Il y a deux ans, à la faveur de l'émission radio La 3e mi-temps, animée tous les lundis par Erik Libois sur Vivacité, de 19 à 20 heures, j'avais eu l'occasion de deviser longuement avec le président de Gand, Ivan De Witte, guest-star du programme ce soir-là. Et pour cause, car ses Buffalos tenaient déjà, à l'époque, le haut du pavé. Ce qui relevait quand même du miracle pour un club qui, quelques années plus tôt, accusait encore un passif de 23 millions d'euros !
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Il y a deux ans, à la faveur de l'émission radio La 3e mi-temps, animée tous les lundis par Erik Libois sur Vivacité, de 19 à 20 heures, j'avais eu l'occasion de deviser longuement avec le président de Gand, Ivan De Witte, guest-star du programme ce soir-là. Et pour cause, car ses Buffalos tenaient déjà, à l'époque, le haut du pavé. Ce qui relevait quand même du miracle pour un club qui, quelques années plus tôt, accusait encore un passif de 23 millions d'euros ! A la question de savoir s'il songeait éventuellement au titre, j'avoue que l'homme fort du club de Gentbrugge m'avait étonné en me répondant que c'était trop tôt. Comme si un sacre pouvait se refuser pour une entité créée en 1864 déjà. Même si, en ces temps héroïques, La Gantoise n'était alors qu'un simple cercle de gymnastique. Mais De Witte n'en démordait pas : seul le déménagement vers la Ghelamco Arena, en construction à ce moment-là, allait pouvoir permettre un jour aux Bleu et Blanc, d'après lui, de s'éveiller à de plus nobles ambitions. Aujourd'hui, c'est chose faite. Et le moins que l'on puisse écrire, c'est que le grand manitou n'avait pas tort. Avec 9000 personnes de moyenne dans son ancien stadeJulesOtten, une Gantoise championne aurait, à coup sûr, suivi le même chemin qu'un club de niveau similaire, comme le Lierse, dépouillé de ses plus beaux atours après son titre en 1997. Et qui n'a plus fait que piquer du nez depuis, tant au niveau sportif qu'en matière de trésorerie. Un constat qui ne vaut pas pour Gand qui, lui, baigne dans l'opulence à présent, fort d'une arène flambant neuve qui déplace les foules. Comme lors de la visite récente d'Anderlecht, quand la Ghelamco Arena afficha pour la première fois sold-out. C'est fou, en tout cas, comme un nouveau refuge ou un stade relifté peut doper la masse. La preuve quelques kilomètres plus loin à peine, à Lokeren. Les Waeslandiens, à leur époque de gloire, dans les années 80, avec des noms comme Wlodek Lubanski, Preben Larsen ou Arnor Gudjohnsen, n'attiraient guère plus de 5000 personnes à Daknam. Aujourd'hui, suite à la modernisation de leur enceinte, les Jaune-Blanc-Noir, avec une phalange composée de moins de stars que jadis, à l'évidence, frisent pourtant un average de 9000. Et tout porte à penser qu'il n'en ira pas autrement, désormais, pour Zulte Waregem, qui vient d'inaugurer sa nouvelle tribune face à Gand. Dans un stade plein pour la première fois depuis longtemps : 11.000 personnes. Des exemples à méditer... PAR BRUNO GOVERS