Cela faisait plus de 500 jours que Mouscron n'avait plus occupé, seul, la dernière place du classement de D1. Après la parodie de match (des deux équipes) contre Eupen le week-end passé, check, c'est fait ! Et c'est à peine surprenant quand on analyse les cinq premiers matches des Hurlus. Il y a certes des motifs d'espoir, comme les arrivées récentes de Noë Dussenne et Benson. Mais c'est insuffisant.

Frank Defays, bien élevé et diplomate, ne veut pas accabler ses joueurs, il signale qu'ils donnent tout ce qu'ils ont, mais le groupe actuel n'a clairement pas assez. Même après avoir été chahuté par une partie du maigre public, qui a réclamé son départ et son remplacement par Adnan Custovic, le coach est resté positif. Et réaliste, comme quand il a déclaré qu'il connaissait la loi du milieu, qu'il savait que sa position était menacée.

Simplement, il fait avec les moyens du bord. La direction affirme que des renforts seront attirés avant la fermeture du marché. La direction... Elle est où ? Le nouveau propriétaire thaïlandais a fièrement annoncé, lors de sa conférence de presse de présentation, qu'il allait dégager des moyens pour bâtir une bonne équipe. Entre-temps, on ne l'a plus vu. Et Mouscron a continué à faire du Mouscron, à savoir faire venir des joueurs qui coûtent des cacahuètes.

Le directeur sportif, Jürgen Röber, est régulièrement présent au stade, c'est déjà ça. Mais son influence est minime. On lui demande simplement de valider les transferts proposés par le clan du boss thaï, et encore. Quand il discute avec des joueurs de séries inférieures en Allemagne, c'est à peine si ceux-ci ne lui rient pas au nez au moment où les discussions arrivent sur le terrain du salaire. Mbaye Leye a été sondé mais lui aussi a vite tourné les talons quand il a été question de la rémunération.

Le propriétaire préfère traiter avec les patrons qui l'ont précédé au Canonnier, à savoir l'entourage de la famille Zahavi. Un entourage qui a fait débarquer des joueurs que Frank Defays n'aligne pas car il les juge trop courts. L'entraîneur sait que c'est un risque mais il a visiblement décidé d'aller au bout des choses avec ses idées, plutôt que d'être un simple vassal. Officiellement, il a toujours la confiance de la direction. Röber l'a dit en fin de semaine passée : " Je serais fou d'affirmer qu'il sera en grand danger en cas de mauvais résultat contre Eupen. "

Ce week-end, un nouveau match coupe-gorge attend les Hurlus, cette fois à Charleroi. Un duel de grands malades. Mais, autant on a la certitude que les Zèbres finiront tôt ou tard par remonter dans le classement, autant on se pose des questions sur l'avenir des Mouscronnois. En tout cas si le grand patron ne se décide pas, enfin, à sortir du bois. Et à sortir son chéquier.

Cela faisait plus de 500 jours que Mouscron n'avait plus occupé, seul, la dernière place du classement de D1. Après la parodie de match (des deux équipes) contre Eupen le week-end passé, check, c'est fait ! Et c'est à peine surprenant quand on analyse les cinq premiers matches des Hurlus. Il y a certes des motifs d'espoir, comme les arrivées récentes de Noë Dussenne et Benson. Mais c'est insuffisant. Frank Defays, bien élevé et diplomate, ne veut pas accabler ses joueurs, il signale qu'ils donnent tout ce qu'ils ont, mais le groupe actuel n'a clairement pas assez. Même après avoir été chahuté par une partie du maigre public, qui a réclamé son départ et son remplacement par Adnan Custovic, le coach est resté positif. Et réaliste, comme quand il a déclaré qu'il connaissait la loi du milieu, qu'il savait que sa position était menacée. Simplement, il fait avec les moyens du bord. La direction affirme que des renforts seront attirés avant la fermeture du marché. La direction... Elle est où ? Le nouveau propriétaire thaïlandais a fièrement annoncé, lors de sa conférence de presse de présentation, qu'il allait dégager des moyens pour bâtir une bonne équipe. Entre-temps, on ne l'a plus vu. Et Mouscron a continué à faire du Mouscron, à savoir faire venir des joueurs qui coûtent des cacahuètes. Le directeur sportif, Jürgen Röber, est régulièrement présent au stade, c'est déjà ça. Mais son influence est minime. On lui demande simplement de valider les transferts proposés par le clan du boss thaï, et encore. Quand il discute avec des joueurs de séries inférieures en Allemagne, c'est à peine si ceux-ci ne lui rient pas au nez au moment où les discussions arrivent sur le terrain du salaire. Mbaye Leye a été sondé mais lui aussi a vite tourné les talons quand il a été question de la rémunération. Le propriétaire préfère traiter avec les patrons qui l'ont précédé au Canonnier, à savoir l'entourage de la famille Zahavi. Un entourage qui a fait débarquer des joueurs que Frank Defays n'aligne pas car il les juge trop courts. L'entraîneur sait que c'est un risque mais il a visiblement décidé d'aller au bout des choses avec ses idées, plutôt que d'être un simple vassal. Officiellement, il a toujours la confiance de la direction. Röber l'a dit en fin de semaine passée : " Je serais fou d'affirmer qu'il sera en grand danger en cas de mauvais résultat contre Eupen. " Ce week-end, un nouveau match coupe-gorge attend les Hurlus, cette fois à Charleroi. Un duel de grands malades. Mais, autant on a la certitude que les Zèbres finiront tôt ou tard par remonter dans le classement, autant on se pose des questions sur l'avenir des Mouscronnois. En tout cas si le grand patron ne se décide pas, enfin, à sortir du bois. Et à sortir son chéquier.