Opéré il y a deux semaines, Emile Mpenza a entamé sa rééducation lundi passé. Il espère reprendre l'entraînement collectif en janvier et effectuer sa rentrée en Bundesliga après la trêve. La sévérité de Rudi Assauer, le manager du club, à son égard, l'a surpris : "Je ne comprends pas. Quand j'ai évoqué la possibilité d'une opération, il m'a dit d'y réfléchir calmement....

Opéré il y a deux semaines, Emile Mpenza a entamé sa rééducation lundi passé. Il espère reprendre l'entraînement collectif en janvier et effectuer sa rentrée en Bundesliga après la trêve. La sévérité de Rudi Assauer, le manager du club, à son égard, l'a surpris : "Je ne comprends pas. Quand j'ai évoqué la possibilité d'une opération, il m'a dit d'y réfléchir calmement. A juste titre, car une opération est toujours délicate. Assauer n'a pas posé d'ultimatum". Le manager n'a pas apprécié que Mpenza se serve de Marc Wilmots comme intermédiaire, au lieu de lui téléphoner : "Je n'ai pas réussi à le joindre. J'espérais sa compréhension. Je traîne ces problèmes musculaires depuis deux ou trois ans. La douleur ne cessait de croître. Je pouvais continuer à jouer, mais à 70%, tout au plus. Le club n'allait quand même pas s'en satisfaire? Tout ce cinéma résulte d'un problème de communication entre le manager, l'entraîneur et moi". Rudi Assauer lui reproche aussi son manque de professionnalisme : "Je vis vraiment pour mon sport. Je ne fume pas, je ne bois pas, je ne me suis jamais drogué, je ne fréquente pas les discothèques. Pourtant, mon image est désastreuse. On raconte que je vais devoir vendre mes Ferrari pour payer mes amendes mais je n'en ai même pas". Les médecins de Schalke 04 affirment qu'il est difficile de travailler avec l'international : "Ils ne me comprennent pas". Le fait est qu'au bout de deux ans, il donne l'impression de ne pas s'être intégré : "Je suis d'un naturel réservé. La saison passée, quand j'ai inscrit treize buts, personne ne disait mot. Maintenant, je suis la cible de toutes les critiques. Cette affaire est une leçon pour moi mais peut-être aussi pour le manager. A l'avenir, je m'adresserai plus vite à lui. J'irai le trouver dès la reprise des entraînements, d'ailleurs. Il n'empêche: je suis très déçu par la tournure des évenements. Je ne me sens pas en confiance. Ça me mine. Si je suis revenu en Belgique, dans ma famille, c'est parce que je me sentais trop esseulé là-bas. J'espère qu'on va lever toutes les sanctions prises à mon encontre. Sinon, il faudra envisager une autre solution". (Der Kicker)