COACH - Stephen Keshi

Celui qui accepte le job sait à quoi s'attendre. Ça ne me dérange pas. Heureusement, beaucoup de gens nous soutiennent. Il n'y a qu'un petit clan qui essaie de déséquilibrer l'équipe, d'empoisonner l'ambiance et de l'empêcher de fonctionner. Nous savons qui oeuvre contre nous. J'ai vécu ça comme joueur et maintenant comme coach. Nous ignorons ces personnes et nous occupons de ce qui peut aider l'équipe nationale à aller de l'avant.
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Celui qui accepte le job sait à quoi s'attendre. Ça ne me dérange pas. Heureusement, beaucoup de gens nous soutiennent. Il n'y a qu'un petit clan qui essaie de déséquilibrer l'équipe, d'empoisonner l'ambiance et de l'empêcher de fonctionner. Nous savons qui oeuvre contre nous. J'ai vécu ça comme joueur et maintenant comme coach. Nous ignorons ces personnes et nous occupons de ce qui peut aider l'équipe nationale à aller de l'avant. Je suis encore jeune pour ce poste, à 52 ans. Je continue à apprendre mon métier tout en étant fier de ce que j'ai déjà réalisé. Quand d'autres évoquent le stress ou demandent si je ressens davantage de pression, je ne puis que répondre qu'il y a trois possibilités en football : gagner, perdre ou faire match nul. Quoi qu'il arrive, on doit continuer. Le peuple a toujours attendu beaucoup de nous et nous observe encore plus depuis que nous sommes champions d'Afrique. Nous ne paniquons pas. Je me concentre sur mon boulot et sur les joueurs. Nous continuons à construire mais je ne prends jamais de risques. Certains ont peut-être moins d'expérience ou ne sont pas encore des noms mais je sais de quoi ils sont capables. Je cherche avant tout des footballeurs intelligents car ils prennent les bonnes décisions sur le terrain, et des joueurs qui détestent perdre. Avec des éléments comme ça, on peut travailler. Ils doivent s'amuser tout en voulant gagner. Quand je jouais, j'aimais l'attaque. Après un match, il faudrait que les spectateurs puissent dire qu'ils ont apprécié la manière dont mon équipe a joué : avec intelligence et plaisir.Bon à savoirIl s'appelle en réalité John Michael Nchekube Obinna. En langage igbo, Nchekube signifie " espoir " et Obinna " coeur du père ". Il a été repéré au pays lors d'un trial réunissant 3000 jeunes et a été incorporé au sein de la Pepsi Football Academy. En 2004, il a rejoint une autre Academy : celle de l'Ajax Cape Town. Il a été sacré 2e meilleur joueur du Mondial des U20 en 2005 et a été transféré dans la foulée à Lyn Oslo. En 2006, Chelsea et Manchester United se sont battus devant les tribunaux pour obtenir son concours. Les Londoniens ont eu gain de cause mais ont dû dédommager les Mancuniens à hauteur de 12 millions de livres et les Norvégiens à hauteur de 4 millions. Sélectionné pour le Mondial 2010, il avait dû déclarer forfait in extremis en raison d'une blessure à la cheville et été remplacé par Brown Ideye. La Coupe du Monde 2014 sera donc sa première. Il a remporté la Coupe d'Afrique des Nations 2013 avec les Super Eagles. Il a été désigné meilleur joueur de la saison à Chelsea en 2007 et 2008. Le 12 août 2011, son père, Michael Obi, a été kidnappé. Dix jours plus tard, il a été retrouvé à Kano et ses ravisseurs ont été capturés. " Je continue à apprendre mon métier. "