Cette fois ça y est : c'est la chute des coaches, l'automne est bien là ! Les jours vont raccourcir et les idées aussi, Domenico Leone a donné le coup d'envoi. " Il fallait provoquer un électrochoc ", a dit le président montois : c'est fait, reste à voir si l'électrochoc atteindra les destinataires prévus et l'effet positif espéré... ou si l'effet boomerang ramènera l'électrochoc en plein faciès de celui qui l'a déclenché.
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Cette fois ça y est : c'est la chute des coaches, l'automne est bien là ! Les jours vont raccourcir et les idées aussi, Domenico Leone a donné le coup d'envoi. " Il fallait provoquer un électrochoc ", a dit le président montois : c'est fait, reste à voir si l'électrochoc atteindra les destinataires prévus et l'effet positif espéré... ou si l'effet boomerang ramènera l'électrochoc en plein faciès de celui qui l'a déclenché. Pour l'instant, à lire la presse, ça sent plutôt le boomerang, Leone a convaincu peu de monde en limogeant Marc Grosjean : le Sprimontois était un des rares Wallons de Nationale en activité depuis déjà lurette, il avait fait ses preuves en tant qu'entraîneur de D1, il avait contribué à faire grandir le club duquel il se voit éjecté, il semblait garder la confiance du gros de ses troupes. Et surtout, au vu du noyau dont il disposait, Grosjean était en train de lutter TRÈS NORMALEMENT, de façon très prévisible et comme une dizaine d'autres, pour se maintenir en D1. Par rapport à d'autres coaches jouant comme lui le maintien, son expérience des coups durs était même son meilleur atout pour que Mons renouvelle son bail en D1... Il n'y a pas de bon limogeage, il n'en est qu'un compréhensible : lorsqu'un président prend, minutieusement, la température des joueurs dans leur relation avec l'entraîneur, lorsqu'il en conclut avec certitude qu'au moins une moitié des gars en a ras-le-bol du coach, et que le panel de mécontents comprend aussi bien des titulaires inamovibles que des râleurs de banquette ! Là, il ne perd rien, sinon son pognon, à tenter le coup du choc psy : ça passe ou ça casse, la chance statistique d'amélioration est quasi nulle, mais le président se dira qu'il a au moins essayé quelque chose... Alors à Mons, ou bien Leone a perçu des conflits et des lassitudes ignorés de tous (" Marc avait visiblement fait son temps ", dit-il), ou bien Leone a gaffé. Des gaffes, tout le monde en fait, elles sont nécessaires pour progresser : c'est en gaffant hier que Grosjean est devenu aujourd'hui un entraîneur fiable de D1, c'est en gaffant aujourd'hui que Leone deviendra demain un bon président de D1. Si Mons reste en D1. Oublieux du fait que le linge tactique sale se lave en famille, Leone avait déjà épinglé Grosjean dès après le premier match (défaite à Beveren) du championnat 2002-2003. " Ses choix étaient mauvais,... il fallait jouer en 4-4-2,... nous avons fauté tactiquement en nous privant de milieu offensif... ", telles furent à l'époque les grommellements, ahurissants parce qu'émanant de bouche présidentielle. Aujourd'hui, Leone remet cela (comme un Roland Louf dirais-je pour essayer de faire sourire Ariel Jacobs) : " Je ne comprends pas certains choix du coach. Vous avez vu le match comme moi : si on ne bat pas le Cercle de Bruges, qui va-t-on battre ?" Je souhaite à Leone de comprendre maintenant chaque choix de Sergio Brio... En fait, si un coach est en principe engagé sur base d'une compétence supérieure, rien de plus normal qu'un moins compétent ne comprenne pas toujours ! Au minimum, Leone n'a pas compris qu'en foot, quand on coince face à moins fort (?) que soi sur papier, il ne faut pas à tout prix désigner un coupable ! " Pas de sentiment ! ", dit le président : mais l'exaspération EST un sentiment... " A Brio d'opérer un rattrapage technique et sportif ! " Brio ? Mystère, poker, joker, chat dans un sac, 50/50... Le gars a un tout grand passé de joueur sans avoir été Diego Maradona, mais ça ne fait pas de lui " un homme ayant des références et une expérience supérieures à celles de Grosjean ", n'en déplaise à Leone qui le dit. A 47 ans, Brio n'a connu que la fonction d'adjoint et ignore tout du foot belge : sacré double handicap que balaie Leone en demandant : " A-t-on besoin de connaître le foot belge quand on a joué à la Juventus ?" !... Oserais-je murmurer en réponse un petit " Ouuii... " timide, qui rendra l'humble Michel Wintacq bien utile à Brio ! Afin qu'en mai à Mons, tout le monde ne finisse pas Gros Jean comme devant... " C'est en gaffant aujourd'hui que Leone deviendra demain un bon président de D1. Si Mons reste en D1... "