A bientôt 35 ans (il les fêtera le 18 décembre), le gardien Santiago Canizares demeure l'une des figures emblématiques du FC Valence. Il a pourtant été formé au... Real Madrid, où il joua (en équipes de jeunes et dans l'équipe filiale) jusqu'en 1990. Il partit alors en D2, d'abord à Elche puis à Merida, avant d'effectuer ses débuts en D1 sous le maillot du Celta Vigo, le 6 septembre 1992 face au Deportivo. Après deux saisons en Galice, il revint au Real Madrid où il joua de 1994 à 1998. Cette année-là, il fut transféré au FC Valence où sa carrière n'est pas près de s'achever.
...

A bientôt 35 ans (il les fêtera le 18 décembre), le gardien Santiago Canizares demeure l'une des figures emblématiques du FC Valence. Il a pourtant été formé au... Real Madrid, où il joua (en équipes de jeunes et dans l'équipe filiale) jusqu'en 1990. Il partit alors en D2, d'abord à Elche puis à Merida, avant d'effectuer ses débuts en D1 sous le maillot du Celta Vigo, le 6 septembre 1992 face au Deportivo. Après deux saisons en Galice, il revint au Real Madrid où il joua de 1994 à 1998. Cette année-là, il fut transféré au FC Valence où sa carrière n'est pas près de s'achever. Santiago Canizares : Je n'aurais jamais resigné si je ne me sentais pas en état de jouer encore trois saisons au plus haut niveau. Au fil des années, j'ai eu la chance de travailler avec de très bons entraîneurs, et grâce à eux, j'ai pu me maintenir en parfaite condition physique et mentale. A tel point que je suis convaincu que ce contrat ne sera pas mon dernier. Je ne me suis pas fixé de délai pour arrêter car certaines circonstances peuvent modifier le plan de carrière que l'on a établi, mais pour l'instant, je ne me vois pas encore remiser les crampons et je n'ai pas encore réfléchi à ce que je pourrais faire après. C'est le cas. Lorsque j'ai signé pour Valence, c'était avec l'intention d'y vivre les meilleurs moments de ma carrière. J'avais 28 ans et c'est l'âge idéal pour un footballeur. Cela a contribué à me placer dans un contexte psychologique très favorable. Tout le monde était conscient que Valence serait, cette saison, l'équipe à battre. Ces dernières saisons, aucune équipe n'est parvenue à remporter le titre deux fois d'affilée. C'est symptomatique. Nous disputons une saison très difficile mais nos objectifs n'ont pas changé : c'est d'aller le plus loin possible en championnat et en Ligue des Champions. Nous pouvons compter, pour cela, sur une grande stabilité, tant au niveau sportif que financier. On veut toujours plus que ce que l'on a. Nous-mêmes, en tant que joueurs, essayons également de placer toujours la barre plus haut. Nous connaissons parfaitement l'entourage du club et nous savons pertinemment que, lorsque tout va bien, c'est très agréable de travailler ici, mais qu'à la moindre contrariété, le temps peut passer très rapidement à l'orage. Les luttes de pouvoir sont moins intenses au sein du conseil d'administration. L'opposition n'est plus aussi puissante. Les personnes en place sont parfaitement qualifiées pour gérer le club de la meilleure manière. Il règne une plus grande stabilité, car le groupe d'actionnaires est plus solidaire : il est composé en grande partie d'une seule famille, avec un actionnaire très important. Il existait certaines divergences de vue entre lui et le conseil d'administration et il avait envie de découvrir un autre environnement de travail que celui de Valence. Tous les entraîneurs ont leurs idées. Je n'aime pas comparer. Ranieri, lors de sa première période valencienne, a jeté les bases de l'époque dorée d'un club moderne et performant au cours des dernières années. Valence a souvent eu d'excellents entraîneurs. Entre Ranieri et Benitez, il y a eu Hector Cuper. Ils ont tous apporté leur contribution au développement du club. C'est d'ailleurs parce que les dirigeants avaient été très satisfaits du travail effectué par Ranieri autrefois, qu'ils l'ont recontacté. Qu'est-ce que cela signifie, jouer à l'italienne ? Toutes les équipes ne jouent pas de la même manière dans la Botte. Ranieri est revenu dans un contexte différent de celui qu'il avait connu lors de sa première période à Mestalla. A l'époque, il avait pris en mains un club qui luttait contre la relégation et en avait fait un participant à la Coupe de l'UEFA, via l'Intertoto. Cette saison, il reprend un club qui vient de remporter le titre. Six nouveaux joueurs sont arrivés, et en principe, ils constituent tous des renforts. Mais en football, c'est le groupe qui compte. Cela fait toujours plaisir d'être apprécié et de voir son travail reconnu. Je sais que tout le monde ne m'apprécie pas, mais c'est le lot de tous les joueurs. C'est ainsi depuis que je suis tout petit. Je ne sais pas si je recherche moi-même l'exubérance ou si c'est ma manière d'être qui, involontairement, interpelle, mais j'ai toujours suscité des réactions. Parfois, cela m'a porté préjudice. En d'autres occasions, j'en ai tiré profit. Il faut me prendre comme je suis. De toute façon, je suis trop vieux pour changer. Ni l'un ni l'autre. Sur le terrain de jeu, je ne fais rien d'anormal. J'ai peut-être certaines manies, mais pas plus que d'autres gardiens. En effet, mais je m'y suis résolu parce que je ne parvenais à trouver la stabilité sportive dans ce club. Je suis parti sans aucune ranc£ur et je n'ai jamais prononcé la moindre parole désagréable à l'égard du Real Madrid. Lorsque Valence m'a proposé cette stabilité sportive, je n'ai pas hésité. J'ai senti que le groupe recelait de grandes possibilités et qu'il s'agissait d'un club ambitieux. Je n'ai jamais regretté mon choix. Je ne me permets jamais de me juger moi-même. Je respecte tous les gardiens. Il a un grand avantage : il a déjà vécu ce que d'autres mettent des années à réaliser. Défendre le but du Real Madrid à un âge aussi précoce est un exploit qu'il ne doit qu'à ses seuls mérites. On s'entend bien lorsqu'on se retrouve en équipe nationale et on se respecte mutuellement. Alfredo Martinez, ESM" Valence a souvent eu D'EXCELLENTS COACHES : Ranieri, Benitez, Cuper... "