Birmingham City a bien digéré la transition entre la First Division et la Premier League. Et se trouve dans le ventre mou, au tiers du championnat.
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Birmingham City a bien digéré la transition entre la First Division et la Premier League. Et se trouve dans le ventre mou, au tiers du championnat. Nico Vaesen (33 ans): En effet, tout le monde est content, surtout que nous avons déjà affronté de grandes équipes, comme Arsenal, Leeds et Liverpool. Les prochaines semaines vont être déterminantes car nous jouons contre des adversaires qui sont normalement à notre portée. Les commentaires sont élogieux, même de la part de la télévision.Nous sommes rapidement parvenus à former un vrai bloc sur le terrain. Si nous conservons ce style de jeu, nous sommes en mesure de devenir un excellent pensionnaire du ventre mou. Ceci dit, il ne faut pas s'attendre à nous voir menacer le top-cinq. Avant tout, il faut doubler notre total de points. Nous n'avons pas de Beckham ni d'Owen mais des footballeurs qui n'économisent pas leurs efforts et qui jouent leur chance à fond.Vous vous êtes adapté à la Premier League plus facilement que vous ne le pensiez?Nous en avons quand même payé le prix. Lors du match d'ouverture contre Arsenal, les moindres erreurs ont été sanctionnées. La vitesse d'exécution est supérieure. Les grandes équipes se distinguent en jouant en un temps. Nous avons dû abandonner notre trio défensif pour en revenir à notre 4-4-2 habituel. Depuis, tout va bien. La victoire contre Leeds nous a fait beaucoup de bien. Notre confiance en nos moyens a grimpé. Elle a pris un virage à 180 degrés!Vous affrontez chaque week-end des vedettes. Quelle équipe vous impressionne le plus?Arsenal, sans le moindre doute. Thierry Henry et Sylvain Wiltord nous ont fait mal. En première période, ils nous ont rendus fous mais à 2-0, ils ont relâché leurs efforts. éa nous a sauvés d'une correction. Ils gelaient le jeu et l'accéléraient quand ils le voulaient. Déjà dans le couloir, ils m'ont impressionné. Ce sont de fameux athlètes.Comment vivez-vous ces matches?Comme l'entraîneur nous le répète chaque semaine, avant que nous ne montions sur le terrain: profitez de chaque moment. Je suis heureux de connaître ça: c'est un des meilleurs championnats du monde, avec de vraies vedettes et des stades bourrés d'ambiance, qui vous donnent la chair de poule.Après votre victoire dans le derby contre Aston Villa, l'euphorie a certainement été à son comble?Les gens l'ont attendue 17 ans. C'était manifeste: la tension était énorme, comme la joie après. Chaque fois que nous marquions, des supporters envahissaient le terrain. Combien de temps ce conte de fées va-t-il durer?Au moins deux ans. J'espère confirmer mes prestations. Je n'ai pas très envie de revenir en Belgique. . (F. Vanheule)