Nico Van Kerckhoven (33 ans) a signé pour une saison au Borussia Mönchengladbach. Il s'est lui-même installé aux alentours du nouveau stade. Il n'est plus très éloigné de la Belgique, où il revient plus souvent que pendant ses six ans à Schalke 04. Jeudi, il a assisté au match Beveren-Stuttgart. Après un début difficile, Van Kerckhoven a été aligné dès le coup d'envoi quelques fois mais n'est pas un titulaire incontesté.
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Nico Van Kerckhoven (33 ans) a signé pour une saison au Borussia Mönchengladbach. Il s'est lui-même installé aux alentours du nouveau stade. Il n'est plus très éloigné de la Belgique, où il revient plus souvent que pendant ses six ans à Schalke 04. Jeudi, il a assisté au match Beveren-Stuttgart. Après un début difficile, Van Kerckhoven a été aligné dès le coup d'envoi quelques fois mais n'est pas un titulaire incontesté. Nico Van Kerckhoven : Je ne le regrette certainement pas. Je suis bien accepté par tout le monde. Ce n'est que le troisième club de ma carrière. Je n'ai donc pas l'habitude de déménager. Je n'ai pas encore reçu autant de chances de jouer que je le pensais. Depuis quelques semaines, je suis dans le onze de base parce que Christian Ziege a été opéré. Pendant les cinq premiers matches, je n'ai eu droit qu'à des entrées au jeu. Une fois, j'ai entamé le match pour remplacer un collègue suspendu puis j'ai rongé mon frein jusqu'au forfait de Ziege. Cependant, je ne ferai de bilan qu'au terme de la saison. Mes entretiens avec le manager et l'entraîneur m'avaient appris qu'on ne m'offrirait pas ma place en cadeau. Il y avait deux options : sur l'aile gauche de la dernière ligne ou à gauche au sein de la défense centrale. La saison passée, ça m'avait bien réussi à Schalke avec Jupp Heynckes. Peu après ma signature, 'Gladbach a engagé Ziege pour le flanc gauche. J'ai compris qu'on ne l'avait pas embauché pour le mettre sur le banc. Ce qui est fou, c'est que je n'ai encore jamais joué à la position où on comptait le plus sur moi, dans l'axe défensif gauche. Pendant la préparation, je me suis cassé le nez, ce qui m'a contraint à faire l'impasse sur plusieurs matches. L'entraîneur m'a dit qu'il voulait maintenir sa confiance au duo de l'an dernier, dans un premier temps, et que je devais patienter. Je ne fais pas de problèmes. Je n'ai plus 20 ans. Jamais je n'avais obtenu de garanties, après tout, et je sais à quel point tout va vite en football. A part ma première saison à Schalke, je n'ai pas souvent figuré dans cette équipe type d'avant saison mais je suis toujours revenu dans le onze. On ne forge pas sa sélection par la presse mais sur le terrain. Je ne rajeunis pas. Je dois rester concentré pour atteindre mon niveau. C'est plus facile quand je joue chaque semaine que quand je dois faire mes preuves d'un coup. A la vitesse d'exécution. Je n'ai plus mes jambes de 25 ans. Je dois apprendre à mieux estimer les situations de jeu. Si je pique un sprint contre Emile Mpenza, il est clair que je suis battu. Il y a cinq ans, ce n'était pas le cas. Je dois donc éviter ce genre de problème et anticiper. Il nous laisse beaucoup de liberté. On rit plus qu'à Schalke, où le sérieux de Heynckes avait gagné les joueurs, au point que ce n'était plus du tout agréable. Holger Fach est encore jeune et a beaucoup à apprendre. Parfois, on a l'impression qu'il ne sait pas trop quoi faire. Alors, il parle beaucoup avec Ziege. Beaucoup moins que le Schalke de la saison dernière. Nous avons un Ziege, un Oliver Neuville mais au total, 20 joueurs de bon niveau, contre 30 à Schalke. La pression est moins forte. Je ne sais pas si je vais rempiler pour un an, jouer en Belgique ou arrêter. Parfois, après un moins bon entraînement, je pense à arrêter. Je prendrai ma décision en fin de saison. Je ne voudrais pas raccrocher trop tôt alors que j'exerce le plus beau métier du monde. par Raoul De Groote, Geert Foutré et Mathias Stockmans