L'UB va à nouveau interroger Jean-Claude Baudart, qui était le président de l'UR Namur quand celle-ci est tombée aux mains de la mafia des paris la saison passée, en D2. L'homme qui y avait placé ses joueurs et avait même siégé au conseil d'administration, le Croate Marijo Curtak, est emprisonné en Allemagne où la police le considère comme une figure-clef du cartel des paris qui a falsifié des matches dans toute l'Europe.
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L'UB va à nouveau interroger Jean-Claude Baudart, qui était le président de l'UR Namur quand celle-ci est tombée aux mains de la mafia des paris la saison passée, en D2. L'homme qui y avait placé ses joueurs et avait même siégé au conseil d'administration, le Croate Marijo Curtak, est emprisonné en Allemagne où la police le considère comme une figure-clef du cartel des paris qui a falsifié des matches dans toute l'Europe. Il y a un an, Baudart s'était adressé à l'UB, lui faisant part des bruits de corruption entourant son club. Jean-Marie Philips vient de recevoir une lettre, d'où une nouvelle audition. " Elle est rédigée en mauvais français et est compliquée ", commente le CEO de l'UB. " Quelqu'un écrit qu'il n'était pas normal que tant de joueurs étrangers aient rejoint Namur et qu'il y a eu des falsifications. On retrouve les mêmes noms et faits que dans votre hebdomadaire et P-magazine. Je l'ai transmise à René Verstringhe en lui demandant de réentendre Monsieur Baudart pour plus de clarté. " Le procureur fédéral confirme l'existence de la lettre : " Je l'ai communiquée à la commission d'enquête la semaine dernière en lui demandant d'identifier et d'interroger Baudart et toutes les personnes citées, dont l'Italien Fabio Cordella. Nous interviendrons s'ils sont encore impliqués dans le foot belge. Je n'attends plus le parquet fédéral. Je l'ai fait une fois, dans l'affaire Ye, pour faire plaisir au juge d'instruction Verstreken, et nous attendons toujours ses conclusions... Et quant au volet belge de l'actuelle enquête allemande, je ne peux comprendre que la police fédérale ne soit pas encore au courant. Si j'étais policier, je téléphonerais en Allemagne. " Entretemps, c'est le chaos au sein de la direction de l'Union St. Gilloise. Il y a un an, le club bruxellois de D3 avait uni son sort à celui de Zerozeronove, l'investisseur italien renvoyé de Namur par Baudart. Il y a trois semaines, trois des quatre représentants de Zerozeronove ont démissionné du conseil d'administration de l'Union et ces Italiens ont déposé plainte contre le club, exigeant le remboursement de 212.000 euros sur leur investissement, parce que le club les aurait employés à mauvais escient, ce que conteste le président Willy Michielsen. Quant à la provenance de cet argent, le président est clair : " C'est la banque qui doit vérifier s'il s'agit de noir ou d'argent de la mafia. ING a accepté l'argent, c'est tout ce que je sais. Mais si j'avais su il y a un an ce que j'ai lu dans votre article la semaine passée, jamais nous n'aurions signé avec ces Italiens. L'UB nous avait dit : - Il faut se méfier, mais si elle s'en était donné la peine, elle aurait pu découvrir que Franco Dal Cin était suspendu en Italie. Personnellement, je n'ai pris aucun renseignement auprès de Baudart car il est spécial,... comme la situation de Namur l'était, avec ces Croates. Je n'en dirai pas davantage. Je ne sais que ce qui s'est passé à l'Union. Je divulguerai les détails le jour où ce sera nécessaire ". par jan hauspieA l'Union, les investisseurs italiens, renvoyés de Namur, démissionnent et attaquent le club en justice !