27 % des footballeurs italiens consomment des amphétamines, 62 % des stimulants du c£ur ou de la respiration et 68 % des hormones et des stéroïdes anabolisants. Ce constat, c'est un ancien joueur du Calcio devenu médecin qui le pose. Il s'appelle Gerardo Ottani. Son nom ne vous dit rien ? Normal, son enquête date de... 1958.

Il y a plus d'un demi-siècle, l'ancien joueur de Bologne a voulu savoir si ce qu'il avait vu dans son club était pratiqué ailleurs. Oh que oui ! Et à l'époque, c'était un match et deux, trois entraînements par semaine.

On s'étonne qu'aujourd'hui des gamins tombent comme des mouches ? Ça fait longtemps qu'on se pose des questions. Ça fait quelque temps qu'on a peur des réponses. Depuis la mort de Piermario Morosini, on n'a même plus envie d'y répondre. Parce que les réponses, on les connaît. Ceux qui devraient les donner sont les grands mages de l'Omertà, la loi du silence. Faut pas tuer le business. C'est la bise des Judas. Maintenant, basta avec le n'importe quoi !

Ça dure depuis trop longtemps. En Italie et ailleurs. Fin 19e, les sportifs adoraient abuser du vin Mariani. Il était amélioré avec des feuilles de coca. Fin 20e, des anciens du Calcio font reparler d'eux. Dans les chroniques mortuaires d'abord, à la une ensuite. Car si le monde du foot fait semblant de ne pas les voir, les veuves sont aux premières loges. Elles crient aussi - Basta ! Et deviennent " les veuves du Calcio ". Elles ont provoqué la plus grande enquête jamais menée sur le dopage dans le foot italien.

Depuis 1980, plus de 50 anciens pros sont morts de la maladie de Charcot. Une affection qui provoque la dégénérescence du système nerveux. Ils n'avaient même pas 40 ans ou à peine plus. D'autres encore sont morts de la leucémie ou du cancer. Y a de bonnes raisons de s'inquiéter. Les résultats de l'enquête du juge Raffaele Guariniello sont affolants. Le taux de mortalité dû à cette maladie est six fois supérieur chez les anciens footeux que la moyenne nationale...

Stefano Borgonovo, star des années 90 avec Milan AC et la Fiorentina est sous assistance respiratoire depuis 2008. Seuls ses yeux bougent encore. Il s'en sert pour communiquer grâce à un ordinateur. Il révèle son calvaire et surtout les causes. Son statut de star va accélérer l'enquête. Gianluca De Ponti aussi. Ancien attaquant de Cesena et Bologne, âgé de 59 ans et opéré d'une tumeur au cerveau il y a 16 ans, Gil témoigne : " 5 à 600 anciens du Calcio sont touchés par ces maladies. Regardez, voici trois photos d'équipes dans lesquelles j'ai joué. J'ai fait une croix sur mes coéquipiers morts de ces fléaux ". Il y a 10 croix. Un sur trois.

Autre cas dramatique, l'équipe nationale algérienne qui a participé à la Coupe du Monde 82. Huit joueurs du noyau sont devenus père d'enfants handicapés. " On nous a fait prendre des produits. On veut la vérité ", osent-ils enfin hurler !

Que le courage de certains juges italiens serve d'exemple ! Que justice soit faite ! Que les autres pays aient la même bravoure ! Le ministre des Sports espagnol vient de reconnaître que son pays avait un problème avec le dopage. Fonce mon gars ! Le monde entier à besoin de mecs comme toi ! Eric Abidal aussi. Cet athlète de 32 ans qui ne boit pas, qui mange très sainement mais qui a un cancer du foie. Une petite faiblesse pour une grosse conséquence. Le foie épure, fait la synthèse... des bonnes et des moins bonnes choses. Faut que ceux qui décident en fassent de même parce qu'on ne parle plus de la survie d'un sport mais bien de celle de ses pratiquants. Histoire que le pressing à donf pendant 90 minutes avec accélérations encore plus à donf dès la récup' continue de nous faire rêver. La vie n'a pas de prix. Apparemment quelques instants de gloire, si. Souvent beaucoup trop cher payés.

On ne parle plus de la survie d'un sport mais de celle de ses pratiquants !

