Alors que l'UR Namur connaît des difficultés financières depuis un moment, on annonçait ça et là, au début de l'année, l'arrivée d'un repreneur franco-allemand. Finalement, il n'y aura aucun investissement venu de l'étranger du côté du Stade des Bas-Prés. Vendredi dernier, l'Union belge a validé un tout autre projet de reprise. Le matricule 156 fusionne avec le Racing FC Fosses, ...

Alors que l'UR Namur connaît des difficultés financières depuis un moment, on annonçait ça et là, au début de l'année, l'arrivée d'un repreneur franco-allemand. Finalement, il n'y aura aucun investissement venu de l'étranger du côté du Stade des Bas-Prés. Vendredi dernier, l'Union belge a validé un tout autre projet de reprise. Le matricule 156 fusionne avec le Racing FC Fosses, entité championne en P1 namuroise, située entre Charleroi et la capitale wallonne. " Il y a 10.000 habitants à Fosses-la-Ville, et on ne peut pas dire qu'ils soient tous spécialement tournés vers le football. Je respecte ça, mais c'est plutôt une ville de folklore ", pose Christophe Graulus, le président du Racing, qui devient le nouveau patron chez les Merles. Depuis trois ans, l'homme cherchait à nourrir ses ambitions. " Avec notre montée, on risquait de devoir jouer des matches à l'extérieur. On n'a qu'un terrain chez nous et c'est aussi handicapant pour nos jeunes. " Alors Graulus glisse l'idée à Lucien Romeo, désormais ex-propriétaire de l'UR Namur, classée avant-dernière de D3 amateur. Romeo cherchait un investisseur, d'autant que le club, malgré la fusion, reste sous le joug d'une suspension de la fédération pour défaut de paiement. " Il nous faut d'abord revenir à une situation financière sereine ", poursuit Christophe Graulus. " Ensuite, il s'agit de ramener les supporters au stade et ça passe évidemment par des résultats corrects. " Pour ce faire, le néo-président a déjà réalisé plusieurs transferts. Le tout neuf UR Namur-Fosses-la-Ville ne compte pas faire de la figuration en D3 amateur. " L'important, c'est surtout de ne pas donner de faux espoirs aux supporters de Namur. On travaille pour structurer le projet ", tempère encore Graulus, qui ne révèle pas d'objectifs démesurés. " On ne veut pas mettre la charrue avant les boeufs, mais si on n'avait pas d'ambitions, on ne serait pas venus. "