ANALYSE POINTS FORTS

Une longue carrière peut faire de vous une légende, mais le palmarès d' Alejandro Valverde suffit à lui seul à lui offrir une place dans l'histoire. El Imbatido va fêter ses 42 ans, mais il est animé par la même ambition qu'il y a vingt ans. Enric Mas a bien travaillé sa régularité, qui constituait son point faible. Le citoyen de Majorque est devenu un métronome. Alex Aranbaru est un beau transfert. Il est suffisamment rapide pour se mêler à un sprint massif sans être un sprinteur pur-sang. Il ne faut donc pas élaborer de train à son service.
...

Une longue carrière peut faire de vous une légende, mais le palmarès d' Alejandro Valverde suffit à lui seul à lui offrir une place dans l'histoire. El Imbatido va fêter ses 42 ans, mais il est animé par la même ambition qu'il y a vingt ans. Enric Mas a bien travaillé sa régularité, qui constituait son point faible. Le citoyen de Majorque est devenu un métronome. Alex Aranbaru est un beau transfert. Il est suffisamment rapide pour se mêler à un sprint massif sans être un sprinteur pur-sang. Il ne faut donc pas élaborer de train à son service. Movistar est allé loin pour transférer Ivan Sosa d'INEOS. Le Colombien était las du peu de chances reçues chez son ancien employeur. Ici, le compagnon d'entraînement d' EganBernal en recevra beaucoup. Comme les meilleurs jeunes coureurs espagnols le boudent, Movistar a formé une équipe d'espoirs colombiens. C'est comme ça qu' Einer Rubio, un pur grimpeur, très léger, est arrivé. Malgré son jeune âge, il a déjà roulé deux fois le Giro. Gonzalo Serrano, nettement plus âgé, croisait souvent le chemin de Movistar en compétition. Il a rejoint l'équipe l'hiver dernier et parachève le travail de ses coéquipiers beaucoup plus souvent qu'on ne l'aurait cru. Les deux grands talents du cyclisme espagnol, Juan Ayuso et Carlos Rodriguez, roulent ailleurs. C'est un mauvais signe. Ils regardent peut-être Netflix: la série documentaire dépeint Movistar comme la risée du peloton, une équipe complètement désorganisée, amateure et naïve. Miguel Ángel López a claqué la porte de la Vuelta, fou de rage, alors qu'il était sur le podium. Le Colombien a déclaré, au sujet d'Astana, son nouvel employeur, qui est pourtant un panier de crabes: "Ici, au moins, je suis soutenu, il n'y a pas d'égoïsme ni de tensions." Le manager Eusebio Unzué est franc: son budget est limité, ce qui le contraint à des compromis sur le marché des transferts. Il n'a donc pas mal travaillé, puisqu'il a quand même enrôlé Gorka Izagirre, Sosa et Aranbaru. Valverde va participer aux classiques ardennaises et au Giro, mais la Vuelta constitue son principal objectif, dans ce qui devrait être -enfin- sa dernière saison. Une étape taillée à sa mesure traverse Murcie. Gare à ceux qui se mettraient en travers de sa route ce jour-là! Mas veut s'adjuger la Vuelta. Movistar se replie complètement en Espagne. Alexander Aranburu (Astana - Premier Tech), William Barta (EF Education - Nippo), Gorka Izagirre (Astana - Premier Tech), Max Kanter (Team DSM), Oier Lazkano (Caja Rural - Seguros RGA), Vinicius Rangel (Espoir), Óscar Rodríguez (Astana - Premier Tech), Iván Sosa (INEOS Grenadiers) Juan Diego Alba (Drone Hopper - Androni Giocattoli), Héctor Carretero (Equipo Kern Pharma), Dario Cataldo (Trek-Segafredo), Gabriel Cullaigh (Saint Piran), Miguel Ángel López (Astana Qazaqstan Team), Sebastián Mora (Manuela Fondación), Marc Soler (UAE Team Emirates), Davide Villella (Cofidis)