27 % des footballeurs italiens consomment des amphétamines, 62 % des stimulants du c£ur ou de la respiration et 68 % des hormones et des stéroïdes anabolisants. Ce constat, c'est un ancien joueur du Calcio devenu médecin qui le pose. Il s'appelle Gerardo Ottani. Son nom ne vous dit rien ? Normal, son enquête date de... 1958. Il y a plus d'un demi-siècle, l'ancien joueur de Bologne a voulu savoir si ce qu'il avait vu dans son club était pratiqué ailleurs. Oh que oui ! Et à l'époque, c'était un match et deux, trois entraînements par semaine. On s'étonne qu'aujourd'hui des gamins tombent comme des mouches ? Ça fait longtemps qu'on se pose des questions. Ça fait quelque temps qu'on a peur des réponses. Depuis la mort de Piermario Morosini, on n'a même plus envie d'y répondre. Parce que les réponses, on les connaît. Ceux qui devraient les donner sont les grands mages de l'Omertà, la loi du silence. Faut pas tuer le business. C'est la bise des Judas. Maintenant, basta avec le n'importe quoi ! Ça dure depuis trop longtemps. En Italie et ailleurs. Fin 19e, les sportifs adoraient abuser du vin Mariani. Il était amélioré avec des feuilles de coca. Fin 20e, des anciens du Calcio font reparler d'eux. Dans les chroniques mortuaires d'abord, à la une ensuite. Car si le monde du foot fait semblant de ne pas les voir, les veuves sont aux premières loges. Elles crient aussi - Basta ! Et deviennent " les veuves du Calcio ". Elles ont provoqué la plus grande enquête jamais menée sur le dopage dans le foot italien. Depuis 1980, plus de 50 anciens pros sont morts de la maladie de Charcot. Une affection qui provoque la dégénérescence du système nerveux. Ils n'avaient même pas 40 ans ou à peine plus. D'autres encore sont morts de la leucémie ou du cancer. Y a de bonnes raisons de s'inquiéter. Les résultats de l'enquête du juge Raffaele Guariniello sont affolants. Le taux de mortalité dû à cette maladie est six fois supérieur chez les anciens footeux que la moyenne nationale... Stefano Borgonovo, star des années 90 avec Milan AC et la Fiorentina est sous assistance respiratoire depuis 2008. Seuls ses yeux bougent encore. Il s'en sert pour communiquer grâce à un ordinateur. Il révèle son calvaire et surtout les causes. Son statut de star va accélérer l'enquête. Gianluca De Ponti aussi. Ancien attaquant de Cesena et Bologne, âgé de 59 ans et opéré d'une tumeur au cerveau il y a 16 ans, Gil témoigne : " 5 à 600 anciens du Calcio sont touchés par ces maladies. Regardez, voici trois photos d'équipes dans lesquelles j'ai joué. J'ai fait une croix sur mes coéquipiers morts de ces fléaux ". Il y a 10 croix. Un sur trois. Autre cas dramatique, l'équipe nationale algérienne qui a participé à la Coupe du Monde 82. Huit joueurs du noyau sont devenus père d'enfants handicapés. " On nous a fait prendre des produits. On veut la vérité ", osent-ils enfin hurler ! Que le courage de certains juges italiens serve d'exemple ! Que justice soit faite ! Que les autres pays aient la même bravoure ! Le ministre des Sports espagnol vient de reconnaître que son pays avait un problème avec le dopage. Fonce mon gars ! Le monde entier à besoin de mecs comme toi ! Eric Abidal aussi. Cet athlète de 32 ans qui ne boit pas, qui mange très sainement mais qui a un cancer du foie. Une petite faiblesse pour une grosse conséquence. Le foie épure, fait la synthèse... des bonnes et des moins bonnes choses. Faut que ceux qui décident en fassent de même parce qu'on ne parle plus de la survie d'un sport mais bien de celle de ses pratiquants. Histoire que le pressing à donf pendant 90 minutes avec accélérations encore plus à donf dès la récup' continue de nous faire rêver. La vie n'a pas de prix. Apparemment quelques instants de gloire, si. Souvent beaucoup trop cher payés. On ne parle plus de la survie d'un sport mais de celle de ses pratiquants !