Si on fait le résumé des articles parus dans la presse depuis une quinzaine de jours, on peut avoir l'impression que Mons est finalement le plus demandeur pour une fusion. " Ce n'est pourtant pas du tout la vérité ", signale Jean-Claude Verbist, le manager des Dragons. " Si on veut avancer dans ce dossier, il faut savoir faire abstraction de tout ce qui se raconte dans les journaux, à la télé et dans les bistrots. Mon président, Monsi...

Si on fait le résumé des articles parus dans la presse depuis une quinzaine de jours, on peut avoir l'impression que Mons est finalement le plus demandeur pour une fusion. " Ce n'est pourtant pas du tout la vérité ", signale Jean-Claude Verbist, le manager des Dragons. " Si on veut avancer dans ce dossier, il faut savoir faire abstraction de tout ce qui se raconte dans les journaux, à la télé et dans les bistrots. Mon président, Monsieur Leone, est le seul qui parle le même langage où qu'il soit, et c'est sans doute pour cela que Mons passe pour le principal demandeur. Il est simplement conscient qu'une fusion avec La Louvière pourrait être financièrement intéressante. Mais, que les choses soient claires. Pour le moment, notre club peut parfaitement se débrouiller seul. Nos finances sont saines, quoi qu'en disent certains journaux et patrons d'autres clubs. Pour le moment... Sera-ce encore vrai dans deux ou trois ans ? Là, je suis beaucoup moins catégorique ". Jean-Claude Verbist serait prêt à retravailler avec Filippo Gaone, malgré la grosse bagarre qui éclata publiquement entre les deux hommes, en début de saison dernière. " J'ai souffert de cette brouille pendant un an, mais aujourd'hui, tout est redevenu comme avant. Nous sommes à nouveau des amis. J'ai retrouvé un homme qui me tient à c£ur et je n'oublie pas que j'ai passé quatre très belles années à ses côtés ". Reformer le duo Gaone-Verbist est donc envisageable, mais le manager de l'Albert signale que tout devrait maintenant aller très vite. " Il faut un accord de principe cette semaine, sans quoi il sera utopique d'imaginer une fusion ficelée avant le 31 mai ". Verbist craint deux choses : un découragement (et donc un départ) de Dominique Leone à cause des cancans qu'on peut lire tous les jours ou résultant d'un agenda trop chargé (" Il n'a pas le football dans le sang comme Gaone, et s'il voit un jour que le football pénalise ses activités d'hommes d'affaires, il risque de s'en aller "), et la survie d'un club suspendue à un seul homme, aussi puissant financièrement soit-il. Il a dit et répété, dans le passé, qu'il était dangereux de laisser le destin de La Louvière entre les mains du seul Gaone, et il sait que le même risque existe aujourd'hui à Mons si Leone en reste le seul gros bailleur de fonds.