Mons et Charleroi s'affronteront lors de la dernière journée du premier tour. Dans les deux clubs, l'ambition est similaire : ne pas être scotché en bas de classement à ce moment-là, histoire de pouvoir redresser le tir à partir dès janvier avec d'éventuels renforts. En analysant le parcours des deux équipes dans le premier tiers du championnat, on relève un parallélisme étonnant. Les causes de la mise à feu ratée sont semblables :
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Mons et Charleroi s'affronteront lors de la dernière journée du premier tour. Dans les deux clubs, l'ambition est similaire : ne pas être scotché en bas de classement à ce moment-là, histoire de pouvoir redresser le tir à partir dès janvier avec d'éventuels renforts. En analysant le parcours des deux équipes dans le premier tiers du championnat, on relève un parallélisme étonnant. Les causes de la mise à feu ratée sont semblables : 1. L'échec (momentané ?) des transfertsCet été, Charleroi a fait venir Michaël Ciani, Adekanmi Olufade, Abdelmajid Oulmers, Sébastien Chabaud, Loris Reina, Gilson et Namandjan Traoré. Aucun de ces joueurs n'a encore crevé l'écran. Dans le même temps, Mons transférait Marco Casto, Moussa Touré, Ivan Willockx, Louis Gomis, Daré Nibombe, Cheikh Gadiaga et Amadou Touré, Emmanuel Kenmogne et Zoran Ban. Il y en a bien l'un ou l'autre de cette liste qui a montré de bonnes choses mais, globalement, le constat n'est guère plus réjouissant qu'à Charleroi. 2. La méforme du chef d'orchestreTout au long de la saison dernière, Eric Joly fut le patron de l'équipe montoise, alors qu'il n'occupait même pas le poste de meneur de jeu. A Charleroi, ce rôle était brillamment assumé par Laurent Macquet. Depuis le mois d'août, ces deux joueurs sont à la recherche de leur meilleure forme. C'est une autre explication du début de championnat difficile. 3. Le vide laissé par le départ du buteurCédric Roussel n'a pas été remplacé à Mons tandis qu'à Charleroi, on est nostalgique en pensant aux buts importants marqués par Eduardo. 4. La malédiction du flanc gauche Le côté gauche de l'entrejeu fut le gros souci des deux équipes la saison passée. Charleroi pensait avoir trouvé la solution avec Oulmers, mais il est touché par une sale blessure aux adducteurs et n'est pas près de revenir dans le groupe. Même constat à Mons : Marc Grosjean n'avait jamais trouvé, en 2002-2003, la bonne solution à gauche. L'arrivée de Gadiaga devait combler ce vide, mais le Sénégalais est lui aussi aux abonnés absents à cause d'une blessure au genou. 5. Les solutions : un nouveau coach et un président plus présentAu Tondreau et au Mambourg, on a tenté d'inverser le cours des choses en changeant l'entraîneur : Sergio Brio et Robert Waseige ont débarqué. On tirera leur premier bilan dans quelques semaines. Au niveau de la direction aussi, le départ manqué a produit des effets : Dominique Leone et Abbas Bayat veulent désormais être les uniques décideurs. (P. Danvoye)