Les Dragons ont terminé leur championnat à Charleroi où les masques cachaient autre chose que la perte des trois points de la rencontre. Il y a longtemps que le climat s'est détérioré entre Sergio Brio et le gros des joueurs mais ce malaise avait été contenu par la poigne du coach italien et l'obligation de se sauver. Pour beaucoup, cela ressemblait à de la dictature de moins en moins bien supportée par les joueurs. Cela inquiète l'un ou l'autre dirigeant du club qui sont carrément dans le doute à propos de la saison prochaine. Ils se demandent si les méthodes Brio peuvent être à nouveau gagnantes lors du prochain championnat ?

Wamberto a choisi son chemin pour l'avenir : " Je suis très content d'avoir relevé ce défi et d'avoir permis à ce club sympathique de se sauver. Mais une chose est certaine : je n'ai pas envie de rester à Mons. J'ai des contacts à Genk où c'est fait à 60 %. Ce serait chouette. Mais je peux aussi retourner en Hollande. Pas à l'Ajax, où mon fils continue à jouer brillamment en équipes de jeunes, mais j'ai des offres de pas mal de clubs ".

Il ne le dira pas mais le Brésilien n'a plus envie de côtoyer le coach italien qui, en semaine, selon de nombreux joueurs, se nourrit de pressions infernales, ne cesse de se fâcher, passe pour des détails d'un conflit à l'autre. D'autres sont dans le même cas mais se taisent car leur boulot est en jeu. " C'est une poudrière ", nous lancé un joueur en quittant le Mambourg. L'anonymat est de rigueur car la crainte d'être balayé comme fétus de paille par le coach, sûr du total soutien présidentiel, est très fort. Dominique Leone n'avait qu'un objectif : le maintien. Il était au courant de ce qui se passait dans le vestiaire des Dragons, sauvés, mais déçus par les tensions et les choix tactiques défensifs. Les joueurs savent que le Mister lit la presse à la loupe.

Une quinzaine de joueurs vont recevoir ou ont déjà reçu leur C4 : contrats non renouvelés ou renvoi vers le noyau B pour les joueurs ayant encore un accord et qui n'auront pas changé d'air. Mons va transférer à tours de bras, ce qui a fait dire à un joueur : " Mons va y perdre son identité. Avec le football, on ne sait jamais, mais le début du prochain championnat sera difficile pour tout le monde. Je me demande ce que cela donnera après trois journées si Sergio Brio ne change pas du tout au tout ". (P. Bilic)

P.Bilic

Les Dragons ont terminé leur championnat à Charleroi où les masques cachaient autre chose que la perte des trois points de la rencontre. Il y a longtemps que le climat s'est détérioré entre Sergio Brio et le gros des joueurs mais ce malaise avait été contenu par la poigne du coach italien et l'obligation de se sauver. Pour beaucoup, cela ressemblait à de la dictature de moins en moins bien supportée par les joueurs. Cela inquiète l'un ou l'autre dirigeant du club qui sont carrément dans le doute à propos de la saison prochaine. Ils se demandent si les méthodes Brio peuvent être à nouveau gagnantes lors du prochain championnat ? Wamberto a choisi son chemin pour l'avenir : " Je suis très content d'avoir relevé ce défi et d'avoir permis à ce club sympathique de se sauver. Mais une chose est certaine : je n'ai pas envie de rester à Mons. J'ai des contacts à Genk où c'est fait à 60 %. Ce serait chouette. Mais je peux aussi retourner en Hollande. Pas à l'Ajax, où mon fils continue à jouer brillamment en équipes de jeunes, mais j'ai des offres de pas mal de clubs ". Il ne le dira pas mais le Brésilien n'a plus envie de côtoyer le coach italien qui, en semaine, selon de nombreux joueurs, se nourrit de pressions infernales, ne cesse de se fâcher, passe pour des détails d'un conflit à l'autre. D'autres sont dans le même cas mais se taisent car leur boulot est en jeu. " C'est une poudrière ", nous lancé un joueur en quittant le Mambourg. L'anonymat est de rigueur car la crainte d'être balayé comme fétus de paille par le coach, sûr du total soutien présidentiel, est très fort. Dominique Leone n'avait qu'un objectif : le maintien. Il était au courant de ce qui se passait dans le vestiaire des Dragons, sauvés, mais déçus par les tensions et les choix tactiques défensifs. Les joueurs savent que le Mister lit la presse à la loupe. Une quinzaine de joueurs vont recevoir ou ont déjà reçu leur C4 : contrats non renouvelés ou renvoi vers le noyau B pour les joueurs ayant encore un accord et qui n'auront pas changé d'air. Mons va transférer à tours de bras, ce qui a fait dire à un joueur : " Mons va y perdre son identité. Avec le football, on ne sait jamais, mais le début du prochain championnat sera difficile pour tout le monde. Je me demande ce que cela donnera après trois journées si Sergio Brio ne change pas du tout au tout ". (P. Bilic)P.Bilic