Bart Goor a participé à tous les matches de qualification des Diables. Le sélectionneur répète qu'il couche son nom en premier sur sa liste. "Après la Croatie, on a suggéré qu'il fallait du changement. Personnellement, je n'ai jamais été en proie au doute. J'estime n'avoir jamais livré de véritable mauvaise prestation en tant que Diable Rouge. Et même si j'ai eu des matches moindres, je n'ai jamais été le plus mauvais. Il m'est arrivé d'être moyen. Dans ce cas, mes dribbles n'aboutissent peut-être pas mais je peux m'appuyer sur mon abattage. Je travaille", explique Bart Goor.
...

Bart Goor a participé à tous les matches de qualification des Diables. Le sélectionneur répète qu'il couche son nom en premier sur sa liste. "Après la Croatie, on a suggéré qu'il fallait du changement. Personnellement, je n'ai jamais été en proie au doute. J'estime n'avoir jamais livré de véritable mauvaise prestation en tant que Diable Rouge. Et même si j'ai eu des matches moindres, je n'ai jamais été le plus mauvais. Il m'est arrivé d'être moyen. Dans ce cas, mes dribbles n'aboutissent peut-être pas mais je peux m'appuyer sur mon abattage. Je travaille", explique Bart Goor. "Le match amical en Finlande ne fut guère brillant. D'après moi, c'est parce qu'une série de joueurs cherchaient leur place dans leur nouvelle équipe. Du coup, l'émoi a été grand avant la visite de l'Ecosse. Tout compte fait, ce n'était peut-être pas plus mal. En Croatie, la volonté de gagner était trop vive. Nous nous étions mieux préparés qu'avant l'Ecosse mais tout s'est déroulé comme il ne fallait pas! Trop de pertes de balles, les plus simples passes qui n'aboutissaient pas, pas d'occasions de but... Tout le monde a alors dit: -Aïe, dire que la Tchéquie a étrillé la Bulgarie 6-0. Nous étions passés à un cheveu de la qualification directe. C'est tout juste si nous n'étions pas au comptoir d'enregistrement pour le Japon. Le fait que la presse ait monté la Tchéquie en épingle ne m'a pas gêné. Ça n'a pas eu d'effet négatif. La Belgique n'est jamais meilleure que quand elle est le challenger". Le match retour à Prague lui rappelle le Belgique-Turquie de l'EURO 2000. "Le début a été pénible, exactement comme contre les Turcs. Heureusement, une fois lancés, nous avons conservé notre rythme sans trop de peine. Les Tchèques ont commencé à douter, leurs joueurs si fin techniciens ont procédé par longs ballons. Je m'attendais à un deuxième assaut mais ils s'étaient grillés, comme nous contre la Turquie. La Croatie était plus forte que la Tchéquie. Celle-ci alignait des joueurs qui étaient mal dans leur peau. A plusieurs reprises, j'ai vu Rosicky livrer des duels très durs et même donner des coups". Cette année, le sélectionneur s'est plaint de la baisse de rythme, de la qualité moindre du jeu, du nombre croissant de maladresses. Goor: "Il a raison de se plaindre, nous avons perdu trop de ballons. Mais une équipe ne peut tout simplement pas évoluer constamment au même niveau". Il relève un élément important: la largesse du noyau. Goor: "Il est assez important pour compenser le forfait de certains joueurs. Bob a émergé contre St-Marin, Timmy contre la Tchéquie, Van Buyten en Ecosse, Wesley à la fin... Peut-être jouons-nous avec un peu moins de talent mais nous affichons d'autres qualités. On n'arrête pas de dénigrer le football belge, qui offre un si piètre spectacle... Pourtant, nous sommes toujours au rendez-vous". Quelles leçons retient-il de l'EURO 2000, à quelques mois du Japon? Goor: "La chaleur a un impact négatif mais il paraît que ce sera la saison des pluies. Le problème sera donc moins aigu. Nous devons rester calmes dans notre approche, en nous rappelant le match contre la Turquie. Sinon, il n'y a pas grand-chose à modifier. Nous devons jouer à notre façon". Il va falloir vivre en groupe, loin de chez soi... Goor: "Je pense que ce sera facile avec ce groupe. Il est soudé, personne ne pète les plombs ni ne s'épanche en déclarations intempestives. C'est peut-être frustrant pour la presse, qui n'a pas de bons mots à se mettre sous la plume. Notre groupe a progressé ensemble pendant deux ans et il ne sera pas facile de le déstabiliser". Goor estime que Waseige a apporté à l'équipe un calme qui selon lui s'était évanoui à l'époque de Georges Leekens. "Il nous a insufflé la confiance. Nous savions ceci: -On peut jouer un match moins bon sans voler dehors la fois suivante. Quand il y était obligé, il a procédé à des changements au sein-même de son noyau. Ainsi, personne ne s'est énervé. Franchement, j'attends beaucoup de ce groupe, y compris dans notre vie en commun au Japon".