Question infrastructures, le stade Robert Urbain est vieillot alors que Mons est en train d'installer une nouvelle pelouse. Rayon finances, on ne boxe pas non plus dans la même catégorie. " Notre budget est de 3.5 millions d'euros ", dit AlainLommers. " Il a été diminué mais, pour moi, c'est encore trop élevé. Descendre a un coût : tout comme Dender et Tubize, nous devons continuer à honorer certains gros contrats. "
...

Question infrastructures, le stade Robert Urbain est vieillot alors que Mons est en train d'installer une nouvelle pelouse. Rayon finances, on ne boxe pas non plus dans la même catégorie. " Notre budget est de 3.5 millions d'euros ", dit AlainLommers. " Il a été diminué mais, pour moi, c'est encore trop élevé. Descendre a un coût : tout comme Dender et Tubize, nous devons continuer à honorer certains gros contrats. " A Boussu Dour, on planifie seulement les rentrées et les dépenses. " En D3, on savait facilement estimer notre budget ", explique AlainBattard. " Cette année-ci, c'est difficile car nous plongeons dans l'inconnu. Tout dépendra du sponsoring, des assistances. On table sur un chiffre de 650.000 euros. " Même si les désillusions montoises ont permis à Boussu Dour de gagner quelques supporters la saison passée, il existe un contraste géographique entre les deux entités. Lommers : " Je ne veux manquer de respect à personne mais, à part le club de foot et le festival de Dour, il n'y pas grand-chose du côté de Boussu Dour alors que Mons peut compter sur un club de basket, un musée, un théâtre, une activité culturelle soutenue... " Mons garde cette étiquette de ville bourgeoise, réputée pour ses écoles, ses universités et ses hautes écoles. Il y a presque 100.000 habitants et il est plus facile de dénicher des sponsors. Mons attire des supporters de l'arrondissement et a une réputation dans tout le Hainaut. Le public est diversifié : des jeunes, des vieux, des familles, etc. " Nous visons 900 abonnements, le même chiffre que lors de notre dernier séjour en D2. Actuellement, nous en sommes à 650. "Le rival est moins gâté. Boussu compte 20.000 habitants. C'est l'une de ces entités wallonnes hantées par leur passé minier et par ces architectures désuètes héritées du temps des charbonnages et des corons. Le spectre du chômage plombe les mentalités. Le public se compose de Borains pur jus ou de proches du club (famille de joueurs ou de jeunes, anciens membres,...). Il y a encore beaucoup de nostalgiques de l'épopée en Coupe de Belgique de 85, où les Francs Borains avaient atteint la demi-finale. Quelques Français traversent aussi la frontière proche. " En dehors du tour final, nous avons accueilli en moyenne 700 personnes par match ", affirme Battard. " Nous tablons sur le double pour la D2 : entre 1500 et 2000. "