15 matches, 15 points. Pas mal après avoir commencé par un 2 sur 18. Depuis septembre, Mouscron est une équipe qui ne perd plus, sauf contre Gand et Anderlecht. Bruges, Lokeren et Genk sont passés à la moulinette. Ostende puis, le week-end passé, Zulte Waregem sont heureux d'avoir quitté la bande à Cedomir Janevski avec un point. Yuri Selak, le directeur sportif, répond franchement à toutes les questions (éventuellement provocatrices et/ou de mauvaise foi) qui fâchent.
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15 matches, 15 points. Pas mal après avoir commencé par un 2 sur 18. Depuis septembre, Mouscron est une équipe qui ne perd plus, sauf contre Gand et Anderlecht. Bruges, Lokeren et Genk sont passés à la moulinette. Ostende puis, le week-end passé, Zulte Waregem sont heureux d'avoir quitté la bande à Cedomir Janevski avec un point. Yuri Selak, le directeur sportif, répond franchement à toutes les questions (éventuellement provocatrices et/ou de mauvaise foi) qui fâchent. YURISELAK : Il faut rester réaliste, ces pronostics tenaient la route à ce moment-là. Mouscron a commencé la saison avec un noyau qui avait été formé avec des tout petits moyens. Des transferts qui ne coûtaient presque rien, aussi des gars qui étaient déjà ici mais avaient connu un deuxième tour catastrophique, d'autres qui revenaient de blessure. On n'était pas certain qu'avec le budget de l'époque, on pourrait aller au bout de la saison. Même pas certain de passer décembre. Oui, il y a dans le vestiaire une envie de faire mentir les prévisions pessimistes de l'été mais on n'en veut pas à ceux qui pensaient ça... Ils avaient des arguments qui se défendaient. SELAK : Ces clubs n'avaient rien à revendiquer. Ils n'ont pas été capables de se maintenir sur le terrain, ils méritaient donc de filer en D2. Ici, on a assuré le sauvetage sportif et on a remis tous les documents nécessaires pour avoir la licence. Maintenant, est-ce que le budget prévu à l'époque aurait été suffisant pour se maintenir ? C'est un autre problème. Mais un ancien problème puisque des investisseurs sont arrivés entre-temps. SELAK : C'était le cas en été, ça c'est clair. On ne prenait pas notre projet au sérieux. J'entendais des réflexions du style : -C'est quoi ce cirque ? C'est qui ce Teni Yerima ? Qu'est-ce qu'il vient faire à Mouscron, ce Yuri Selak ? Notre 2 sur 18 a conforté tous ces gens-là. Il a même rassuré des concurrents. Il y en a qui ont pensé : -Il n'y aura qu'un seul descendant en fin de saison, ce sera Mouscron, donc on est tranquille. Mais depuis quelques semaines, je sens qu'on nous respecte. De plus en plus. Ça a commencé quand on a battu Bruges. SELAK : La situation est complètement différente. Il y a un an, les problèmes sportifs ont commencé quand Lille a annoncé son désengagement. Cette fois, il n'y a aucune menace. L'équipe ne sera pas déforcée en janvier. Il n'y a aucune obligation de vendre. Au contraire, nous réfléchissons à un ou deux renforts. Le but est de jouer les PO2 et de les exploiter pour préparer la saison prochaine, par exemple en lançant certains joueurs qu'on ne connaît pas encore bien, pour voir ce qu'ils ont dans le ventre. SELAK : Il y a eu beaucoup de rumeurs mais rien de vrai sur le sujet. Ça n'aurait pas été honnête de notre part de le liquider quand des journaux en ont parlé, en août. On n'avait pas encore terminé notre mercato, il ne s'est fini que le 31 sur le coup de 18 heures. Avant ça, Janevski n'avait pas tout le matériel nécessaire. Et depuis lors, tout se passe très bien au niveau des résultats. Dès le départ, mon raisonnement était : -On a commencé ensemble, on finira ensemble. SELAK : Je ne suis pas d'accord. Janevski a un contrat plus que correct. Et en ce qui concerne les joueurs, je connais des chiffres d'autres clubs, à Charleroi par exemple, et je peux te dire qu'on est dans la norme. SELAK : Il est venu pour le match contre Gand. Et il prend régulièrement des infos. Il supervise d'autres marchés, d'autres clubs, il ne peut pas se permettre d'être tout le temps chez nous. SELAK : C'est faux ! Faux ! Mouscron n'est pas détenu par Zahavi. Il a simplement trouvé des investisseurs, lui-même n'a pas mis d'argent dans le club. Et il n'est pas dans l'organigramme. Son fils a investi et y figure, pas le père. Il faut simplement le définir comme un agent actif d'une certaine façon dans un club, comme Jorge Mendes l'est à Valence par exemple. SELAK : C'est en négociation. Ça devrait signer prochainement. On avait deux options : brader le maillot ou attendre en espérant recevoir plus d'argent. On a choisi la deuxième. Entre-temps, l'image du club est redevenue positive, ça aide dans les recherches et les discussions. SELAK : On mérite mieux. C'est agréable de vivre un match chez nous, il y a des retournements de situation, des buts. SELAK : Je pense qu'il y a énormément de nostalgie dans la région. Il faut respecter Péruwelz, tout devra se faire dans les règles, mais c'est une idée qui peut nous amener quelque chose. J'entends des gens dire : -Ah, l'Excel.. . Il se remémorent évidemment les grandes années, celles qui ont fait connaître la ville dans toute la Belgique. Je suis Liégeois, et s'il n'y avait pas eu l'Excelsior Mouscron, je ne saurais peut-être toujours pas situer Mouscron sur une carte. PAR PIERRE DANVOYE - PHOTO BELGAIMAGE" S'il n'y avait pas eu l'Excelsior Mouscron, je ne saurais peut-être toujours pas situer Mouscron sur une carte. " YURI SELAK