Niki Terpstra l'a reconnu : il a pleuré. Pas après le Tour des Flandres mais à l'issue de son succès au Samyn. Ce premier triomphe venait après une année de chutes et de maux, sans le moindre succès. Par-dessus le marché, le Néerlandais a encore failli au récent Circuit Het Nieuwsblad, toujours hanté par la peur. Il n'a pas réagi dans les moments cruciaux et a terminé 52e, ce qui lui a valu une volée de bois vert de la direction de l'équipe.

C'est pour ça qu'au Samyn, à cent kilomètres de l'arrivée, il a tenté un coup avec Quick-Step, une envolée qu'il a ponctuée d'un solo. C'était le début d'une résurrection qui s'est poursuivie à l'E3 Harelbeke, au terme d'un one-man-show encore plus impressionnant, et au Ronde. Terpstra a combiné forme, intelligence et passion néerlandaise. Encore en solitaire. C'est déjà ainsi qu'il avait remporté les championnats des Pays-Bas (2012), A Travers la Flandre (2012 et 2014), Paris-Roubaix (2014) et Le Samyn (2016).

Une riche collection pour un amateur d'attaques. En catégories d'âge et durant ses premières années pro, ses multiples démarrages hara-kiri, parfois menés dès le départ, lui ont valu des moqueries. Parfois, ses collègues l'ont retenu par le maillot. Tom Boonen a même souvent maudit le Néerlandais avant qu'il signe chez Quick-Step. " Niki enfreignait les règles du peloton. Ce n'est pas comme ça qu'on se fait apprécier. "

C'est typique de Terpstra : il n'a pas l'instinct grégaire, il préfère choisir lui-même sa voie. Une voie parallèle, dès les équipes de jeunes. Il n'a pas fait ses classes chez Rabobank, qui le trouvait trop léger, mais en Allemagne, chez Milram. C'est sous ce maillot qu'en 2008, à 23 ans, il a terminé 14e du... Tour des Flandres.

En 2010, Terpstra a balayé l'équipe Rabobank au championnat des Pays-Bas mais c'est au Mondial de Geelong qu'il a vraiment éclaté. Après une attaque dans le dernier kilomètre, il a échoué à 300 mètres du maillot arc-en-ciel. Le premier sms qu'il a reçu ensuite venait de Patrick Lefevere : " Bien roulé ! ", a écrit celui-ci, charmé par une telle audace.

L'amour était réciproque. Il pouvait gagner beaucoup plus chez Vacansoleil mais il a signé chez Quick-Step. Gamin, la domination du grand Mapei le fascinait. Et voilà qu'il pouvait devenir membre de l'équipe de Lefevere, dont le leitmotiv est Vincere Insieme (gagner ensemble). " Je vais souvent devoir rouler au service de Boonen mais je pourrai peut-être marquer des points une fois ou l'autre. "

Et même plusieurs fois. Grâce à un caractère en acier trempé et à un corps qu'il a aminci cet hiver en diminuant ses séances de fitness. Parfois, Terpstra partait dès potron-minet, dans l'obscurité, avec son copain Laurens Ten Dam ou derrière le vélomoteur de son amie Ramona, son soutien indéfectible.

C'est ainsi que le projectile incontrôlable s'est mué en gagneur. Avec une recette qui a fait ses preuves : une attaque irrésistible, bien pensée, en solitaire, dans le Kruisberg. Tom Boonen avait prédit ce triomphe. Entre-temps, il est vrai, il avait appris à apprécier Niki...

Niki Terpstra l'a reconnu : il a pleuré. Pas après le Tour des Flandres mais à l'issue de son succès au Samyn. Ce premier triomphe venait après une année de chutes et de maux, sans le moindre succès. Par-dessus le marché, le Néerlandais a encore failli au récent Circuit Het Nieuwsblad, toujours hanté par la peur. Il n'a pas réagi dans les moments cruciaux et a terminé 52e, ce qui lui a valu une volée de bois vert de la direction de l'équipe. C'est pour ça qu'au Samyn, à cent kilomètres de l'arrivée, il a tenté un coup avec Quick-Step, une envolée qu'il a ponctuée d'un solo. C'était le début d'une résurrection qui s'est poursuivie à l'E3 Harelbeke, au terme d'un one-man-show encore plus impressionnant, et au Ronde. Terpstra a combiné forme, intelligence et passion néerlandaise. Encore en solitaire. C'est déjà ainsi qu'il avait remporté les championnats des Pays-Bas (2012), A Travers la Flandre (2012 et 2014), Paris-Roubaix (2014) et Le Samyn (2016). Une riche collection pour un amateur d'attaques. En catégories d'âge et durant ses premières années pro, ses multiples démarrages hara-kiri, parfois menés dès le départ, lui ont valu des moqueries. Parfois, ses collègues l'ont retenu par le maillot. Tom Boonen a même souvent maudit le Néerlandais avant qu'il signe chez Quick-Step. " Niki enfreignait les règles du peloton. Ce n'est pas comme ça qu'on se fait apprécier. " C'est typique de Terpstra : il n'a pas l'instinct grégaire, il préfère choisir lui-même sa voie. Une voie parallèle, dès les équipes de jeunes. Il n'a pas fait ses classes chez Rabobank, qui le trouvait trop léger, mais en Allemagne, chez Milram. C'est sous ce maillot qu'en 2008, à 23 ans, il a terminé 14e du... Tour des Flandres. En 2010, Terpstra a balayé l'équipe Rabobank au championnat des Pays-Bas mais c'est au Mondial de Geelong qu'il a vraiment éclaté. Après une attaque dans le dernier kilomètre, il a échoué à 300 mètres du maillot arc-en-ciel. Le premier sms qu'il a reçu ensuite venait de Patrick Lefevere : " Bien roulé ! ", a écrit celui-ci, charmé par une telle audace. L'amour était réciproque. Il pouvait gagner beaucoup plus chez Vacansoleil mais il a signé chez Quick-Step. Gamin, la domination du grand Mapei le fascinait. Et voilà qu'il pouvait devenir membre de l'équipe de Lefevere, dont le leitmotiv est Vincere Insieme (gagner ensemble). " Je vais souvent devoir rouler au service de Boonen mais je pourrai peut-être marquer des points une fois ou l'autre. " Et même plusieurs fois. Grâce à un caractère en acier trempé et à un corps qu'il a aminci cet hiver en diminuant ses séances de fitness. Parfois, Terpstra partait dès potron-minet, dans l'obscurité, avec son copain Laurens Ten Dam ou derrière le vélomoteur de son amie Ramona, son soutien indéfectible. C'est ainsi que le projectile incontrôlable s'est mué en gagneur. Avec une recette qui a fait ses preuves : une attaque irrésistible, bien pensée, en solitaire, dans le Kruisberg. Tom Boonen avait prédit ce triomphe. Entre-temps, il est vrai, il avait appris à apprécier Niki...