1 Quand rejoueras-tu pour Gand ? En janvier, en juillet ou plus jamais ?

Ni en janvier ni en juillet. Je suis lié au Zenit pour deux ans et demi et je ne pense pas revenir en Belgique cet été. Mon objectif est de jouer le plus longtemps possible pour le Zenit ou une autre formation du top étrangère. Je ne pense pas que le Zenit me laisserait partir gratuitement, pour services rendus, et la somme qu'il demanderait serait de toute façon impayable pour un club belge.
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Ni en janvier ni en juillet. Je suis lié au Zenit pour deux ans et demi et je ne pense pas revenir en Belgique cet été. Mon objectif est de jouer le plus longtemps possible pour le Zenit ou une autre formation du top étrangère. Je ne pense pas que le Zenit me laisserait partir gratuitement, pour services rendus, et la somme qu'il demanderait serait de toute façon impayable pour un club belge. Il y a eu un bref contact informel avec Gand l'été dernier et quelques autres clubs se sont intéressés à moi. C'était logique, puisque je ne jouais pas. En tout cas, je ne regrette absolument pas de ne pas avoir signé à Sunderland, quand je vois son classement. Je suis heureux d'avoir serré les dents et retrouvé ma place ici, même si je ne sais pas comment la situation va évoluer. Notre entraîneur a annoncé son départ au terme de la saison et on ne sait jamais ce qu'un nouveau voudra. Je ne recommande aucun entraîneur. Ce n'est pas aux joueurs à le faire. Gand nous a battus, ce qui veut dire que son système fonctionne. Peu d'équipes adoptent cette tactique, une sorte de 3-4-3. Il faut avoir des joueurs spécifiques : des coureurs, des avants qui travaillent et des extérieurs qui permutent aisément. On ne peut pas appliquer cette recette à tous les noyaux. Elle ne fonctionne pas si quelques vedettes refusent de courir et de travailler. Hein a un groupe gentil et il tient bien ses joueurs. Par personne car je continue à suivre le football belge. L'entrejeu est fort, avec Kums et Neto qui distribuent bien le jeu et des joueurs qui changent facilement de flanc. D'une passe, ils obligent l'adversaire à franchir 40 mètres. C'est un système difficile à contrer, surtout que, de notre côté, quelques titulaires étaient absents. J'ai trouvé Depoitre bon. Difficile à neutraliser. Je le reconnais, il m'a fait souffrir. J'ai déjà joué contre de moins bons attaquants, qui évoluaient pour des clubs plus cotés. Depoitre est embêtant : il vous harcèle, sans vous accorder un instant de répit. C'était le meilleur attaquant de nos trois adversaires en phase de poules. Quand le rouble chute, les clubs ont moins de dollars et d'euros pour enrôler des ténors. En plus, maintenant, ils sont obligés d'aligner cinq Russes par match, peut-être six la saison prochaine. Aucun club n'émerge comme les saisons précédentes. On peut perdre des points contre n'importe qui. L'année dernière, la plupart de nos adversaires essayaient de jouer contre nous mais maintenant, ils sont à dix derrière le ballon et misent sur le contre. A ce niveau, il faut surtout savoir travailler avec des vedettes. Même si vous êtes fort tactiquement, vous échouez si vous vous heurtez aux joueurs importants, dont vous avez besoin sur le terrain. Il faut également être capable de proposer des entraînements variés et de bien les doser. Les grands clubs voyagent beaucoup. Entre les déplacements, les mises au vert et les matches, il reste peu de temps pour s'entraîner. Un coach de l'élite doit pouvoir faire beaucoup de choses en peu de temps. Ce qu'il ne doit surtout pas faire, c'est essayer de tout changer quand il arrive quelque part. Il doit trouver le juste équilibre entre ses souhaits et son adaptation à ce qui est déjà présent. Peu d'entraîneurs ont ce don. Il est nettement plus facile d'entraîner un club de niveau moins élevé. PAR GEERT FOUTRÉ" J'ai souffert contre Depoitre, je l'avoue. " NICOLAS LOMBAERTS