sur le terrain. C'était nécessaire. Après j'en ai encore perdu deux et cela a coïncidé avec ma période de grâce ".

Quelques kilos en trop mais également une division à digérer. " Je n'ai pas spécialement cravaché en début de saison. Si je n'ai pas éclaté plus tôt, c'est parce qu'on ne m'a pas forcément donné ma chance. Je jouais des bouts de matches. 15 minutes par-ci, par là. A Eupen, j'étais rentré trois minutes ! Un attaquant a besoin d'un minimum de confiance ".

Ce manque de temps de jeu le poussa même à envisager un départ. A la trêve, il contacte Frank Defays, entraîneur de Virton, qu'il a côtoyé pendant la préparation et de qui il garde de bons souvenirs, pour parler transfert. " On me négligeait et je ne voyais pas ce que j'avais à faire ici. Defays m'a conseillé de m'accrocher. Je me suis dit que je n'étais plus amateur et que je devais m'arracher. J'ai beaucoup travaillé. Les jours sans entraînement, je partais courir. Je savais que je pouvais réussir mais on m'a fait douter de mes qualités. A un moment donné, je me suis dit - Soit j'ai perdu mes qualités, soit on ne voit rien ! Finalement, la roue a tourné et on a fait appel à moi pour le match de Tubize, puis directement après la trêve pour celui de Roulers ".

" A Lommel et au Brussels, sans le soutien du public, on ne gagnait pas "

S'ensuivirent des prestations trois étoiles. Deux buts contre le Brussels, deux contre Lommel, deux contre Wetteren, deux à Alost. Sans oublier les deux réalisations capitales face à Eupen, dont ce fameux but des deux poings : " J'ai tout de suite admis l'avoir mis de la main. Et si l'arbitre ne l'a pas vu, tant pis. Parfois, on met des buts valables et on nous siffle hors-jeu. Est-ce que je l'ai fait exprès ? Sincèrement non. J'ai d'abord voulu me protéger du gardien. Il m'a mis un coup dans le sternum qui me fait encore souffrir, et finalement j'ai touché le ballon du bras ". Voilà pour la plus litigieuse de ses 18 réalisations.

" Quand je suis arrivé, on a douté de mon niveau. Aujourd'hui, en réalisant de telles performances, j'ai fait taire certains. Pourtant, terminer meilleur buteur de D2 m'a surpris. Je le dois sans doute à Dennis van Wijk. Quand il a débarqué, il m'a tout de suite dit que je pouvais décrocher ce titre et devenir un excellent joueur de D1. A partir de ce moment-là, j'ai pris confiance. Réussir en D1, ce serait bien. J'attends cette saison au plus haut niveau avec impatience ". Pour lui, ce sera l'occasion de montrer ses qualités (" je suis puissant, j'ai une grosse frappe de balle, je sais garder le ballon ") et d'améliorer ses points faibles (" mon jeu de tête et mon positionnement devant le but ").

Et pas question de se laisser distraire par les incertitudes liées à un possible rachat du club. " Cela ne me concerne pas. Mon souci, c'est le football, le terrain. Je ne m'occupe pas de l'extra-sportif ".

Aujourd'hui, il ne pense qu'à profiter d'un titre de champion. " Je pense qu'on s'est réconcilié avec nos supporters, très déçus par la relégation. En début de saison, on avait gagné 2-1 contre Tirlemont et il y avait encore des insultes. Mario Notaro nous avait expliqué toute la détresse de certains suite à la descente. Désormais, on croise dans la rue des gens heureux qui nous disent qu'ils vont reprendre un abonnement en D1. Grâce à nous, ils revivent. Mais, ce titre, on le leur doit aussi car ils nous ont particulièrement bien soutenus. A Lommel ou au Brussels, ils nous ont fait du bien. Sans eux, on ne gagnait pas ! On avait le meilleur public de D2 ".

Avec un tel discours, on comprend comment Bison est devenu le chouchou du public. Tant à Virton qu'à Charleroi. Un statut d'idole locale et de buteur redouté. Il ne lui restait que la reconnaissance des siens. C'est désormais chose faite. " Récemment, mon père m'a avoué qu'il était fier de voir ce que j'avais réalisé cette saison ". Il a pu partir en vacances l'esprit tranquille...

