Dans un football où les chiffres semblent parfois avoir pris le pouvoir, il est quelques fois difficile de classer ceux qui brillent surtout dans les colonnes des tableaux statistiques et ceux qui ont un impact impalpable sur le jeu. Et puis, il y a les joueurs comme Noa Lang, qui font un peu tout à la fois. Parce qu'en quelques mois, le Néerlandais n'est pas seulement devenu l'un des joueurs les plus décisifs du championnat. Il est aussi, et surtout, l'un de ceux qui magnétisent le ballon, et qui obligent l'oeil à se concentrer sur chacune de ses touches de balle, souvent synonymes de danger imminent.
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Dans un football où les chiffres semblent parfois avoir pris le pouvoir, il est quelques fois difficile de classer ceux qui brillent surtout dans les colonnes des tableaux statistiques et ceux qui ont un impact impalpable sur le jeu. Et puis, il y a les joueurs comme Noa Lang, qui font un peu tout à la fois. Parce qu'en quelques mois, le Néerlandais n'est pas seulement devenu l'un des joueurs les plus décisifs du championnat. Il est aussi, et surtout, l'un de ceux qui magnétisent le ballon, et qui obligent l'oeil à se concentrer sur chacune de ses touches de balle, souvent synonymes de danger imminent. Les Brugeois l'ont bien compris. Ce n'est pas un hasard si, lors du match au sommet face à Genk, personne sur la pelouse du Jan Breydel n'a fait mieux que ses 98 ballons joués. Même quand Hans Vanaken et ses deux Souliers d'Or foulent le terrain, le Diable rouge n'est plus la cible systématique des ballons que le Club veut transformer en occasions. Confier la balle à Lang, c'est à la fois une manière d'augmenter la certitude dans les rangs bleus et noirs, mais aussi de semer l'incertitude dans ceux de l'adversaire. Il faut dire que ceux-ci commencent à être prévenus. Que parvenir à boucler un match sans action décisive réalisée par l'ancien de l'Ajax relève presque du miracle. En janvier, seuls les Côtiers d' Alexander Blessin ont réussi cette prouesse. Dans les cinq autres matches disputés au cours de ce mois aux allures de marathon, Noa Lang a laissé une trace au marquoir en plus de l'avoir fait sur le terrain. L'année commence sur les chapeaux de roue au Stayen, même si le premier but marqué sur le sol belge par Bas Dost vole la vedette à son compatriote, auteur du 0-2 sur une reprise pleine de style. Dans la foulée, c'est le Beerschot qui paie l'addition pour la dernière d' Hernán Losada sur le banc de touche des Rats de la Métropole. Un but et une passe décisive, tarif sévère qui laisse présager une forme olympique à l'approche des trois arrivées au sommet de la fin du mois. Face à Genk, Lang plonge avec délice dans la profondeur sur un service de Clinton Mata et sert Dost sur un plateau pour ouvrir le score, avant de piquer un ballon savamment calibré par-dessus la défense du Racing pour offrir le but de la victoire à Brandon Mechele. Dans le derby brugeois, il se mue cette fois en buteur, pour renverser définitivement la situation suite à l'ouverture du score du Cercle. D'abord passeur, puis buteur, le Néerlandais combine les deux pour finir en beauté contre le Standard. Quatre buts et quatre passes décisives, pour un mois bouclé avec six victoires en six matches. Que peut encore faire la concurrence, à part attendre désespérément la fin de l'ouragan?