Ambiance singulière pour cette 26e cérémonie du Footballeur Pro. Là où habituellement les dés sont jetés et les sourires détendus, la thématique test-matches occupait toutes conversations. Paradoxe de la soirée, c'est Bryan Ruiz, l'homme du week-end malgré lui, qui était posé au côté de Mbark Boussoufa dans l'attente du prix suprême de Footballeur Pro 2009.
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Ambiance singulière pour cette 26e cérémonie du Footballeur Pro. Là où habituellement les dés sont jetés et les sourires détendus, la thématique test-matches occupait toutes conversations. Paradoxe de la soirée, c'est Bryan Ruiz, l'homme du week-end malgré lui, qui était posé au côté de Mbark Boussoufa dans l'attente du prix suprême de Footballeur Pro 2009. Dieumerci Mbokani, troisième nominé, avait brossé la cérémonie comme une semaine plus tôt le Soulier d'Ebène avec toujours le même mot d'excuse, l'infamie infligée lors du Soulier d'Or 2008... Dieu n'était pas le seul à briller par son absence. Ariel Jacobs, candidat au titre d'Entraîneur de l'Année, avait beaucoup, beaucoup, beaucoup, beaucoup trop de questions à élucider. Heureusement, les gagnants étaient tous là et sauvaient la mise brillamment. Laszlo Bölöni remerciait l'assemblée et les votants avec humour dans un flamand teinté de sonorités roumaines du plus bel effet. Et terminait par une diatribe sur le football comme ciment de l'unité de la Belgique et ses belles valeurs. Les gagnants de l'Arbitre de l'Année et Gardien de l'Année se partageaient la séquence émotion. Jérôme Nzolo réalisait le hattrick (copyright Rodrigo Beenkens) avec un troisième prix en trois ans et, sur scène, rendait un vibrant hommage à Jean-Paul Spaute et sa grand-mère décédée. Les professionnels du sifflet trouveront peut-être la décision saumâtre. Smiling Jérôme n'a pas toujours été inspiré cette saison mais vu sa personnalité, on comprend l'unanimité renouvelée des footballeurs votants. Copa Boubacar fondait, lui, en larmes après avoir reçu le trophée des mains de son fils et de son pote, Joao Carlos, avant d'honorer les victimes du match Côte d'Ivoire-Malawi du 29 mars dernier. Après une heure d'émission où se mêlait le très bon (le freestyler du ballon Iya Traoré et le groupe Starsailor en interlude) et le moins bon ( Gilles De Bilde qu'on préférait footballeur que présentateur), footballeur, dirigeants, arbitres, Wags, journalistes quittaient les caméras de télévision pour les ravitaillements. Les énormes locaux d'Alfacam (boîte de production qui produit notamment l'Exqi League) plongeaient les invités dans une ambiance sur-tamisée agrémentée d'une déco aux figurines improbables. StéphanePauwels tapait la carte avec Luc Devroe, Michel Preud'homme pactisait avec le diable RobertJeurissen (président de la CCA), Gilbert Van Binst adressait ses bons mots, Tubize fêtait en nombre son dernier week-end parmi l'élite, KingSizeVan Hout (gardien de Courtrai) survolait l'assistance et la photo de la star de la soirée, Mbark Boussoufa, était immortalisée dans les téléphones portables des plus jeunes. Le duel Standard-Anderlecht se poursuivait : Pierre François au style inimitable se faisait plus flamboyant que son alter-ego bruxellois, Herman Van Holsbeeck. Sur le coup de minuit, Paul Simon, période sombrement latino, invitait les hôtes à s'enfuir. Et comme le veut la coutume, l'ambianceur Dominique D'Onofrio faisait la fermeture... par thomas bricmont - photos: reporters