En s'imposant 1-2 à la Real Sociedad, samedi soir, le Real Madrid s'est emparé de la première place du classement. Une victoire " à la JoséMourinho " : pas spectaculaire, mais efficace. " Un partage aurait été plus logique ", a reconnu le technicien portugais. " Les Basques ont pris la première mi-temps à leur compte et nous avons dominé la seconde. "
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En s'imposant 1-2 à la Real Sociedad, samedi soir, le Real Madrid s'est emparé de la première place du classement. Une victoire " à la JoséMourinho " : pas spectaculaire, mais efficace. " Un partage aurait été plus logique ", a reconnu le technicien portugais. " Les Basques ont pris la première mi-temps à leur compte et nous avons dominé la seconde. " Le public du stade Santiago Bernabeu se contentera-t-il de ce genre de victoires à l'arraché ? Il y a dix jours, il avait sifflé ses favoris : le 1-0 contre Osasuna ne l'avait pas convaincu. Mercredi, contre l'Ajax, CristianoRonaldo - qui avait appelé à plus de patience - a essuyé à son tour quelques coups de sifflet. Mais Mourinho a surtout fait parler de lui pour un coup de gueule. La fédération portugaise avait songé à lui pour succéder à CarlosQueiroz à la tête de l'équipe nationale et s'asseoir sur le petit banc, lors des matches des 8 et 12 octobre, face à l'Islande et au Danemark. Un dirigeant s'est même rendu à Madrid afin de discuter avec Mourinho, qui s'est senti honoré et aurait volontiers accepté la mission. Mais JorgeValdano, le directeur sportif madrilène, ne l'a pas entendu de cette oreille : pas question de cumuler. Vexé, Mourinho s'est épanché dans la presse portugaise : " Je ne comprends pas pourquoi on m'empêche de coacher mon pays alors que, pendant la trêve de l'équipe nationale, je serais de toute façon en vacances pendant dix jours à Madrid : tous mes joueurs sont réquisitionnés par leur sélection respective. " Face à l'intransigeance de Valdano, la fédération portugaise s'est inclinée et a nommé PauloBento comme nouveau responsable de l'équipe nationale. Cela n'a pas été le seul coup de gueule de Mourinho. Après la victoire tirée par les cheveux à San Sebastian, il s'en est pris au calendrier. " Pourquoi nous a-t-on obligé à jouer le samedi, alors qu'on a disputé un match de Ligue des Champions le mercredi ? Les équipes engagées en C1 devraient jouer le dimanche, comme ce fut le cas pour Hércules-Valence. Pourquoi n'avons-nous pas eu droit à ce privilège ? "Peut-être parce que, hier soir, il y avait déjà un autre match de Liga au programme : Real Madrid-Espanyol. RAUL TAMUDO (32 ans) a été le premier joueur à battre IkerCasillas en compétition officielle cette saison. Le gardien du Real Madrid avait préservé ses filets inviolés à Majorque (0-0), contre Osasuna (1-0), contre l'Ajax (2-0) et pendant 61 minutes à San Sebastian. BARCELONE s'est imposé 1-2 à l'Atlético Madrid. Cela n'a l'air de rien, mais les Blaugranas s'étaient inclinés lors de leurs trois dernières visites au stade Vicente Calderon. ANTONIO ALVAREZ, l'entraîneur du FC Séville éliminé de la Ligue des Champions par Braga et battu à domicile par le PSG en Europa League, se sent déjà assis sur un siège éjectable. Mais la victoire à Malaga lui a offert, au moins, un sursis. GETAFE, vainqueur 2-1 des Danois d'Odense, a été le seul club espagnol victorieux en Europa League : l'Atlético Madrid, le FC Séville et Villarreal se sont tous inclinés. JESUS NAVAS (23 ans), l'ailier droit du FC Séville, s'est occasionné une blessure musculaire contre le PSG et sera indisponible pendant dix à quinze jours. LIONELMESSI (22 ans), victime d'un tackle appuyé de TomasUjfalusi, souffre d'une distension du ligament interne de la cheville droite et sera indisponible pendant une quinzaine de jours. JUANMI, de Malaga, est devenu le plus jeune joueur à avoir réalisé un doublé dans la Liga : ses deux buts inscrits lors du 3-5 à Saragosse, voici dix jours, lui ont permis de détrôner BojanKrkic, du FC Barcelone. Le record est désormais fixé à 17 ans et 115 jours. DANIEL DEVOS