Après avoir loupé Andorre-Belgique, les téléspectateurs francophones ont donc tout de même pu suivre le match en Estonie sur le petit écran, RTL ayant finalement trouvé un accord avec Sportfive, le détenteur des droits. Un accord global pour les matches en déplacement, d'ailleurs, ce qui nous vaudra également de pouvoir regarder Croatie-Belgique et Bulgarie-Belgique.
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Après avoir loupé Andorre-Belgique, les téléspectateurs francophones ont donc tout de même pu suivre le match en Estonie sur le petit écran, RTL ayant finalement trouvé un accord avec Sportfive, le détenteur des droits. Un accord global pour les matches en déplacement, d'ailleurs, ce qui nous vaudra également de pouvoir regarder Croatie-Belgique et Bulgarie-Belgique. Finalement, les dégâts ont donc été limités mais on est passé très près de la rupture car, pour une fois, tous les émetteurs belges, flamands comme francophones, semblaient bien d'accord: pas question de céder aux exigences de Sportfive, qui réclamait 1,4 million d'euros (56, 3 millions de FB) pour l'ensemble des quatre rencontres puis 300.000 euros pour le seul Andorre-Belgique. Et pas question de négocier séparément le résumé de la rencontre avec les émetteurs que Thierry Verhulst, le représentant belge de Sportfive, avait maladroitement qualifiés de clowns samedi dernier. Des clowns qui sont tout de même ses clients. "Notre priorité, c'est la phase finale de l'Euro 2004, dont nous avons déjà acquis les droits de retransmission via l'Eurovision", explique Michel Lecomte quand on lui demande pourquoi la RTBF, qui a perdu les Diables à domicile, n'a pas fait d'effort particulier pour les récupérer à l'extérieur. " RTL a associé son image aux Diables et se positionner pour quelques matches de temps en temps est risqué. Surtout à ces prix. Nous étions d'accord de mettre 90.000 euros sur la table pour les deux matches à Andorre et en Estonie. Car dans un premier temps, tout le monde avait renoncé aux droits globaux, même RTL. Et si tout cela s'est finalement arrangé, c'est plus en fonction de relations particulières au niveau des directions respectives de la chaîne et de Sportfive qu'autre chose. ClaudeDarmon, le grand patron des droits de télévision en France, est finalement intervenu pour que Sportfive diminue ses exigences." Ce coup de force des chaînes devrait au moins avoir le mérite de refroidir quelque peu la fièvre qui, depuis 1998, ne cessait de faire grimper les droits. "Le lendemain du jour où RTL a acquis les droits de la Ligue des Champions, Verhulst a débarqué chez Christian Druitte, l'administrateur-délégué la RTBF de l'époqu e, et GérardLoverius, le directeur de la Télévision, pour leur dire que la concurrence allait également acquérir les matches des Diables pour les éliminatoires de la Coupe du Monde 2002", explique Michel Lecomte. "De 500.000 euros, à l'époque, le prix est alors passé à 930.000. Et maintenant, c'est évidemment ce chiffre totalement faussé que l'on a pris comme étalon". (P. Sintzen)