"On l'a fait la saison passée avec le Cercle, mais c'est un exploit qui restera exceptionnel dans l'histoire du championnat avec play-offs " : Tim Smolders se rappelle le sauvetage des Brugeois. Ils avaient bouclé la phase classique avec 14 points mais ils ont fini par rester en D1 via le parcours du combattant : play-offs 3 face au Beerschot, ensuite victoire dans le tour final de D2 contre Westerlo, Mouscron et le White Star.
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"On l'a fait la saison passée avec le Cercle, mais c'est un exploit qui restera exceptionnel dans l'histoire du championnat avec play-offs " : Tim Smolders se rappelle le sauvetage des Brugeois. Ils avaient bouclé la phase classique avec 14 points mais ils ont fini par rester en D1 via le parcours du combattant : play-offs 3 face au Beerschot, ensuite victoire dans le tour final de D2 contre Westerlo, Mouscron et le White Star. Finir le championnat à la quinzième ou seizième place mais être encore en D1 la saison suivante, c'est mission impossible ou presque. Charleroi, Eupen, Westerlo, Saint-Trond et le Beerschot se sont plantés dans l'exercice. Mons peut-il réussir ? " Bien sûr, on est parfaitement conditionnés pour y arriver ", jure Cedo Janevski. La recette miracle ? Smolders met le costume du conseiller : " Une ambiance extraordinaire dans notre vestiaire, malgré les résultats. C'était un groupe d'amis, on ne s'est jamais tiré dans les pattes. LorenzoStaelens a su faire en sorte qu'on reste unis. Sur le terrain, évidemment, on a profité de la classe d'un gars comme William Carvalho. Il joue aujourd'hui avec le Sporting Lisbonne et est international portugais, ça veut dire beaucoup... " Smolders met aussi l'accent sur la prise de conscience qui a permis le maintien : " Je ne sais pas si c'est comme ça partout, mais chez nous, les joueurs ont beaucoup pensé à tous les employés du Cercle qui risquaient de perdre leur boulot si on chutait en D2. Et les joueurs eux-mêmes étaient conscients que leur carrière risquait de partir en vrille si le Cercle basculait. " Après avoir éliminé un Beerschot déjà au bord de la faillite, le Cercle avait affronté dans le tour final une autre équipe souffrant de grosses difficultés financières (White Star) mais aussi deux gros cubes, Mouscron et Westerlo. " Aussi bien dans le tour final que dans les PO3, le premier match est capital ", se souvient Tim Smolders. " On a gagné sans discussion sur le terrain de Mouscron : 0-3. C'était le principal favori. Il ne pouvait plus nous arriver grand-chose. " Dans le vestiaire actuel de Mons, il y a un joueur qui a de moins bons souvenirs de l'enchaînement play-offs 3 - tour final. Olivier Werner était à Eupen en 2010-2011. Son équipe avait remporté ses duels contre Charleroi puis s'était écroulée dans le tour final en ne prenant pas un seul point. " Pour moi, ça reste un mystère. Bien sûr, on affrontait des adversaires en pleine bourre parce qu'ils sortaient d'un bon championnat, mais avec le niveau qu'on avait montré face à Charleroi, on devait réussir quelque chose dans le tour final. " " On gère, on a des chances d'y arriver ", tonne Janevski. " Il y a plusieurs bonnes raisons qui me font croire au maintien. Déjà, je suis persuadé depuis longtemps qu'il y a plus de qualités à Mons qu'à Louvain, à Waasland Beveren ou même à Charleroi. On a perdu plusieurs matches sur des détails, en ayant été meilleurs que l'adversaire mais en ayant oublié de mettre les ballons au fond. Si on fait le classement du deuxième tour, on a plus d'un point par match et on est dans le ventre mou. C'est rassurant. Et même si ça peut paraître étonnant, les joueurs sont très bien dans leur tête. Ils étaient gonflés à bloc au moment de la trêve, suite aux excellents résultats de décembre. Ils avaient battu Lokeren, Gand et Charleroi. Tout le monde a pris un gros coup en janvier, dès la défaite dans le premier match à Beveren. Celui à ne pas perdre. Dans la foulée, on a perdu chez nous contre Malines. C'était fini, il fallait accepter l'idée des play-offs 3. Mais au lieu de se laisser abattre, ils ont tourné le bouton. On a directement commencé une nouvelle saison. Avec l'objectif d'être prêts à la fin du mois de mars. C'est un gros avantage d'avoir su très tôt qu'on allait jouer les play-offs 3. Pendant qu'on refaisait une préparation graduelle, mentale et physique, les joueurs de Louvain et de Waasland Beveren ont continué à jouer en se demandant dans quels play-offs ils allaient finir la saison. " Olivier Werner confirme l'approche. " Toute la gestion du travail a été axée sur ces PO3. Tu sais que tu dois être parfaitement prêt fin mars, les matches que tu joues entre-temps ne sont plus trop importants. Ça permet de bien planifier le travail physique alors que nos adversaires potentiels ont continué à cravacher en espérant éviter ces cinq matches-couperets. Cette prépa s'est faite sans soucis, sans contretemps, tout le monde chez nous sera au top quand les play-offs commenceront. Le Cercle était quand même moins bien que nous il y a un an mais il a réussi à s'en sortir. Pourquoi ce serait impossible à Mons ? " " Il faut arriver à faire abstraction du contexte ", conseille Smolders. " Tu sais que tu vas jouer ces matches dans des stades vides, que personne ne va en parler parce que tout est focalisé sur les play-offs 1. Tu ne dois pas en tenir compte, il faut se préparer comme on le fait avant un match qui se jouera devant 20.000 personnes. Mais c'est clair que Mons devra être au top, et directement, pour avoir une chance de s'en sortir. Le premier match des PO3 sera déjà capital. En cas de défaite, ils se retrouvent à six points, c'est presque mort. Et s'ils arrivent au tour final, ils devront aussi être directement performants. Certaines années, il y a une ou deux surprises dans le tour final, des petites équipes qui n'ont guère de chances de monter. Cette fois, on sait déjà que ce sera costaud. Il pourrait y avoir Mouscron, Westerlo, Eupen, Saint-Trond. Tous des clubs qui ont les cartes pour monter en D1. " Pour y croire, Janevski cite aussi " l'expérience de mon noyau. Plusieurs joueurs ont participé au dernier tour final de Mons, quand le club était monté via un test-match contre Waasland Beveren. C'est un atout de connaître l'atmosphère particulière de ces matches et la pression de la montée. " PAR PIERRE DANVOYE" C'est un avantage d'avoir été condamné très tôt aux PO3 " Cedo Janevski