PAR STÉPHANE VANDE VELDE - PHOTOS: IMAGEGLOBE/ HAMERS

" En devenant meilleur buteur, j'ai fait taire certains. "

" Sans lui, on ne gagnait pas ! On avait le meilleur public de D2. "

A Charleroi, on ne connaît pas son nom, ni son prénom. Seulement son surnom : Bison. Signe distinctif : meilleur buteur de D2 et accessoirement chouchou du public. " Quand j'envoie un SMS à certains de mes coéquipiers et que je signe Harlem, ils se demandent à qui ils ont affaire. Pour tout le monde, je suis Bison ", explique Harlem Gnohéré, 24 ans, qui a éclaté en deuxième partie de saison, suppléant parfaitement Moussa Gueye à la pointe de l'attaque, pour finir en tête du classement des buteurs (18 buts). Un de plus que son coéquipier sénégalais. Pour beaucoup de supporters carolos, il ne s'agissait pas d'une surprise. Bison, il était déjà dans leurs c£urs depuis la préparation qu'il avait marquée de son empreinte avant de rentrer dans le rang. En un mot, ce surnom correspond parfaitement à ce bloc de granit qui dégage, sur le terrain, une puissance phénoménale. Pourtant, cela ne fait qu'un an qu'on le surnomme de cette façon. Le nom vient d' Hervé Pierret, l'ancien directeur sportif de Virton. En Suisse, on l'appelait simplement Harlem alors que les Français lui préféraient le doux surnom de Nounours. " Dès mon premier entraînement, Michel Renquin, a repris le surnom et m'a appelé comme cela. Tout le monde a suivi ". Voilà pour la petite histoire. Avant de se forger un surnom, Gnohéré a bourlingué. De centre de formation en centre de formation, écumant ceux de Cannes, de Caen, où il fut renvoyé pour indiscipline et de Troyes. " A Cannes, je n'avais pas eu un bon comportement : une bagarre parce qu'on avait insulté ma famille. Quand j'ai vu la déception de mon père qui n'a pas dormi pendant trois jours suite à ce renvoi, j'ai compris que j'étais allé trop loin ". Point de salut au bout mais un exil en Suisse, dans les tréfonds des divisions inférieures. D'abord au Stade Lausanne (en D4) avant la campagne de La Tour-le-Pâquier (D3), le FC Bulle (D3) et UGS Genève (D3). Mais toujours pas de contrat pro au bout. Son salut viendra de la D3 belge. Un de ses anciens coéquipiers de Troyes, Jimmy Prempeh, le tuyaute. Il passe un essai avec Virton. C'est la fin du tunnel. Sous la houlette de Renquin, il casse la baraque. 23 buts et deuxième meilleur buteur de la série. " Virton cherchait un attaquant puissant. Et à partir de là, tout s'est enchaîné. Une saison extraordinaire... à part les cartons rouges ". Sur le terrain, il lui arrive de renverser tout sur son passage. Un coup de pied à un adversaire du White Star et c'est six matches de suspension dans la besace. Au total, il rata huit matches pour suspension. " J'étais trop nerveux. Je suis assez impulsif mais ce caractère m'a coûté assez cher. Notamment le titre de meilleur buteur de la série. A un moment, je me comportais comme un banlieusard. Je ne voulais pas me laisser marcher dessus. Mon père m'a toujours dit de me contenir en cas d'insultes. Et ça, je n'y arrivais pas. Autant une insulte raciste, comme cela s'est passé à Visé, ne me touche pas, autant je ne sais pas laisser passer une insulte qui concerne ma famille. Cette année, je me suis dit que je devais rester calme si je voulais réussir quelque chose. J'évite de m'énerver car au final, cela ne mène à rien. Je me suis beaucoup assagi. Je me dis que l'arbitre est là pour sanctionner les gestes fautifs. Ce n'est pas à moi de régler cela ". Cette première saison belge attire l'attention et c'est finalement à Charleroi qu'il décide de poser ses valises, l'été dernier. " J'avais d'autres possibilités en France. Eupen et Ostende s'étaient également manifestés. Tout comme La Louvière où le discours de Thierry Pister avait failli me convaincre. Finalement, j'ai opté pour Charleroi. Pour moi, il s'agissait de la meilleure possibilité d'épanouissement ". A l'époque, le Sporting vient de descendre en D2. L'atmosphère est délétère, les supporters en veulent toujours à Abbas Bayat, coupable selon eux d'avoir liquidé le club. " Moi, ce n'était pas mon problème. J'avais bien entendu des rumeurs et on m'avait dit que le président était parfois un peu bizarre mais il s'est toujours montré correct avec nous ". Pourtant, en début de saison, ni Jos Daerden, qui avait pourtant insisté pour sa venue, ni surtout Tibor Balog ne lui font confiance. Certains estiment qu'il n'a pas le niveau de la D2, d'autres qu'il manque de rythme. Et chacun de se retrouver sur un point : son poids. Jugé