Le président Dominique Leone avait prévenu qu'il prendrait des décisions après le match à Genk et la visite du Cercle Bruges au Tondreau. Deux matches nuls n'ont pas suffi à sauver la tête de Marc Grosjean. Face au Cercle, les attaquants ont gaspillé pas mal d'occasions de but. " En réalité, la décision était prise depuis le début de la saison ", affirme Marc Grosjean. " Mais on ne pouvait pas me virer après un premier championnat plus qu'intéressant de Mons en D1. La moisson n'était pas bonne depuis la reprise mais d'autres équipes se retrouvent dans une situation encore bien plus éprouvante que celle de Mons. On ne m'a guère donné de temps. Je méritais mieux, les joueurs aussi. Ensemble, nous avons vécu des choses extraordinaires, dont la montée en D1 alors que le challenge était difficile. Des amis me traitèrent même de fou. Je pars en me souvenant que j'ai lancé des inconnus, requinqué des joueurs dont plus personne ne voulait et transformé Cedric Roussel en meilleur buteur de D1. J'en suis fier. Je suis moins abattu qu'après mon départ de La Louvière. Je sais que la D1 me convient totalement. Je ne suis pas en crise, Mons bien maintenant et si je souhaite bonne chance à Sergio Brio, je ne suis pas certain que Mons en sortira ".

Jean-Claude Verbist met tout sur le compte des résultats. Selon lui, le président espérait que Marc Grosjean veuille bien collaborer avec Sergio Brio. Le Liégeois n'aurait rien voulu entendre. Ce genrede couple directeur technique/entraîneur n'est pas de mise en Belgique. Dominique Leone est amoureux du football italien et français. Brio avait déjà été cité à Charleroi la saison passée du temps d' Etienne Delangre. La rumeur affirme que le coach italien a été amené par Pietro Allata, l'agent de joueurs, dont l'influence est plus que grandissante à l'Albert. Jean-Claude Verbist dément mais la crise avec la presse quotidienne n'a pas arrangé les choses. Le boycott avait été lancé par les joueurs, pas par le coach, suite, disent-ils, à des critiques trop appuyées. Dominique Cuvelier, l'adjoint de Marc Grosjean, cède sa place à un vieux serviteur du club : Michel Wintacq. En général, les joueurs sont très affectés par le départ de Marc Grosjean mais la vie continue.

De son propre aveu, Sergio Brio est arrivé à Mons par un manager italien, GiocondoMartorelli, qui pouvait compter sur un appui à Mons. " Je sais que c'est un Belge mais je n'ai jamais entendu son nom. Cela fait dix jours que l'on m'a proposé de venir à Mons où les résultats n'étaient pas très bons. J'ai rencontré le président Leone qui m'a fait part de son projet et il m'a convaincu. J'ai donc signé un accord jusqu'en juin prochain. Je n'ai vu l'équipe à l'£uvre qu'une seule fois contre le Cercle Bruges et je n'ai donc pas pu me forger une opinion sur ses possibilités réelles. Et puis, j'ai surtout vu une équipe malchanceuse, qui s'est montrée beaucoup plus dangereuse que son adversaire et qui a vu un envoi s'écraser sur la transversale ".

L'ex-stoppeur de la Juventus dément également le bruit, lancé par le manager montois, Verbist, selon lequel il était déjà à La Louvière-Benfica dans le cadre d'une mission de scouting ( Silvio Proto) pour le club turinois. " J'ai voulu voir à l'£uvre le prochain adversaire de Mons et j'avais déjà visionné Lokeren, Bruges et le Standard ".

Né en 1956, Sergio Brio a porté à 377 reprises (243 en championnat) le maillot de la Juve de 78 à 89 et a inscrit 24 buts (16 en championnat). Il a remporté quatre titres, trois Coupes d'Italie, une Coupe des Champions, une Coupe de l'UEFA, une Coupe des Coupes, une Supercoupe d'Europe et une Coupe Intercontinentale. A noter qu'il a chaque fois été titulaire. Il est devenu l'adjoint de Dino Zoff et, en 90-91, remporta la Coupe d'Italie et une Coupe de l'UEFA. Il fut ensuite le second de Giovanni Trapattoni pendant trois saisons c'est-à-dire jusqu'à l'arrivée de la nouvelle et toujours actuelle direction. Celle-ci a fait place nette et a engagé Marcello Lippi et son staff. Sergio Brio décida alors de suivre le supercorso à l'école des entraîneurs de Coverciano. Le diplôme en poche, il officie une saison à Cagliari avant de devenir consultant pour des télévisions. Cette année, il avait l'intention de remonter sur le terrain et a donc directement sauté sur l'occasion.

