Le 3 janvier dernier, la Gazzetta dello Sport a annoncé que Milan voulait Radja Nainggolan (25 ans). L'entraîneur, Massimo Allegri, a dirigé le Belge d'origine indonésienne à Cagliari. Cependant, Milan doit surveiller ses comptes. Dans les journaux du dimanche, la Juventus a annoncé qu'elle restait attentive à la possibilité de recruter le médian. L'entraîneur du champion, leader de l'exercice actuel, Antonio Conte, apprécie vivement Nainggolan.
...

Le 3 janvier dernier, la Gazzetta dello Sport a annoncé que Milan voulait Radja Nainggolan (25 ans). L'entraîneur, Massimo Allegri, a dirigé le Belge d'origine indonésienne à Cagliari. Cependant, Milan doit surveiller ses comptes. Dans les journaux du dimanche, la Juventus a annoncé qu'elle restait attentive à la possibilité de recruter le médian. L'entraîneur du champion, leader de l'exercice actuel, Antonio Conte, apprécie vivement Nainggolan. Après sa reprise par le magnat indonésien Erick Thohir, l'Inter avait annoncé qu'il aimerait engager Nainggolan, lui aussi. Et l'été dernier, l'AS Rome avait effectué quelques manoeuvres d'approche. Vous l'aurez compris : tous les grands du football italien voulaient le joueur. Naples aussi. Il y a une semaine, on a appris que le SC avait conclu un accord verbal avec Cagliari mais son président, Massimo Cellini, a souligné que le joueur était libre de choisir sa destination, par gratitude pour les services qu'il avait rendus. Le lendemain, la Gazzetta annonçait le départ du médian sarde à l'AS Rome, le club qui avait personnellement ses préférences. L'AS Rome le loue pour trois millions et versera encore six millions au terme de la saison, un montant qui correspond à la moitié des indemnités de transfert définitif. Ses dirigeants négocieront le versement du solde avec Cagliari en 2015. Le médian va gagner 1,5 million par an, jusqu'en 2018, dans la capitale italienne. Ce n'est pas un hasard si Nainggolan était à ce point convoité. Depuis trois ans, l'Anversois fait partie des meilleurs joueurs du modeste Cagliari et il a obtenu d'excellents bulletins dans les grands matches. De concert avec le défenseur DavideAstori, il a assuré le maintien du club sarde, qui ne joue plus qu'en déplacement depuis la saison passée, son propre stade, neuf, n'ayant pas reçu de permis. C'est d'ailleurs pour cette raison que Cellino accepte maintenant de vendre ses meilleurs joueurs. Si Nainggolan, malgré tous les compliments qu'il s'attirait, était resté fidèle jusqu'ici à Cagliari, c'est parce que le président refusait de laisser partir la poule aux oeufs d'or et ne se contentait jamais des offres reçues. " Tous les grands clubs le voulaient parce qu'il est un médian complet ", explique Pierpaolo Bisoli, qui entraînait Cagliari à l'arrivée de Nainggolan en 2010. " Il maîtrise le jeu en perte comme en possession de balle, il joue défensivement et offensivement, il possède un bon passing en profondeur, un bon tir, il récupère énormément de ballons et est explosif. Sa meilleure place est devant la défense ou sur le flanc gauche. " Nainngolan, fils d'un père indonésien et d'une mère belge, a grandi à Anvers. Son père a quitté le foyer quand il avait cinq ans et sa mère est décédée il y a trois ans. Il doit sa carrière transalpine à David Lascarina et à Alessandro Beltrami, qui l'ont repéré en 2005 lors d'un match des U17 entre Mouscron et le Germinal Beerschot, alors qu'ils suivaient l'ailier gauche de Mouscron, Benoît Sotteau, pour le compte de Lecce. Nainggolan a rejoint Piacenza, alors en Serie B. Versé d'abord en équipes d'âge, il a rallié l'équipe première. Après 74 matches, il a signé à Cagliari, pour lequel il a joué 131 matches en neuf ans. C'est aussi là qu'il a fondé une famille avec une jeune Sarde qui lui a offert un enfant. La Sardaigne ne comprend par ailleurs pas pourquoi Nainggolan est si rarement repris en équipe nationale. Il n'y a été aligné qu'à quatre reprises. Peut-être son passage dans la capitale le boostera- t-il chez les Diables Rouges. PAR GEERT FOUTRÉ