Comme tout Belge, j'aime bien savoir ce que deviennent les joueurs susceptibles d'évoluer en équipe nationale. Je me demande toutefois si la presse quotidienne du pays a décidé de ne pas trop parler de GabyMudingayi. Il est possible que les journaux néerlandophones le snobent parce qu'il s'agit d'un joueur francophone qui n'a pas brillé à Gand. Mais c'est un peu la même chose dans le sud du pays où on ne parle de lui que quand il vient en Bel...

Comme tout Belge, j'aime bien savoir ce que deviennent les joueurs susceptibles d'évoluer en équipe nationale. Je me demande toutefois si la presse quotidienne du pays a décidé de ne pas trop parler de GabyMudingayi. Il est possible que les journaux néerlandophones le snobent parce qu'il s'agit d'un joueur francophone qui n'a pas brillé à Gand. Mais c'est un peu la même chose dans le sud du pays où on ne parle de lui que quand il vient en Belgique pour y préparer un match des Diables. Je ne comprends pas pourquoi on a droit à des articles chaque fois que ThomasBuffel marque un but avec les Glasgow Rangers où il passe 90 % de son temps sur le banc quand il n'est pas gravement blessé. Pire, on nous ressert régulièrement des nouvelles de WesleySonck alors qu'on se demande s'il joue toujours au foot. Je suis abonné à deux journaux qui, chaque lundi, font un tour d'horizon des joueurs évoluant à l'étranger et il y a de quoi s'étonner. Des exemples : en début d'année, je lis " Mudingayi n'a pas été retenu par son coach ". J'en déduis que le médian avait été considéré comme insuffisant par son entraîneur. Et bien non : le mercredi dans Sport/Foot Magazine j'apprends qu'il était suspendu. En février, Mudingayi n'a pas joué deux matches. Après la première absence, je lis qu'il a été écarté du noyau. Et là encore, le mercredi j'apprends qu'il s'était blessé au dos lors de la rencontre amicale de la Belgique contre la Tchéquie et qu'il ne s'était pas entraîné le reste de la semaine. Et malgré cela, le lundi suivant, après le deuxième forfait, je lis que " Mudingayi a disparu de la circulation ". C'est vraiment n'importe quoi. Enfin, le 23 avril dernier, j'ai encore eu droit à la même phrase laconique pour expliquer l'absence de Mudingayi contre la Fiorentina alors qu'il s'était blessé au mollet à Chievo lors d'une journée de championnat disputée en milieu de semaine. Bizarre mais ce genre d'erreurs n'arrivent jamais avec d'autres joueurs même quand ils ne sont pas titulaires indiscutables dans leurs clubs, ce qui est le cas de Mudingayi. J'ai vu de nombreux Italiens qui m'ont montré les stats parues dans un quotidien italien et j'ai pu me rendre compte que Mudingayi est un des meilleurs éléments de la Lazio, qui joue la tête du classement. Dommage qu'il prenne tant de cartons jaunes. BENOîT DISPA, HAINE-ST-PAUL