La grande lessive annoncée à Mons a eu lieu en début de semaine dernière. De nombreux contrats arrivés à terme ne seront pas renouvelés : Olivier Berquemanne, Mustapha Douai, Chemcedine El Araichi, David Mounard, Alessio Scarchilli, Carlo Cardascio.
...

La grande lessive annoncée à Mons a eu lieu en début de semaine dernière. De nombreux contrats arrivés à terme ne seront pas renouvelés : Olivier Berquemanne, Mustapha Douai, Chemcedine El Araichi, David Mounard, Alessio Scarchilli, Carlo Cardascio. Sont encore sous contrat mais doivent chercher ailleurs : Marco Casto, Thaddée Gorniak, Eric Joly, Emmanuel Kenmogne, Jean-Pierre La Placa, Daré Nibombé, Matthias Iannacone. Jari Niemi (en fin de contrat) se tâte alors que Wamberto (encore un an) en a soupé des méthodes de Sergio Brio. Le coach principal, qui a pris toutes ces décisions, brillait d'ailleurs par son absence le jour où les joueurs en question ont appris qu'ils devaient changer d'air. Michel Wintacq : " Il est parti en mission de scouting ". C'est vrai que, point de vue scouting, il y a du boulot... C'est quand même une petite quinzaine de nouveaux joueurs qu'il faut débusquer. Giocondo Martorelli, qui avait amené Brio à Mons et recrute désormais pour ce club, est en Amérique du Sud, où Brio l'a rejoint. Pendant que l'on recompose un noyau, le groupe de la défunte saison continue à travailler jusqu'au 1er juin. C'est Wintacq qui est chargé d'entretenir sa motivation. N'est-ce pas une mission impossible quand il n'y a plus aucun match à préparer et que le groupe recèle autant de mécontents ? " Non ", répond Wintacq. " Tout se fait dans la bonne humeur, avec beaucoup de petits jeux. Nous ne pouvions pas arrêter le travail dès le lendemain de la dernière journée de championnat, car la reprise n'est programmée que le 5 juillet. Ce timing a été choisi pour que les joueurs puissent profiter, fin juin, de quelques jours de vacances avec femme et enfants ". Wintacq affirme que l'ambiance est restée relativement sereine lundi dernier, après le passage des futurs partants dans le bureau du directeur général et du manager : " Ça discutaillait un peu dans tous les coins, sans plus. Sergio Brio est prêt à expliquer à chacun les raisons de son départ forcé. Il n'a jamais fui ses responsabilités depuis qu'il travaille en Belgique et ce n'est pas maintenant qu'il va commencer à se débiner ". Et l'absence du président ? " S'il y en a bien un qui méritait des vacances, c'est lui ", tranche Wintacq. Sans aucun doute, mais on ne peut se défaire de l'impression que les petites mains ont été envoyées au front pendant que les décideurs observaient, de loin, le tohu-bohu. (P. Danvoye)