L'Indian Hero Super League a vu le jour en 2013. Ce mini-championnat fermé réunit huit équipes des grandes villes de l'Inde. Elles s'affrontent par aller-retour avant que les quatre premiers disputent des play-offs. Le tout se déroule en l'espace de trois mois. Des hommes d'affaires, pour l'essentiel issus de l'industrie de l'entertainment, ont imaginé ce concept pour capter l'immense marché potentiel des amateurs indiens de football. Le fameux bureau international de management IMG a veillé à fournir un lot de noms connus dès la première édition de l'ISL en 2014. Comme Ales...

L'Indian Hero Super League a vu le jour en 2013. Ce mini-championnat fermé réunit huit équipes des grandes villes de l'Inde. Elles s'affrontent par aller-retour avant que les quatre premiers disputent des play-offs. Le tout se déroule en l'espace de trois mois. Des hommes d'affaires, pour l'essentiel issus de l'industrie de l'entertainment, ont imaginé ce concept pour capter l'immense marché potentiel des amateurs indiens de football. Le fameux bureau international de management IMG a veillé à fournir un lot de noms connus dès la première édition de l'ISL en 2014. Comme Alessandro Del Piero, qui a partagé le vestiaire des Delhi Dynamos avec l'entraîneur Harm van Veldhoven et le défenseur Wim Raymaekers (ex-OHL). L'ISL en est à sa troisième édition. L'Atletico de Kolkata de Luis Garcia, l'actuel capitaine d'Eupen, a été sacré champion. L'année dernière, le Chennaiyin FC lui a succédé et cette saison, Mumbai City est le grandissime favori. Il dépend largement du marquee playerDiego Forlan (37 ans). L'ex-avant de ManU, l'Atletico Madrid et Villarreal qui opère davantage à la distribution qu'en pointe, apprécie beaucoup le championnat indien, tout en soulignant les points à améliorer : " Pour les footballeurs de mon âge, une saison de trois mois est idéale mais dans l'intérêt du football indien, il vaudrait mieux qu'il y ait une fusion avec l'I-League. Ça permettrait aux joueurs locaux de progresser. " Les instances indiennes en discutent. La Premier League originelle ne compte actuellement que huit formations et deux d'entre elles risquent de disparaître. Alors qu'elle est si peuplée et qu'elle accueille parfois jusqu'à 60.000 spectateurs par match, bien que le football ne soit pas le sport le plus populaire, l'Inde ne compte que deux mini-championnats et pas de saison complète. Les fondateurs de la Super League sont conscients des manquements de leur produit. Ils ont déjà décidé que chaque équipe devait aligner un minimum de cinq Indiens et qu'il fallait investir dans des académies pour jeunes. C'était la principale carence de la ligue jusqu'à présent, comme l'a découvert Graham Stack, ex-Beveren et gardien des Kerala Blasters. " Les footballeurs indiens font preuve de beaucoup de bonne volonté mais on remarque qu'ils n'ont pas été formés dans une vraie culture du football. Nous sommes très choyés mais il vaudrait mieux investir dans la formation des jeunes ", note Stack dans le blog qu'il tient pour SkySports. L'Inde est l'endroit idéal pour les joueurs à l'automne de leur carrière mais aussi une plate-forme rêvée pour les entraîneurs débutants. Marco Materazzi n'a pas réussi à qualifier le Chennaiyin FC pour les play-offs mais Gianluca Zambrotta (Delhi Dynamos) et José Molina (Atletico de Kolkata) peuvent rêver du titre. Les demi-finales des play-offs se déroulent le samedi 10 décembre et on connaîtra le champion le 18 décembre. PAR MATTHIAS STOCKMANS