Les matches du week-end dernier ont tenu leurs promesses pour les fans d'Anderlecht et du Standard qui ont vu leurs équipes confirmer leur bonne forme du moment. Le duo des frères ennemis plane sur la compétition et occupe plus solidement que jamais les places menant à la Ligue des Champions 2004-2005.
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Les matches du week-end dernier ont tenu leurs promesses pour les fans d'Anderlecht et du Standard qui ont vu leurs équipes confirmer leur bonne forme du moment. Le duo des frères ennemis plane sur la compétition et occupe plus solidement que jamais les places menant à la Ligue des Champions 2004-2005. Hugo Broos, après bien des tâtonnements, a donc mis en place un 4-4-2 qui tient la route. Les doutes de l'entraîneur flamand n'étaient pas dus uniquement à l'arrivée d'un Pär Zetterberg auquel il s'est dit allergique dès le début et aux blessures de joueurs appelés à jouer un rôle-clé, mais plutôt à la personnalité du mentor. Rien à voir avec celle de Georges Leekens, le fonceur, qui fait un bien fou à des Hurlus qui pointent maintenant à la quatrième place... Le match en Bavière de ce soir pourrait emporter l'assentiment final des hautes autorités anderlechtoises dans l'optique d'offrir un allongement de contrat bien au-delà de juin 2005 à Broos. Les résultats payent toujours et, à cet égard, la victoire remportée contre Lyon sans un Aruna Dindane suspendu a sans doute été plus importante psychologiquement que le match nul décroché à dix contre le Bayern, toujours à domicile. Il n'y a que la victoire qui compte, comme les Dragons montois s'en rendent compte. Vainqueurs surprise il y a une semaine, ils ont perdu le match à ne pas perdre contre Heusden-Zolder. Mais il ne servirait à rien de se lamenter. Ils font partie d'un groupe de quatre équipes à l'avant-dernière place et leur position est bien plus enviable que celle de ces malheureux Zèbres. De toute manière, les choses changent vite en football. Prenons le Standard. Il y a dix jours, il terminait à 1-1 à Heusden-Zolder après le penalty raté par Ivica Dragutinovic et cela suffisait à semer des interrogations à Sclessin. Mais au bout d'une semaine un peu délicate, les Rouches laminaient le Club Brugeois 3-1 et ça aurait pu être plus lourd. Même si l'arbitrage pénalisa le Club Brugeois, Micky Mumlek méritant l'exclusion pour un hands qui aurait dû imposer une deuxième carte jaune. Que Michel Preud'homme en prenne bien note pour le jour où il voudra critiquer l'arbitrage anti-Standard, d'ailleurs ! Cela étant, on pourrait rejouer dix fois Standard-Club Brugeois que le résultat serait toujours en faveur des gars de Sclessin. Il subsiste des imperfections dans leur jeu, notamment au niveau des pertes de balle en attaque dans la reconversion offensive. Un Alexandros Kaklamanos serait sans doute mieux indiqué pour " faire jouer " Emile Mpenza, mais le Grec n'a pas les qualités de course de son concurrent Aliyu Datti. Et puis, personne n'a le volume de jeu de Roberto Bisconti dans l'entrejeu. Mais la mise à feu a réussi et le Standard est sur orbite. Le potentiel joueurs et les différentes combinaisons possibles sont aussi impressionnants que la forme affichée par le Portugais Almani Moreira et E1000, la super vitamine rouche. Mentalement, la force du Standard est omniprésente et ce n'est pas le moindre acquis. Avant, il y avait souvent un hiatus entre les secousses créées par le méga tifo et l'attitude parfois molle des joueurs en match. Mais contre Bruges, ces derniers ont été animés jusqu'au bout par l'énergie dévalant des gradins. Quand le Standard joue comme ça, ses adversaires sont comme des skieurs hors-piste pris dans une avalanche : morts d'avance. Ce qui impressionne finalement, c'est la qualité atteinte par le Standard dans le domaine de l'analyse de la performance. Des certitudes basées à la fois sur une étude approfondie du scouting adverse et de ses propres forces, ainsi que le rejet très sain de la tentation du vedettariat. Même si E1000 a été remplacé peu avant la fin pour être ovationné ? Oui, c'est du coaching. Dominique D'Onofrio a agi de la sorte pour encourager le cadet des Mpenza à persévérer dans ses efforts pour retrouver son meilleur niveau, dont il n'est plus loin du tout. par John Baete" Quand le Standard JOUE COMME CELA, ses adversaires sont comme des SKIEURS PRIS DANS UNE AVALANCHE "