Hein Vanhaezebrouck, l'entraîneur de Courtrai, n'a pas été surpris quand il a constaté que Benjamin Nicaise n'était pas sur le terrain au coup d'envoi, samedi. " Bien joué de la part de Laszlo Bölöni ", dit-il. " A sa place, j'aurais fait la même chose. S'il avait lancé Nicaise dès le premier match de l'après-Marouane Fellaini, tout le monde aurait directement fait des comparaisons. Et si Nicaise était passé à travers, il aurait été grillé, on l'aurait qualifié de transfert raté. Bölöni préfère le mettre progressivement dans l'équipe, l...

Hein Vanhaezebrouck, l'entraîneur de Courtrai, n'a pas été surpris quand il a constaté que Benjamin Nicaise n'était pas sur le terrain au coup d'envoi, samedi. " Bien joué de la part de Laszlo Bölöni ", dit-il. " A sa place, j'aurais fait la même chose. S'il avait lancé Nicaise dès le premier match de l'après-Marouane Fellaini, tout le monde aurait directement fait des comparaisons. Et si Nicaise était passé à travers, il aurait été grillé, on l'aurait qualifié de transfert raté. Bölöni préfère le mettre progressivement dans l'équipe, lui laisser du temps, laisser s'évaporer les émotions accumulées au Standard depuis le départ de Fellaini. "Nicaise a joué ses 20 premières minutes dans ce championnat et en attend évidemment beaucoup plus. Quelle a été votre première réaction quand vous avez appris le départ de Fellaini. Vous vous êtes dit que votre heure sonnait enfin ?Benjamin Nicaise : Pour moi, ce n'était pas automatique. Je ne suis pas un copier-coller de Fellaini. La seule certitude, c'est qu'il fallait remplacer un homme sur le terrain. Mais le Standard y arrivera. Il y avait quelqu'un avant lui, il y aura quelqu'un après lui. Moi ou un autre. Je ne vais pas faire tout un scandale si je ne deviens pas son successeur attitré. Vous êtes le joueur du noyau qui ressemble le plus à Fellaini.Ah bon ? Si je mets des hauts talons et que je me laisse pousser les cheveux, peut-être que je peux devenir un nouveau Fellaini, oui... Vous imaginiez quand même une adaptation plus facile au Standard, non ?J'étais préparé à tout. Je savais qu'en venant ici, tout serait multiplié par 10 : la pression, le nombre de spectateurs, la concurrence, etc. Mais attention, je n'ai pas attendu d'être au Standard pour savoir que la concurrence faisait partie du foot. J'ai joué en Ligue 1, je connais la chanson. Vous n'avez jamais joué en championnat quand Fellaini était là : c'était impossible de vous mettre tous les deux dans l'équipe ?Je trouve un peu dommage que l'entraîneur n'ait jamais essayé. A Mons, je jouais dans un système à deux médians défensifs, avec Hocine Ragued. Je suis persuadé que ça aurait pu marcher ici avec Fellaini. Nous ne nous serions pas marché sur les pieds. Imaginons que vous restiez condamné au banc !Je me battrai pour être dans l'équipe. Dans les matches de préparation, notamment quand Fellaini était aux Jeux Olympiques, j'ai prouvé ce que j'avais dans le ventre. J'avais par exemple été très bon contre Cologne. Par contre, j'étais passé à travers contre St-Etienne. Ce match-là, je n'aurais pas dû le jouer. J'avais été malade toute la journée. Il m'a coûté cher parce que c'était une répétition générale avant les premiers matches à enjeu : la Supercoupe, Liverpool et le championnat.