(P. Bilic et N. Ribaudo)

Le président Dominique Leone avait prévenu qu'il prendrait des décisions après le match à Genk et la visite du Cercle Bruges au Tondreau. Deux matches nuls n'ont pas suffi à sauver la tête de Marc Grosjean. Face au Cercle, les attaquants ont gaspillé pas mal d'occasions de but. " En réalité, la décision était prise depuis le début de la saison ", affirme Marc Grosjean. " Mais on ne pouvait pas me virer après un premier championnat plus qu'intéressant de Mons en D1. La moisson n'était pas bonne depuis la reprise mais d'autres équipes se retrouvent dans une situation encore bien plus éprouvante que celle de Mons. On ne m'a guère donné de temps. Je méritais mieux, les joueurs aussi. Ensemble, nous avons vécu des choses extraordinaires, dont la montée en D1 alors que le challenge était difficile. Des amis me traitèrent même de fou. Je pars en me souvenant que j'ai lancé des inconnus, requinqué des joueurs dont plus personne ne voulait et transformé Cedric Roussel en meilleur buteur de D1. J'en suis fier. Je suis moins abattu qu'après mon départ de La Louvière. Je sais que la D1 me convient totalement. Je ne suis pas en crise, Mons bien maintenant et si je souhaite bonne chance à Sergio Brio, je ne suis pas certain que Mons en sortira ". Jean-Claude Verbist met tout sur le compte des résultats. Selon lui, le président espérait que Marc Grosjean veuille bien collaborer avec Sergio Brio. Le Liégeois n'aurait rien voulu entendre. Ce genrede couple directeur technique/entraîneur n'est pas de mise en Belgique. Dominique Leone est amoureux du football italien et français. Brio avait déjà été cité à Charleroi la saison passée du temps d' Etienne Delangre. La rumeur affirme que le coach italien a été amené par Pietro Allata, l'agent de joueurs, dont l'influence est plus que grandissante à l'Albert. Jean-Claude Verbist dément mais la crise avec la presse quotidienne n'a pas arrangé les choses. Le boycott avait été lancé par les joueurs, pas par le coach, suite, disent-ils, à des critiques trop appuyées. Dominique Cuvelier, l'adjoint de Marc Grosjean, cède sa place à un vieux serviteur du club : Michel Wintacq. En général, les joueurs sont très affectés par le départ de Marc Grosjean mais la vie continue. De son propre aveu, Sergio Brio est arrivé à Mons par un manager italien, GiocondoMartorelli, qui pouvait compter sur un appui à Mons. " Je sais que c'est un Belge mais je n'ai jamais entendu son nom. Cela fait dix jours que l'on m'a proposé de venir à Mons où les résultats n'étaient pas très bons. J'ai rencontré le président Leone qui m'a fait part de son projet et il m'a convaincu. J'ai donc signé un accord jusqu'en juin prochain. Je n'ai vu l'équipe à l'£uvre qu'une seule fois contre le Cercle Bruges et je n'ai donc pas pu me forger une opinion sur ses possibilités réelles. Et puis, j'ai surtout vu une équipe malchanceuse, qui s'est montrée beaucoup plus dangereuse que son adversaire et qui a vu un envoi s'écraser sur la transversale ". L'ex-stoppeur de la Juventus dément également le bruit, lancé par le manager montois, Verbist, selon lequel il était déjà à La Louvière-Benfica dans le cadre d'une mission de scouting ( Silvio Proto) pour le club turinois. " J'ai voulu voir à l'£uvre le prochain adversaire de Mons et j'avais déjà visionné Lokeren, Bruges et le Standard ". Né en 1956, Sergio Brio a porté à 377 reprises (243 en championnat) le maillot de la Juve de 78 à 89 et a inscrit 24 buts (16 en championnat). Il a remporté quatre titres, trois Coupes d'Italie, une Coupe des Champions, une Coupe de l'UEFA, une Coupe des Coupes, une Supercoupe d'Europe et une Coupe Intercontinentale. A noter qu'il a chaque fois été titulaire. Il est devenu l'adjoint de Dino Zoff et, en 90-91, remporta la Coupe d'Italie et une Coupe de l'UEFA. Il fut ensuite le second de Giovanni Trapattoni pendant trois saisons c'est-à-dire jusqu'à l'arrivée de la nouvelle et toujours actuelle direction. Celle-ci a fait place nette et a engagé Marcello Lippi et son staff. Sergio Brio décida alors de suivre le supercorso à l'école des entraîneurs de Coverciano. Le diplôme en poche, il officie une saison à Cagliari avant de devenir consultant pour des télévisions. Cette année, il avait l'intention de remonter sur le terrain et a donc directement sauté sur l'occasion. (P. Bilic et N. Ribaudo)