trop gros, on lui demande même de mincir. " Je prends vite du poids quand je ne suis pas en activité. Pour certains, je suis gros, pour d'autres, je suis bien. Quand j'étais à Virton, je faisais 100 kg mais je ne les sentais pas. Personne ne me les a d'ailleurs reprochés. Pourtant, quand je suis arrivé ici, on m'a conseillé de perdre du poids. Je me suis débarrassé de six kilos en faisant attention à ce que je mangeais. Je gardais toujours mon k-way pour transpirer à l'entraînement et cela a porté ses fruits sur le terrain. C'était nécessaire. Après j'en ai encore perdu deux et cela a coïncidé avec ma période de grâce ". Quelques kilos en trop mais également une division à digérer. " Je n'ai pas spécialement cravaché en début de saison. Si je n'ai pas éclaté plus tôt, c'est parce qu'on ne m'a pas forcément donné ma chance. Je jouais des bouts de matches. 15 minutes par-ci, par là. A Eupen, j'étais rentré trois minutes ! Un attaquant a besoin d'un minimum de confiance ". Ce manque de temps de jeu le poussa même à envisager un départ. A la trêve, il contacte Frank Defays, entraîneur de Virton, qu'il a côtoyé pendant la préparation et de qui il garde de bons souvenirs, pour parler transfert. " On me négligeait et je ne voyais pas ce que j'avais à faire ici. Defays m'a conseillé de m'accrocher. Je me suis dit que je n'étais plus amateur et que je devais m'arracher. J'ai beaucoup travaillé. Les jours sans entraînement, je partais courir. Je savais que je pouvais réussir mais on m'a fait douter de mes qualités. A un moment donné, je me suis dit - Soit j'ai perdu mes qualités, soit on ne voit rien ! Finalement, la roue a tourné et on a fait appel à moi pour le match de Tubize, puis directement après la trêve pour celui de Roulers ". S'ensuivirent des prestations trois étoiles. Deux buts contre le Brussels, deux contre Lommel, deux contre Wetteren, deux à Alost. Sans oublier les deux réalisations capitales face à Eupen, dont ce fameux but des deux poings : " J'ai tout de suite admis l'avoir mis de la main. Et si l'arbitre ne l'a pas vu, tant pis. Parfois, on met des buts valables et on nous siffle hors-jeu. Est-ce que je l'ai fait exprès ? Sincèrement non. J'ai d'abord voulu me protéger du gardien. Il m'a mis un coup dans le sternum qui me fait encore souffrir, et finalement j'ai touché le ballon du bras ". Voilà pour la plus litigieuse de ses 18 réalisations. " Quand je suis arrivé, on a douté de mon niveau. Aujourd'hui, en réalisant de telles performances, j'ai fait taire certains. Pourtant, terminer meilleur buteur de D2 m'a surpris. Je le dois sans doute à Dennis van Wijk. Quand il a débarqué, il m'a tout de suite dit que je pouvais décrocher ce titre et devenir un excellent joueur de D1. A partir de ce moment-là, j'ai pris confiance. Réussir en D1, ce serait bien. J'attends cette saison au plus haut niveau avec impatience ". Pour lui, ce sera l'occasion de montrer ses qualités (" je suis puissant, j'ai une grosse frappe de balle, je sais garder le ballon ") et d'améliorer ses points faibles (" mon jeu de tête et mon positionnement devant le but "). Et pas question de se laisser distraire par les incertitudes liées à un possible rachat du club. " Cela ne me concerne pas. Mon souci, c'est le football, le terrain. Je ne m'occupe pas de l'extra-sportif ". Aujourd'hui, il ne pense qu'à profiter d'un titre de champion. " Je pense qu'on s'est réconcilié avec nos supporters, très déçus par la relégation. En début de saison, on avait gagné 2-1 contre Tirlemont et il y avait encore des insultes. Mario Notaro nous avait expliqué toute la détresse de certains suite à la descente. Désormais, on croise dans la rue des gens heureux qui nous disent qu'ils vont reprendre un abonnement en D1. Grâce à nous, ils revivent. Mais, ce titre, on le leur doit aussi car ils nous ont particulièrement bien soutenus. A Lommel ou au Brussels, ils nous ont fait du bien. Sans eux, on ne gagnait pas ! On avait le meilleur public de D2 ". Avec un tel discours, on comprend comment Bison est devenu le chouchou du public. Tant à Virton qu'à Charleroi. Un statut d'idole locale et de buteur redouté. Il ne lui restait que la reconnaissance des siens. C'est désormais chose faite. " Récemment, mon père m'a avoué qu'il était fier de voir ce que j'avais réalisé cette saison ". Il a pu partir en vacances l'esprit tranquille... PAR STÉPHANE VANDE VELDE - PHOTOS: IMAGEGLOBE/ HAMERS" En devenant meilleur buteur, j'ai fait taire certains. "" Sans lui, on ne gagnait pas ! On avait le meilleur public de D2. "