Le RCS Verviétois est actuellement en proie à quelques problèmes sportifs vu qu'il occupe le bas du classement de la Promotion D. Mais ce n'est pour inquiéter exagérément la direction car le club s'est enfin presque sorti d'une situation financière délicate. Philippe Colette, secrétaire général, nous en dresse le bilan et évoque également l'aspect sportif du club et ses projets.
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Le RCS Verviétois est actuellement en proie à quelques problèmes sportifs vu qu'il occupe le bas du classement de la Promotion D. Mais ce n'est pour inquiéter exagérément la direction car le club s'est enfin presque sorti d'une situation financière délicate. Philippe Colette, secrétaire général, nous en dresse le bilan et évoque également l'aspect sportif du club et ses projets. " A la base, c'est l'asbl Royal Club Sportif Verviétois qui gérait le club, qui évoluait au stade Panorama. Franz Farine injectait de l'argent et était animé d'une volonté de développement mais elle était quelque peu anarchique. En 1999, un gros différend au niveau des infrastructures s'est créé entre ce dernier et la Ville de Verviers. Par conséquence, le club a fusionné avec Dison Sport à l'époque en 2e Provinciale liégeoise et déménagé dans les installations de ce club. Verviers est alors descendu en Promotion. Après deux ans, un énorme trou financier a été creusé. Le club comptait un passif de 1,2 millions d'euros et a de ce fait été mis en liquidation. Dans ce passif, il y avait un million de dettes civiles et 200.000 de dettes fédérales. Verviers était quasiment exsangue. En 2000, suite aux élections, Claude Desama est devenu bourgmestre. Il est apparu chez lui une volonté que le club joue à nouveau à Verviers et change d'équipe dirigeante. Farine était décédé entre-temps. Pour éviter la radiation, les dettes fédérales ont été payées par un premier emprunt obtenu par la Ville de Verviers. Une nouvelle asbl Royal Cercle Verviétois a aussi été créée. Début mars 2002, une nouvelle direction a été formée. Mais les dettes civiles étaient toujours présentes. Et le problème de reprise du matricule également. Un rendez-vous a donc été pris avec l'Union belge. Il en a résulté que pour juin 2003, un dossier de cession de matricule devait être rentré. Deux solutions se sont donc présentées. Soit, on acceptait et de ce fait on reprenait les dettes civiles. Soit on refusait et on descendait en 1ere Provinciale avec, au début du championnat, 9 points négatifs, c'est-à-dire 3 points par tranche. Un débat interne a dès lors été orchestré pour savoir si oui ou non, on allait reprendre le passif. Finalement, la réponse fut positive. Des tractations au cas par cas et par avocats superposés ont dès lors été entamées. On a réussi à atteindre un montant bien inférieur au million dû précédemment. Et le 12 juin 2003, le dossier était clôturé. Le matricule 8 était donc repris. Par la suite, on a dû effectuer un deuxième emprunt également grâce à la Ville de Verviers. Dorénavant, on est clean par rapport à l'Union Belge. Une gestion bancaire saine est respectée et cautionnée par la Ville. La présidente Magali Piérard n'a pas pris part aux négociations de reprise du matricule. C'est Christian Pieroni et moi qui nous en sommes occupés. Celui-ci a été nommé président mais son manque d'expérience lui a fait jeter l'éponge après un an. La vice-présidente en la personne de Magali Piérard est donc montée au premier rang. Elle est jeune et occupe une position de circonstance. En son statut d'avocate, elle a beaucoup travaillé sur le dossier de reprise du matricule ". " Au niveau des infrastructures, le club est revenu à Verviers. Il évolue non pas au stade Panorama mais au Stade Communal de Buelmont. Celui-ci est encore en transformation et comportera une nouvelle cafétéria, 170 business seats au premier étage, un restaurant de 150 places au deuxième et une conciergerie au troisième. Ces étages seront reliés par des ascenseurs. Tout ceci est indispensable car le Panorama tombe en ruine. Il va aussi être rénové pour en faire un site d'entraînement. La tribune ancestrale a été démolie au grand dam de certains. Le terrain A va être éclairé. Le tout réalisé toujours aux frais de la Ville. Le RSC Verviétois compte 15 équipes et il faut donc se procurer de la place car il n'y a que la Première et une équipe de Juniors qui évoluent à Buelmont. Le Panorama se fait donc petit. On a aussi un projet de création d'un complexe de jeunes à Joncqueu. C'est la raison de l'engagement de Benoît Thans. Il a été contacté pour jouer un rôle de consultant. Son expérience et ses contacts professionnels nous sont d'une grande aide. En fait, il est officieusement presque manager. Il a dans ses prérogatives la problématique des infrastructures. Il traite avec les promoteurs pour les besoins matériels du futur complexe et du Panorama. Il est aussi confronté à une demande émanant de la Ville d'organisation d'événements sportifs. Il est aussi conseiller auprès de la direction. L'objectif sportif du club n'est pas la D1 mais bien de joindre au minimum la D3 dans les cinq ans. Il faut absolument un club phare pour relancer le foot dans la région. Personnellement, je ne pense pas qu'Eupen puisse tenir ce rôle. Il nous faut donc trouver une, deux ou trois personnes du monde économique de la région prêtes à utiliser leurs contacts pour trouver des fonds. Le RCS Verviétois doit passer à l'étape suivante. Un développement économico-financier s'impose. Ces personnes doivent savoir que le club est désormais stabilisé ". " Au niveau sportif, on occupe une position délicate. On ne s'attendait pas à être si bas ni à monter comme certains l'ont laissé entendre. Une chose est sûre : on mérite mieux que notre place. On a battu La Calamine (1-0) et Woluwe (1-0) à la régulière. En fait, c'est une série surprenante. On est meilleur lorsqu'on est confronté à des équipes jouant réellement au foot. Nous ne possédons pas le noyau adapté à ce type de jeu. Cette saison, on ne peut évidemment pas se permettre de descendre. De nombreuses blessures nous ont beaucoup désavantagés. Il y a aussi une autre raison qui explique notre classement. On comptait beaucoup sur l'apport de Ronald Foguenne mais il s'est malheureusement blessé très vite. C'est un lourd handicap. Notre noyau comporte d'autres anciens sociétaires de l'élite : Jean-François Lecomte, Geert Knapen et Stéphane Molnar. Raphaël Miceli nous a beaucoup déçu et est donc parti. Malgré son talent phénoménal, il n'avait plus la motivation. En Promotion, il faut des mangeurs de gazon. Cinq nouveaux joueurs ont été transférés durant le mercato. Des juniors ont également été lancés. Il y a amplement moyen qu'on se sauve. Nos prochains adversaires sont Lessines-Ollignies, Arlon et Bas-Oha. Ce n'est pas extrêmement fort... " Tim Baete" On veut la D3 dans les cinq ans : il faut un CLUB PHARE DANS LA RéGION "