Le coach de l'Ukraine a progressivement accumulé les reconnaissances au cours d'une carrière de technicien débutée il y a 16 ans en Grèce. Comme si l'ancien attaquant doté d'une vitesse de course exceptionnelle avait hérité d'une partie de la vision de son légendaire coach de club, Valeri Lobanovski. Mais rien n'a égalé le résultat atteint cette année en Allemagne. Pourtant, le mois de juin avait très mal commencé pour l'Ukrainien qui avait renforcé sa réputation de raciste notoire en déclarant lors d'une interview : " Plus on aura d'Ukrainiens dans notre championnat national, plus on aura de bons exemples pour la jeune génération qui doit imiter des AndriyShevchenko ou des OlegBlokhin et non des Zumba-Bumba qu'on est allé chercher dans leur arbre et à qui on a donné deux bananes pour venir jouer chez nou...

Le coach de l'Ukraine a progressivement accumulé les reconnaissances au cours d'une carrière de technicien débutée il y a 16 ans en Grèce. Comme si l'ancien attaquant doté d'une vitesse de course exceptionnelle avait hérité d'une partie de la vision de son légendaire coach de club, Valeri Lobanovski. Mais rien n'a égalé le résultat atteint cette année en Allemagne. Pourtant, le mois de juin avait très mal commencé pour l'Ukrainien qui avait renforcé sa réputation de raciste notoire en déclarant lors d'une interview : " Plus on aura d'Ukrainiens dans notre championnat national, plus on aura de bons exemples pour la jeune génération qui doit imiter des AndriyShevchenko ou des OlegBlokhin et non des Zumba-Bumba qu'on est allé chercher dans leur arbre et à qui on a donné deux bananes pour venir jouer chez nous ". Edifiant de la part d'un représentant politique qui assura deux mandats parlementaires dans son pays où il est membre du parti social démocrate ukrainien... Mais ce n'est pas ça qui tracassait Blokhin avant le Mondial, mais plutôt la lourde charge de travail subie par Shevchenko (celui qu'il considère comme son fils spirituel) à l'AC Milan : " Je n'avais pas la moindre prise là-dessus. J'espérais simplement qu'Andriy serait assez professionnel pour atteindre sa meilleure forme durant le Mondial, quelle qu'ait été la dureté de sa saison. Chaque fois que je lui parlais, Andriy émettait le désir d'être au mieux de ses moyens en Allemagne. Il était parfaitement conscient de l'importance du tournoi pour l'équipe d'Ukraine et lui-même ". Objectif atteint... Petit avantage ? Le groupe H avait été le dernier à entrer en lice et le premier match ukrainien a eu lieu le 14 juin contre l'Espagne. Certains de ses joueurs, interrogés, avaient répondu : " Nous ne savons pas si ce sera positif pour nous de commencer tard puisque nous n'avons jamais essayé avant ". Ce n'était pas le cas du coach... " Oui, mais cela fait longtemps ! Suffisamment longtemps pour avoir oublié ce qu'un footballeur ressent sur le terrain. Le premier match vous confère quand même un sentiment spécial, surtout quand les autres ont déjà joué et que vous avez dû patienter... Mais ce n'était pas une raison pour passer à côté, même si nous ne sommes pas le Brésil et n'avons pas à remporter le titre pour satisfaire nos supporters ". Blokhin, Ukrainien pur jus, entraîne son pays et ça marche. Mais que pense-t-il des expatriés, comme Guus Hiddink qui deviendra sélectionneur de la Russie après l'Australie, une fois le Mondial terminé ? " Je cultive un principe depuis belle lurette : je ne fais jamais de commentaires sur mes collègues ", affirme Blokhin. " Chaque entraîneur suit sa voie, ce qui est son droit le plus strict. Mais bon, comme j'ai précisément passé le plus gros de ma vie à entraîner des équipes étrangères, je trouve ça tout à fait normal. A une condition, cependant : le coach doit apprendre la langue du pays dans lequel il travaille, comprendre la mentalité et la psychologie des gens qui l'entourent, à plus forte raison quand il entraîne une équipe nationale. Vous pouvez certes dispenser vos instructions d'avant match par le biais d'un interprète mais vous ne pouvez alors transmettre aux joueurs votre vision du jeu ni votre énergie. Selon moi, une sélection nationale doit être dirigée par quelqu'un qui est né et a grandi dans ce pays, y a lui-même joué et connaît bien la maison. On peut citer le cas d' Otto Rehhagel, le coach allemand qui a offert le sacre européen à la Grèce, oui... C'est pour cela que je ne considère pas mon avis comme une vérité et que je ne l'impose à personne. J'espère qu'Hiddink fera aussi bien en Russie que Rehhagel en Grèce ". Blokhin n'a pas de contrat officiel avec la fédération ukrainienne et ses trois années d'accord verbal expirent au terme du Mondial. Dans quelle mesure la suite de sa carrière va-t-elle dépendre des performances de l'Ukraine en Allemagne ? Blokhin : " Vous devriez poser la question à la fédération. Nous n'avons pas encore discuté avec le président. Tout ce que je peux vous dire, c'est que mon rôle au Supreme Rada (parlement ukrainien) a maintenant expiré, ce qui me donne le droit de signer un contrat officiel avec l'équipe nationale. Si j'ai des propositions de l'étranger ? Non, aucune avant le Mondial. Tout le monde sait qu'aucun entraîneur n'a envie de quitter son équipe avant que celle-ci dispute la Coupe du Monde ".. JOHN BAETE AVEC ESM