Comment avez-vous fait la connaissance de Nathalie?

Stein Huysegems (19 ans): Dans la salle des fêtes d'un café. Nathalie fêtait la première communion de son frère. Moi, je jouais au snooker avec mon oncle. Cette première rencontre remonte à trois ans déjà. A ce moment, je n'étais pas du tout connu, comme footballeur. J'avais tout au plus joué une ou deux fois avec l'équipe fanion du Lierse. Nathalie ne s'intéressait d'ailleurs pas le moins du monde au football.
...

Stein Huysegems (19 ans): Dans la salle des fêtes d'un café. Nathalie fêtait la première communion de son frère. Moi, je jouais au snooker avec mon oncle. Cette première rencontre remonte à trois ans déjà. A ce moment, je n'étais pas du tout connu, comme footballeur. J'avais tout au plus joué une ou deux fois avec l'équipe fanion du Lierse. Nathalie ne s'intéressait d'ailleurs pas le moins du monde au football. J'ai été à l'institut Damien d'Aarschot. J'ai suivi l'option métal mais je n'ai jamais obtenu mon diplôme, malheureusement. Le Lierse m'a demandé de rejoindre le noyau A à l'âge de 17 ans. Pendant un an, j'ai continué à suivre les cours à temps partiel, mais pendant la toute dernière année, ça n'allait plus. Je le regrette car s'il m'arrive quelque chose, je n'ai rien sur quoi retomber. D'un autre côté, je referais peut-être bien le même choix maintenant. Tout se passe bien, et tant que ça dure, je ne me tracasse pas trop. Ce serait différent si je venais à m'occasionner une longue blessure.Certainement pas. Je trouve toujours une occupation. Par exemple, j'adore l'ordinateur et je passe beaucoup de temps avec mon amie. Je joue aussi au snooker et nous allons régulièrement au cinéma. J'aime bien faire du shopping aussi.Oui. La musique m'intéresse. J'apprécie des genres assez différents mais ma préférence va quand même à R&B.De temps en temps, après un match, nous allons boire un verre, avec quelques coéquipiers, mais en général, nous sortons fort peu. Ça ne me manque d'ailleurs pas car je ne l'ai jamais fait avant. Nous n'allons pratiquement jamais dans les dancings.C'est déjà chouette de recevoir une voiture du club, quand on est jeune! Pour le moment, la marque de ma voiture ne joue pas un grand rôle. Je rêve bien d'une BMW mais ce n'est pas encore pour tout de suite. De toute façon, je ne suis pas très matérialiste.Comme beaucoup de joueurs, je conserve les coupures de journaux qui me concernent. J'ai déjà rempli quelques albums.Les trophées restent quelque chose de spécial. J'ai reçu deux prix du club, au titre du joueur le plus méritant de la saison passée. Je suis très fier que les gens m'accordent une telle estime.Eddy Merckx. J'admire beaucoup ce qu'il a réussi. Le cyclisme n'est absolument pas comparable au football. Pendant les tours, ces gars doivent rouler six heures par jour, pendant deux ou trois semaines. Ce n'est pas rien. On ne peut qu'éprouver du respect pour des gens pareils.Non! A six ans, j'ai commencé à faire du motocross. J'avais un petit vélomoteur et j'avais l'intention de persévérer dans cette voie. Tous les dimanches, mon père m'emmenait voir un cross. Et puis on m'a demandé si j'avais envie de jouer au football quand j'avais sept ans. C'est comme ça que tout a commencé.Nathalie Meulenbergs (19 ans): Au début, je trouvais ça vraiment difficile parce que tout le monde vous regarde. Les gens vous considèrent comme la copine de... Nous sommes ensemble depuis deux ans et demi et je commence à trouver ça normal. Je ne peux même plus m'imaginer la vie autrement. Stein ne se comporte pas d'une manière différente parce qu'il est footballeur, je pense. Entre-temps, j'ai fait la connaissance de tout le monde, au Lierse, et les gens m'abordent pour bavarder. Je me suis aussi habituée aux nombreux stages et mises au vert. Ça aussi, c'était dur, au début. Comme Stein le disait, je ne m'y intéressais pas du tout au début mais j'ai appris à l'aimer. Il m'a fallu un semestre pour comprendre les règles du jeu, mais maintenant, ça va. Je m'intéresse quand même nettement moins aux matches des équipes où je ne connais personne qu'aux matches du Lierse, par exemple. J'essaie de suivre tous les matches de Stein, en déplacement comme à domicile. Lorsque le Lierse joue à l'extérieur, je me rends au stade avec un car de supporters, en compagnie de quelques autres femmes de joueurs.Je pense que tout le monde y est attentif mais je ne me focalise pas là-dessus. Je n'ai jamais prêté beaucoup d'attention à l'apparence de Stein. Je ne m'en occupe pas. Stein n'est pas du tout snob. Il ne passera jamais des heures devant un miroir, loin s'en faut.Pas du tout! Avant, j'ai toujours eu l'une ou l'autre activité, sans jamais m'y tenir. Du volley, de la gymnastique... Au bout de quelques années, j'en avais chaque fois marre, et si je pratique encore un peu de sport aujourd'hui, c'est parce que j'ai des cours d'éducation physique à l'école.Je suis des cours d'institutrice primaire. J'avais pourtant toujours dit que je voulais devenir kinésithérapeute. Quand j'étais enfant, je voulais devenir le supérieur de mon père à l'armée! Après mes études, j'espère pouvoir donner cours dans l'enseignement spécial. Ma soeur travaille déjà dans une école de ce type.Plus facilement maintenant. D'un côté, c'est naturel, grâce à ma relation avec Stein, car tout le monde commence à me parler. Et puis, mes études jouent un rôle important. A l'école, nous apprenons à nous exprimer. Après tout, nous allons nous retrouver devant une classe et nous devrons communiquer.J'ai offert un cadeau à Stein. Pour fêter nos deux ans et demi de relation, je lui ai acheté un pantalon, un t-shirt, une chemise et une chaîne. C'était un cadeau assez cher, compte tenu de mon budget.Oui! Je le remarque à des petits riens. Il n'a pas besoin de me préparer un dîner aux chandelles. Lors de notre premier voyage commun, il m'a emprisonnée dans le couloir. Lorsque j'ai pu rentrer, il avait allumé des bougies partout dans la chambre.Il est très comique, adorable et extrêmement sociable.(Convaincue). Oui! Je l'avoue sans la moindre honte. C'est évidemment difficile car Stein attire beaucoup l'attention, mais je dois dire que j'assume beaucoup mieux cette jalousie qu'au début de notre relation. Stein est d'ailleurs fort jaloux aussi. Quand je discute avec un garçon, il me demande généralement des explications ensuite (elle rit). Je pense qu'une forme saine de jalousie ne fait pas de tort à une relation. Je trouverais même bizarre qu'il ne soit jamais jaloux. Ilse Peleman,