Alors que l'Europe entière se passionnait la semaine dernière pour les demi-finales de sa Champion's League, le Mexique n'avait d'yeux que pour la finale de la Ligue des Champions de la zone CONCACAF.
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Alors que l'Europe entière se passionnait la semaine dernière pour les demi-finales de sa Champion's League, le Mexique n'avait d'yeux que pour la finale de la Ligue des Champions de la zone CONCACAF. Chasse gardée du plus grand pays d'Amérique centrale, vainqueur des sept derniers trophées, la compétition n'a, une fois de plus, pas failli à la règle. Disputée en deux manches, la finale opposait les Mexicains de Santos Laguna à leurs compatriotes du CF Monterrey, tenant du titre. Favori, Monterrey, où évolue l'ancien Lyonnais César Delgado, a fait honneur à son statut. Vainqueur de la manche aller (2-0) grâce à deux buts de leur attaquant vedette, l'international chilien Humberto Suazo, los Rayados se sont inclinés (1-2) lors du match retour et conservent donc leur rang. Un trophée de plus pour les doubles champions du Mexique en titre mais certainement pas une fin en soi. En effet, l'objectif avoué du club est la Coupe du Monde des Clubs de la FIFA qui aura lieu en décembre prochain au Japon. La qualification pour le tournoi acquise, reste donc 7 mois aux Bleu et Blanc pour préparer leur revanche. Car l'édition précédente a laissé un goût d'inachevé aux joueurs mexicains. Opposés aux Japonais du Kashiwa Reysol au premier tour, Monterrey avait été contraint au match nul (1-1) avant de s'incliner aux tirs au but. Et ce n'est pas la 5e place obtenue aux dépens de l'Espérance Sportive de Tunis qui leur a mis du baume au c£ur. " Ça a été une grosse déception. On ne s'attendait pas à un tel résultat ", avait confié à l'époque Humberto Suazo. Avec sa flopée d'internationaux, Monterrey pourrait bien faire peur à bon nombre de clubs européens ou sud-américains. L'équipe s'appuie en défense sur l'expérience de l'international mexicain Ricardo Osorio, ex-Stuttgart, alors qu'aux avant-postes, les Aldo de Nigris, Walter Ayovi et autres Delgado ou Suazo sont redoutables. Mais le principal atout de la formation du Nord-Est mexicain est sans doute son coach : Víctor Manuel Vucetich. Agé de 56 ans, l'homme n'a sans doute pas la renommée de certains de ses prédécesseurs comme Daniel Passarella ou Ricardo La Volpe mais il peut tout de même se targuer de quelques réussites. Coach depuis 1988, il a remporté les...11 finales qu'il a disputées au cours de sa carrière. Des stats ahurissantes qui lui ont valu un surnom pour le moins éloquent : le Roi Midas. Car tout ce qu'il touche se transforme en or... JULES MONNIER Le coach Vucetich a remporté les 11 finales qu'il a dirigées !